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  Sommaire - TV -  Masters of Horror 2 : Right to Die

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Masters of Horror 2 : Right to Die

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de Rob Schmidt
Avec Martin Donovan, Julia Anderson, Robin Sydney, Anna Galvin

Décidément, certains réalisateurs deviennent vite des "Maîtres de l’Horreur" et, si la saison 1 de cette série comptait tout le gratin du genre, la saison 2, afin de se renouveler un peu, fait appel à quelques nouveaux venus. Rob Schmidt, auteur du survival sympathique WROND TURN, se voit donc confier la mise en scène du neuvième épisode de la seconde saison, un drame horrifique intitulé RIGHT TO DIE.
Cliff et Abbey Addison, un couple américain, sont victimes d’un accident de voiture. Si Cliff s’en sort sans beaucoup de dommage, Abbey, elle, échappe de justesse à la mort. Maintenue en vie, complètement brûlée, la jeune femme commence à s’en prendre par l’esprit, à différentes personnes.
RIGHT TO DIE aborde par la bande le sujet de l’euthanasie mais se veut avant tout un récit d’épouvante soucieux de provoquer le frisson. L’intrigue évoque d’ailleurs certains classiques du genre datant des seventies et en particulier PATRICK et LA GRANDE MENACE. Comme dans les titres précités, une personne entre la vie et la mort exerce sa vengeance à l’encontre de son entourage, apparaissant sous forme d’un fantôme carbonisé rampant lentement sur le sol. Une image qui renvoie, pour sa part, tant aux premiers HELLRAISER (et surtout au deuxième volet, LES ECORCHES) qu’aux plus récents récits de fantômes asiatiques.
De manière générale, l’épisode évoque aussi les récits style TALES FROM THE CRYPT et opte pour un humour très noir lorsque le héros comprend que sa femme doit absolument survivre, sous peine de voir le spectre revanchard revenir le hanter. La vengeance post-mortem (ou assimilée) est un des thèmes les plus conventionnels du fantastique et le renouveler un tant soit peu relève de la gageure. Mais RIGHT TO DIE explore l’une ou l’autre voies parallèles et demeure intéressant, en dépit de son scénario balisé.
Rob Schmidt ne cherche pas à livrer un épisode particulièrement dérangeant ou brutal (contrairement à Takeshi Miike ou Dario Argento) mais il veille à donner à son public les frissons souhaités. Quelques scènes chocs sont donc particulièrement efficaces, en particulier celle qui détaille la mort de l’immonde avocat : écrasé par la pression il voit tous ses objets métalliques (montre et bague) lui rentrer dans la chair tandis que le fantôme se rapproche de lui. Citons aussi l’arrachage à vif de l’entièreté de l’épiderme d’une jeune femme maintenue en vie, avant une décapitation au couteau électrique suggérée.
Si le gore est présent, Schmidt n’oublie pas non plus la nudité, autre élément indispensable à un bon récit d’horreur. Julia Anderson et Robin Sydney, toutes deux fortement poumonnées, se déshabillent donc régulièrement et exhibent leurs charmes sans pudeur, en particulier Miss Sydney qui livre un beau numéro de parfaite allumeuse idiote, aussi amusant que caricatural. Les interprètes sont d’ailleurs tous plutôt convaincants et les dialogues contiennent quelques touches d’humour bienvenu.
Evidemment, le script n’évite pas les clichés et les protagonistes sont assez rapidement brossés mais, en 56 minutes, Schmidt parvient à maintenir l’intérêt sans trop de problème. Sa mise en scène, quoi que sans génie, s’avère efficace et agréable, même si il n’évite pas un petit côté "téléfilm de deuxième partie de soirée", surtout lors des scènes érotiques. Les maquillages spéciaux, eux, sont fort réussis, comme toujours dans cette série.
RIGHT TO DIE se déroule donc agréablement, même si l’ensemble compte assez peu de surprises. Bercé par la musique de Joey Santiago (des Pixies), l’épisode se situe dans la bonne moyenne (voire un peu au-dessus). Dommage que le final (les 2 dernières minutes) complètement incompréhensible donnent dans le pseudo twist vaguement intello, terminant ce RIGHT TO DIE sur une mauvaise note. A voir pour les fans de la série !

Fred Pizzoferrato




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