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"Santiago"
de
Mike Resnick

Editeur :
Denoël (14 avril 1998)
 

"Santiago"
de Mike Resnick



5/10

Vétéran de la SF américaine, Mike Resnick a gagné sa réputation avec le superbe Kirinyaga, qui détourne et recycle habilement les codes de la culture africaine. Plus tôt dans sa carrière, il a écrit Santiago, qui possède à ce titre toutes les caractéristiques d’une œuvre de jeunesse - les qualités comme les défauts.

“Sa mère était une comète, son père un ouragan cosmique. En le voyant, Dieu a pleuré, mais Satan, lui, a ricané.” Une aura de légende - entretenue par les poètes - entoure ce prince des criminels, que la Démocratie a désigné comme l’ennemi public n°1. La récompense pour sa capture dépasse les rêves les plus fous. Mais Santiago, l’homme, le mythe, est insaisissable. Personne ne l’a jamais vu, ou n’a jamais vécu assez longtemps pour en témoigner.

C’est pourtant sur la foi de quelques témoignages (forcément) hasardeux que Sébastien Cain, ancien révolutionnaire reconverti chasseur de prime, se lance sur la piste du fameux hors-la-loi. Occasion pour Resnick de livrer une vision du futur tout à fait stupéfiante, avec planètes, gadgets et peuplades pittoresques à gogo. Le fil du roman se dévide autour de cinq caractères majeurs en plus de Sébastien Cain, chacun bénéficiant d’un éclairage particulier et participant de manière active aux rebondissements de l’intrigue. Intrigue qui, au bout du compte, trouve sa résolution dans une pirouette originale. Qu’y a-t-il derrière le nom de Santiago sinon ce qu’on est prêt à y mettre ?

Space op’ de facture très classique, plus proche du western (certes intergalactique) que de la SF pure et dure (façon Simmons ou Vinge), Santiago ressemble davantage à un exercice de style, une épreuve obligée, qu’à quelque chose d’indéniablement personnel, venu du fond des tripes. Des dialogues brillants, mais presque pas de profondeur, et une mise en scène un peu clinquante. Cinq cent pages de divertissement, donc, à lire entre la trilogie Martienne (Ro-binson) et Permanence (Schroeder), par exemple.
Mike Resnick, Santiago, éditions Folio SF, traduit par Luc Carissimo, 509 pages.

Ézéchiel.






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