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  Sommaire - Livres -  G - L -  Le cadavre du métropolitain



"Le cadavre du métropolitain"
de
Lee Jackson

Editeur :
10/18
 

"Le cadavre du métropolitain"
de Lee Jackson



Résumé

Alors que la construction du métropolitain continue de s’étendre, une femme est retrouvée étranglée dans l’une des rames d’une des rares stations. Un homme s’enfuit au même moment et l’on retrouve un carnet lui appartenant empli de notes sur la vie des bas-fonds londoniens et de leurs malandrins.

L’enquête est menée par un drôle d’inspecteur se déplaçant en vélocipède (ou comme le nomment ses collègues : en écrase-patates) qui, aidé par son bon sens, avance parmi les femmes repenties qui n’en finissent pas de trépasser.

Avis de Valérie

Les romans victoriens écrits par des femmes ont une couleur particulière emplie par l’introspection des protagonistes à une époque qui conjugue les progrès sociaux avec le rigorisme moral ambiant. Les costumes et l’environnement ont une importance de choix et permettent d’en brosser un portrait pertinent. Lee Jackson nous donne une bonne leçon puisqu’il change tous les codes habituels usés par ses confrères pour narrer une histoire tout aussi touchante mais totalement différente.

Son premier parti-pris est de ne faire se détacher aucun personnage sur lequel le lecteur puisse s’appuyer où comme repère où comme projection personnelle. Même l’inspecteur Decimus Webb n’a pas l’heur de plaire aux regards de l’auteur, et seul un personnage récurrent sert de fil d’Ariane tout au long de l’intrigue.

La narration se fait à la troisième personne, d’une manière assez originale puisqu’elle nous renvoie à la voix off d’un film des années 50, légèrement baroque, scandés avec une certaine emphase. On pense, par exemple, à Sacha Guitry commentant l’un de ses films.

Lee Jackson découpe son roman en chapitres et scènes, comme pour un scénario, en indiquant à chaque début le lieu et l’heure où le personnage évolue. Cela lui permet de ne pas perdre de temps à remettre en place ses actions et évite au lecteur d’avoir à feuilleter les pages précédentes.

Si l’on peut tout d’abord être surpris, on est rapidement séduit et entraîné à la suite des enquêteurs sans jamais savoir qui se cache derrière la main du meurtrier. Et si la fin semble un peu rapide pour expliquer chaque noeud du roman, on termine notre lecture sur une note de trop peu ce qui nous pousse à nous précipiter sur le tome suivant que l’éditeur a eu la bonne idée de publier en même temps !

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 285
Editeur : 10/18
Collection : Grands détectives
Sortie : 5 avril 2007
Prix : 7,30 €






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