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  Sommaire - DVD -  M - R -  Mr Quigley l’Australien
"Mr Quigley l’Australien"
de Simon Wincer
Quing  


Mr Quigley l’Australien


Réalisateur : Simon Wincer


Avec :
Mary Steenburgen, Sean Patrick Flanery, Lance Henriksen, Jeff Goldblum, Brandon Smith


Datant déjà d’une petite dizaine d’années, Mr Quigley l’Australien était passé plus qu’inaperçu alors qu’il s’agit là d’une épatante série B, renouvelant assez intelligemment le genre du western, ne serait-ce qu’en le transposant au pays des kangourous et de Mick " Crocodile " Dundee. Et le revoir aujourd’hui procure autant de plaisir, à une époque où découvrir un vrai film d’aventures digne de ce nom devient de plus en plus difficile puisque pour dix ratages (dernièrement, on a la confirmation, il n’y aura jamais un bon film inspiré de Lara Croft...), on arrive seulement à compenser ce triste constat par une réussite, comme Pirates des Caraïbes par exemple.


Matthew Quigley est un tireur d’élite émérite qui quitte le sol américain pour celui de l’Australie. Un riche pro-priétaire, Marston, l’a en effet engagé pour tuer les chiens sauvages qui pullulent sur ses terres. Mais très vite, Marston révèle à l’américain ses véritables motivations : éliminer purement et simplement les aborigènes qui vivent autour de lui. Refusant de perpétrer un tel massacre, Quigley est abandonné en compagnie d’une prosti-tuée en plein désert. Sauf que Marston a fait une grave erreur : laisser Quigley vivant, avec en plus sa longue carabine avec laquelle il ne rate jamais sa cible.


L’idée de départ est originale, mettre un cow-boy dans un autre Far-West. La réussite du film, c’est de ne jamais sombrer dans un registre comique que le changement de contrée aurait pu suggérer. Au contraire, conscient du véritable potentiel d’aventures du film, le réalisateur Simon Wincer (passé à la postérité avec son très inquiétant Harlequin, un des chefs-d’œuvre du cinéma fantastique australien, et qui signe ici son second meilleur film, le reste ne méritant pas autant d’éloges...) et ses acteurs, Tom Selleck (Magnum, ça ne vous dit rien ?) et Alan Rickman (un habitué des sales rôles, comme celui de Kruger, l’adversaire de Bruce Willis dans Piège de Cristal) s’impliquent réellement dans le projet pour le faire exister sans jamais sombrer dans des travers qui auraient pu nuire au récit de ce cow-boy déraciné mais qui va vite reprendre ses habitudes, au point de remettre les pendules à l’heure avec ces nouveaux colons destructeurs qui s’implantèrent en Australie


Tout cela servi par un scope de toute beauté, servant admirablement tant la richesse des paysages que les séquences d’action parfois surprenantes quand Quigley utilise sa longue carabine. Le tout sur une musique splendide de Basil Poledouris, lui aussi complètement inspiré par ce western différent. Bref, il n’y à rien à bouder dans ce film, il se déguste avec un plaisir rare depuis que le genre a plongé dans le moribond. Mr Quigley l’Australien méritait plus de reconnaissance que l’oubli dédaigneux dans lequel il a vite été relégué, sa sortie en DVD constitue un (modeste) moyen de le réhabiliter à sa très juste valeur.


Film : 8/10 DVD : 2/10



Bonus : bande-annonce

Stéphane Thiellement



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