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  Sommaire - DVD -  M - R -  Rose Red
"Rose Red"
de Craig R. Baxley


Rose Red de Craig R. Baxley



5/10


Nancy Travis, Julian Sands, Kevin Tighe, Judith Ivey...


Stephen King again. Il s’agit là de la dernière “mini-série” écrite directement pour la télévision par l’écrivain, tout comme ce fut le cas il y 3 ans avec le très bon La Tempête du Siècle. Si King se révèle parfois un très grand auteur, tout chez lui n’est pas parfait. Et sa casquette de scénariste, est loin d’être la meilleure. Dans le making-of de cette longue histoire de 4 heures, King reconnaît que la longueur (l’épaisseur) de ses romans se prête aux mini-séries. Oui, mais quand on adapte un roman, on en retient que le meilleur (si on est doué, c’est vrai), donc on peut retomber sur un long-métrage normal. Mais lui veut que tout y soit, réaction légitime quelque part. C’est ce qui s’est passé pour Ça (le chef-d’œuvre dans le genre mini-série, qui sort le mois prochain en DVD), pour Les Tommyknockers (mauvais roman, mauvaise adaptation), et La Tempête du Siècle, une très bonne surprise. Et King adapte tout en fonction de la télévision américaine, à savoir avec la coupe publicitaire au bout de 15 minutes. Et ça se sent. Pour Rose Red, il a repris une vieille histoire qu’il avait amorcée sur la demande de... Steven Spielberg, qui voulait LE film de maison hantée de référence


Puis le projet est tombé à l’eau, jusqu’à ce que King le renfloue, le propose à la chaîne ABC, et redemande à Craig Baxley, réalisateur de La Tempête du Siècle, de s’en occuper. Baxley, ancien cascadeur, est un spécialiste de l’action, comme le prouvent son Stone Cold avec Brian Bosworth, et Action Jackson avec Carl Weathers. Mais question fantastique d’atmosphère, ce n’est pas vraiment le meilleur des choix. En plus, l’histoire ne révolutionne rien : un groupe de personnes dotées de pouvoirs paranormaux investissent pour 3 jours une vieille résidence située en plein cœur de Seattle (ça, par contre, c’est une bonne idée) réputée maudite et hantée. En prouvant ces théories, Joyce Reardon atteindra enfin la renommée qu’elle désire. La suite, on la connaît plus ou moins.


Mais sur cette durée, c’est long, et l’on a déjà vu largement mieux, même si King soutient le contraire. On suit ça sans réelle passion, sans cramponner un coussin à chaque grincement de porte ou d’ombre fantôme. Pour être franc, on attendait mieux. Mais il aurait fallu un autre que Craig Baxley derrière la caméra, qui aurait pu au moins générer réellement un sentiment de peur et d’angoisse. Pourtant, chose curieuse, c’est à lui qu’on doit la meilleure scène du film, assez terrifiante, où l’on voit une statue prendre vie. Là, les cheveux se dressent quand même sur la tête.


Le DVD offre un making-of relativement intéressant, ainsi qu’une sorte de reportage à la Blair Witch où l’on essaie de faire un prologue “réel” (plutôt un gadget inutile !) à cette ghost-story. Dernier point : on regrettera qu’un transfert 16/9e n’est pas été appliqué à Rose Red. Certes, c’est du format télé, mais puisqu’on peut le faire sur X-Files, pourquoi pas sur d’autres films ?


Bonus (vostf) : Making-of / Documentaire sur le passé de Rose Red



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