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  Sommaire - DVD -  S à Z -  The Marine - Edition zone 2
"The Marine - Edition zone 2 "
de John Bonito
 


Avec John Cena, Robert Patrick, Kelly Carlson, Anthony Ray Parker .
FPE Vidéo

Un ovni, carrément, sorti dans deux ou trois salles en France (oui, même pas à Paris !) l’été dernier. Un truc qu’on ne penserait pas revoir depuis la grande époque des Chuck Norris & les autres de la Cannon. Mais paradoxalement, aussi bourrin, débile, j’en passe et des meilleures, soit-il, « The marine » est mille fois plus regardable que n’importe quel dernier film de Steven Seagal, Wesley Snipes, Jean-Claude Van Damme tourné en Europe de l’Est. Non pas que je me gargarise de ces films, mais bon, un film d’action, de temps en temps, ça ne fait pas de mal surtout quand il n’y en a pas sous la dent depuis quelques temps. Donc là, « The marine » cumule les pires poncifs du genre mais avec des moyens et du savoir-faire. Vous voulez une comparaison ? Prenez « Commando » avec Schwarzenegger, mettez tout ça au premier degré et vous obtenez « The marine », premier film produit par la WWE (les producteurs de catchs aux States, une entreprise plus que florissante, et pourtant, c’est du chiqué pur mais bon, ils aiment ça...) avec en star, John Cena, leur poulain le plus rentable du moment, physiquement un compromis entre Schwarzenegger (encore lui) et Matt Damon, qui s’en sort pas trop mal, en tout cas mieux que dans les reportages lui étant consacrés dans les bonus : là, le gars, il est grave.
John Triton (tiens, une note d’originalité, jamais entendu encore, ce nom de bestiole ou de divinité... Donc, c’est Cena, hein, d’accord !) a libéré des soldats retenus en otage en Irak en ne suivant pas les ordres. Il est viré de l’armée, et retrouve sa femme Kate, qui passe sa journée à bouquiner (si, si : il arrive, elle bouquine, c’est une super-bimbo, et elle ne pensait qu’à lui...). Il trouve un nouveau job (vigile) qu’il quitte rapidement après avoir castagné un gars. Et du coup, John et Kate décident de partir en vacances (elle, définitivement, elle ne bosse pas !). Et là, manque de bol, ils croisent la route de gangsters en cavale menés par Rome (Robert Patrick, T-1000 dans « T2 », un bon point pour le film !) qui prennent Kate en otage laissant John pour mort. Mais on n’élimine pas un Marine comme ça et pour John, ce combat sera celui de sa vie.
Au moins. Gratinée non, l’histoire ? Alors, donc Triton survit à tout : explosions, coups de feu (une bagnole transformée en passoire mais lui met un pare-balle devant le volant, pas une bonne idée ça ?), chutes, etc... Le gang se sauve en voiture, en bateau, et triton les poursuit... En courant ! Dans les marais de Floride. Ben voyons ! Qui connaît l’endroit sait qu’on n’y court pas comme un marathonien ! Mais bon, c’est Triton, un Marine, un gars qui ne sait faire que ça (et quand il fait cet aveu, ça en dit long sur son gingin !), à côté duquel Rambo, c’est Derrick ! Bref, tout ceci serait quasiment insupportable si John Bonito, bénéficiant de moyens financiers assez conséquents (même tourné en Australie, ça pète assez souvent et de façon spectaculaire), ne livrait un film qui en donne pour son argent. Dans le genre, il est mille fois plus doué que tous les tacherons qui signent les œuvres de nos has-beens de l’action cités plus haut. Quant à Cena, en d’autres mains, il pourrait peut-être livrer vraiment quelque chose de bien. Mais bon, des comme lui, la WWE en a à la pelle. Enfin, la présence de Robert Patrick donne la petite touche qui hisse le film à un meilleur niveau. Mais en même temps, il faut préciser qu’on a droit à une « private joke » directe sur « T2 » : fallait oser, ils l’ont fait ! Mais bon, dans l’ensemble, et pour ce qu’il vaut, « The marine » est très supportable. Bête à manger du foin aussi mais au moins, il est bien troussé. Et on passe aux bonus et là, c’est consternant : John Cena en balade en Irak, en Afghanistan, allant voir les braves soldats US (et tous les interviewés sont de vrais patriotes, des Marines purs de durs, comme celui du film quoi... Si, si !). On le voit aussi dans ses exploits de catcheurs, un parcours assez fortiche quand même mais avec un tel égocentrisme, il est facile de dominer un domaine. Tout ça dans quelques documentaires, un petit making-of, et des teasers du film (pas vraiment les scènes coupées annoncées sur la jaquette !). Ah, ne ratez pas l’avant-première au camp militaire avec les commentaires des « spectateurs », un grand moment, là-encore. Et voilà, en fait, ce « Marine » est un catalogue de grands moments qui font que, suivant les conditions de visionnage (en forme, il flotte dehors, on veut déconner, etc...), le film se trouve être plus sympathique que prévu. Si la WWE lit ça, ils vont en pleurer !!!

Note film : 4/10
DVD : 10/10 (copie excellente, format d’origine 1.85, image 16/9ème compatible 4/3) - Bonus : série de teasers - documentaires sur John Cena, du catcheur à l’acteur - making-of.

Stéphane Thiellement



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