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  Sommaire - DVD -  A - F -  Flyboys - Edition zone 2
"Flyboys - Edition zone 2 "
de Tony Bill
 

Avec James Franco, Martin Henderson, Jean Reno.
Swift Vidéo

L’inédit évènement du mois. Un très grand film d’aventures, impressionnant, à l’origine, un des blockbusters de 2006, produit par l’ex-associé de Roland Emmerich, à savoir Dean Devlin, un des plus grands flops commerciaux de 2006 et une sortie directement en vidéo dans beaucoup de pays. Incroyable, quand on voit le nombre de mauvais films pour lesquels les distributeurs osent une sortie en salles. Alors, déjà, avant d’aller plus loin, sachez que « Flyboys » est une superbe réussite, qu’on n’attendait pas, mais alors pas du tout (au vu du scénario, de ce que cela sous-entendait quant à l’action, d’un réalisateur inconnu, d’un casting sans « star », etc...), et qu’avec ça, vous pouvez commencer à avoir une idée positive du film.
En 1917, la première guerre mondiale fait rage en Europe. Les USA ne sont pas encore rentrés dans le conflit, mais de jeunes volontaires s’engagent pour combattre l’armée allemande au sein de la nouvelle force de combat, l’aviation. L’escadrille Lafayette regroupe ainsi sous un commandement français (notre Jean Reno national, plutôt très bon ici pour une fois, secondé par notre Augustin Legrand national aussi) ces futurs pilotes d’élite chargés de contrer les as de la redoutable aviation allemande. Parmi eux, Rawlings (James Franco, alias Harry Osborn dans les « Spiderman », excellent), jeune texan voulant échapper à la justice. C’est lui qui peu à peu prendra la tête de l’escadrille, juste après Cassidy, ultime rescapé des premiers volontaires, quasiment tous décimés par le redoutable pilote allemand au triplan noir, surnommé « le Faucon Noir ». Complètement novices en pilotages, ces hommes vont devenir des pilotes d’élite, menant des combats aériens impressionnants, aiguisant leurs réflexes au plus haut point pour remporter la victoire et s’en sortir vivant.
L’aviation lors de la première guerre mondiale n’a pas souvent été traitée au cinéma. On peut même les citer sur les doigts d’une main : « L’escadrille Lafayette » de William Wellman sur le même sujet mais qui risque de prendre un ch’tit coup de vieux après « Flyboys » (parce que ce n’est pas non plus un chef-d’œuvre, hein, juste une série B qui date d’il y a... 50 ans !), il y a le remarquable « Le crépuscule des aigles » avec George Peppard (qui joue un as de l’aviation allemande, limite sadique, comme le Faucon noir de « Flyboys », tiens...), et « Le baron rouge » de Roger Corman sur les exploits du Baron Von Richthofen, surnommé Le Baron Rouge à cause de son triplan peint en rouge (comme tous ceux qui accompagnent le « Faucon Noir », tiens-bis...). Reprenant l’histoire de cette célèbre escadrille, « Flyboys » en tire un film plus que spectaculaire, aux séquences aériennes réellement époustouflantes, au travers des destins d’une poignée de ces hommes. Le tout mis en scène par un quasi-inconnu de 67 ans, acteur, producteur, et œuvrant surtout dans la télévision ! Curieux choix de la part des producteurs. Et pourtant, un souffle épique baigne le film, les acteurs sont tous excellents, le scénario est plus que bon (malgré quelques petites faiblesses sur des points parallèles tels que la love-story entre Rawlings et une jeune française), les effets spéciaux sont magnifiques (comprenez « invisibles »), on a vraiment l’impression d’assister à ces ballets aériens guerriers. De plus, on découvre des détails omis jusqu’ici dont le pire de tous étant la mort assurée lorsque l’avion était touché : pas de parachute à l’époque, les pilotes mourraient dans leur avion, ou se suicidaient avant d’être grillés. C’est le film de guerre spectaculaire, réaliste et romanesque par excellence, du cinéma de qualité, qui méritait largement plus que cette simple sortie vidéo. Mais au vu du flop aux States, les producteurs n’ont pas trop cherché à marchander : rentabiliser au maximum leur mise de fond, soit soixante millions de dollars, ce qui n’est pas énorme au vu du film. En tout cas, d’ores et déjà, un classique à conserver dans sa DVDthèque. Question bonus, l’édition chroniquée ici est la simple, donc juste une bande-annonce. Une Collector est prévue, on vous en laisse la surprise. Mais rien que pour le film, « Flyboys » est à ne surtout pas rater pour tout amateur d’un grand et beau cinéma d’action comme « avant », ne reposant pas uniquement sur les prouesses technologiques actuelles du 7ème Art.

Stéphane Thiellement

Note film : 8/10 (copie excellente, format d’origine 2.35, image 16/9ème compatible 4/3)
Bonus DVD : 1/10 : bande-annonce. MAIS : une édition Collector 2 DVD est annoncée, le second disque regroupant des documentaires sur l’Escadrille Lafayette, des interviews de l’équipe du film, etc...



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