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  Sommaire - DVD -  A - F -  DANTE 01
"DANTE 01"
de Marc Caro
 

Réalisé par Marc Caro (2007)
Avec Lambert Wilson, Dominique Pinon, François Levantal

Je tiens Marc Caro pour un grand cinéaste. Il l’a encore prouvé avec ce film superbe. Pourtant la grande faiblesse de ce film, comme pour Eden Log, est dans le scénario écrit par Pierre Bordage, également scénariste d’Eden Log. Néanmoins, Caro met tout son art au service de ce film qu’il ne faut pas manquer de regarder en oubliant le scénario et en se concentrant sur les images et leur mise en scène.
Centre de détention psychiatrique Dante 01”. Pourquoi payer très cher un centre de détention sous forme de satellite d’une planète infernale bien nommée “Dante”, une station spatiale habitée en forme de croix ? Sept patients seulement y sont internés. C’est un centre d’expérimentation. Un détenu arrive en même temps qu’une psychiatre. Le détenu dégueule sur le spectateur. Pas très en forme. Ce “nouveau” a été trouvé dans un vaisseau spatial à la dérive. Il ne parle pas. Il y a un débat entre la psy nouvellement arrivée et Perséphone, la psy en place depuis longtemps : l’une va expérimenter un traitement par injection de nanomachines, l’autre maintient l’idée de la cure par le verbe.
Le nouveau détenu présente un tatouage sur l’épaule, représentant Saint-Georges tuant le dragon. Ce Saint-Georges, lui, guérit les détenus de tous leurs maux et parvient même à les ressusciter.
Tout le scénario est basé sur une complicité entre le chef de la station et un autre détenu à qui il est fourni matériel informatique et mot de passe ! Cette complicité est tout simplement invraisemblable ! Il est particulièrement gênant de voir une telle invraisemblance, même si Bordage a voulu reproduire le personnage de Judas, comme l’indique clairement un détenu à un moment du film...
Le symbolisme religieux de la fin est très pesant.
Le premier assistant réalisateur de ce film, Franck Viestel, a réalisé Eden Log. Il aurait mieux fait de choisir un autre scénariste que Pierre Bordage.

Bonus du DVD : Making Off - Bande Annonce - Photos - Dessins - Comparaison Story Board - Partie ROM.

Voici les intentions de Marc Caro pour ce film :
"C’était de continuer à développer, comme dans Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus, la création d’un univers complet et cohérent. Un film, c’est un tout. Et tous les aspects de ce film ont été réalisés dans un esprit artisanal : celui de la précision et de l’amour du travail bien fait. Notamment par un soin porté à l’histoire en abordant nos problématiques contemporaines liées à la technologie et à la déshumanisation, et en jouant sur l’aspect intemporel et universel des mythes. Egalement par un soin porté au décor, traité comme un véritable personnage lui aussi archétypal, sorte d’incarnation du labyrinthe psychologique des personnages dans un jeu de couloirs, d’écrans et de miroirs sans tain. Et enfin par un soin porté à la lumière, évoquant la tonalité émotionnelle des séquences par le travail sur la couleur, sur le contraste des matières et, sur la densité des ambiances. Ce film est donc comme le vaisseau de l’histoire et pour le mener à bon port avec cette exigence de qualité, je me suis entouré du meilleur équipage en travaillant avec mes complices de toujours, ceux qui m’ont accompagné sur les précédents films."

Bon... Autant j’ai adoré Delicatessen et La Cité des enfants perdus, là, je suis un peu perdu !
Cette histoire de détenus grands délinquants psychiatriques dans une station orbitale autour de “Dante” est ennuyeuse. On aimerait penser au Solaris (1972) de Tarkovski, mais on s’éloigne vite de cette pensée... Ici le côté fantastique est maniéré par les éléments dont parle Caro ci-dessus.
Mais le film surprend. Peut-être ne faut-il pas se laisser surprendre et regarder ce que Caro nous montre sans vouloir voir ce que montrent les autres films en général...
Un film à voir même si on a peur de s’ennuyer.
Il est vrai également que le thème traité est un thème éculé de la science fiction.

Alain Pelosato

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Voici le communiqué de presse de l’éditeur du DVD

Dante 01, prison spatiale, dérive dans l’atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon.
À l’intérieur, six des plus dangereux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d’obscures expériences. Une résistance s’organise autour de César, psychopathe manipulateur. Mais son autorité se voit remise en cause par l’arrivée de St Georges, mystérieux détenu, possédé par une force secrète, qu’il apprendra à maîtriser pour faire face à l’hostilité de ses co-détenus, et les libérer de l’attraction maléfique de Dante.

Marc Caro (Delicatessen, La Cité des enfants perdus) démontre une nouvelle fois
son réel talent à imposer un univers unique et foisonnant avec
cet étonnant thriller de science-fiction, pour une expérience qui marque les esprits.
Une véritable vision complétée par un casting efficace :
Lambert Wilson, Dominique Pinon et François Levantal.

EN DVD LE 6 AOÛT 2008

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Format Image : 2.35, 16/9e comp. 4/3
Format son : Français DTS plein débit & DD 2.0
Durée : 1h21

BONUS DVD :
- Making-of (31’)
- Galeries : Story-board, photos, dessins préparatoires
- Bandes-annonces

Prix public indicatif : 19,99 € le DVD

NOTE D’INTENTION DU REALISATEUR

Mon but est de continuer à développer, comme dans Délicatessen et dans La Cité des Enfants Perdus, la création d’un univers complet et cohérent. Un film, c’est un tout. Et tous les aspects de ce film [seront] réalisés dans un esprit artisanal : celui de la précision et de l’amour du travail bien fait.

D’abord par :

Un soin porté à l’histoire en abordant nos problématiques contemporaines liées à la technologie et à la déshumanisation et en jouant sur l’aspect intemporel et universel des mythes.

Un soin porté à TOUS les personnages et pas seulement aux rôles principaux :
Grâce à un casting d’acteur de composition, dans un amour des personnages haut en couleur et de gueules hors du commun, les comédiens incarneront tous, en les humanisant, des figures archétypales.

Un soin porté au décor, traité comme un véritable personnage lui aussi archétypal, sorte d’incarnation du labyrinthe psychologique des personnages dans un jeu de couloirs, d’écrans et de miroirs sans tain.

Un soin porté à la lumière, évoquant la tonalité émotionnelle des séquences par le travail sur la couleur, sur le contraste des matières et, sur la densité des ambiances.

Un soin porté aux effets spéciaux, aux costumes, aux maquillages car plus un univers est né de l’imagination plus il faut le rendre crédible par la qualité du détail.

Un soin porté à la bande-son, qu’il s’agisse de la musique ou du design sonore : comme chacun sait, le son c’est la moitié du film.

Ce film est donc comme le vaisseau de l’histoire et pour le mener à bon port avec cette exigence de qualité, je me suis entouré du meilleur équipage en travaillant avec mes complices de toujours, ceux qui m’ont accompagné sur les précédents films.

MARC CARO : parcours

1980-1990
Bandes Dessinées, Illustrations, Graphismes, Infographie pour Revues et Presse française et internationale.
Affiches, story-boards, scénographies, costumes, masques, décors pour films, spectacles, cérémonie des Jeux Olympiques d’Albertville (avec Decouflé, Chopinot, Jean-Paul Gaultier...)
Musique pour spectacles, court -métrage et performances.
Réalisation de court et moyen-métrages, clip - video, génériques TV, films d’animation.

1991
Delicatessen, long-métrage co-réalisé avec Jean-Pierre Jeunet

1992-1994
Vibroboy de Jan Kounen : design et sculpture
Réalisations de clips, court-métrages, computer animation

1996
La cité des enfants perdus, long-métrage co-réalisé avec Jean-Pierre Jeunet

1997-2004
Le Dernier Chaperon rouge de Jan Kounen - design et direction artistique
Alien 4, résurrection de Jean-Pierre Jeunet - design et direction artistique
Vidocq de Pitof - design et direction artistique
Blueberry de Jan Kounen - design et direction artistique
King shot d’Alexandro Jodorowsky - design et direction artistique



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