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  Sommaire - DVD -  A - F -  Eternal - Edition zone 2 (Inédit)
"Eternal - Edition zone 2 (Inédit) "
de Wilhem Liebenberg & Federico Sanchez
 


Avec Caroline Neron, Conrad Pla, Victoria Sanchez.
Free Dolphin Vidéo

Dans la très grande série des Inédits Vidéo, souvent remplie de bien redoutables navets, « Eternal » est une assez bonne surprise. Surtout dans sa première partie, bien moins dans sa seconde. C’est une réactualisation du personnage tristement célèbre de la Comtesse Bathory, aristocrate hongroise complètement frappadingue d’il y a un ou deux siècles, rattachée au mythique Dracula (la famille Bathory dirigea la Transylvanie à un moment donné) car cette psychopathe avait pour fâcheuse manie de saigner de jeunes vierges et de se baigner dans leur sang. Bon, au bout d’un moment, la populace finit par la trucider. C’était notre passage culturellement élevé. « Eternal » imagine qu’elle vit encore, se déplaçant souvent d’un pays à un autre, et étant ici à Montréal. C’est là qu’un policier enquête sur la disparition de sa femme liée à cette mystérieuse millionnaire. Laquelle le séduit, lui résistant très peu à ses charmes aussi, il faut dire que la Dame est carrément canon. Quand elle s’enfuit, le charme disparait, et il la poursuivra jusqu’à Venise pour pouvoir enfin l’arrêter. Mais est-ce bien sûr, une telle femme peut-elle rester longtemps prisonnière ?...
C’est sur cette question que se clôt donc le film, variation intéressante de cette fameuse comtesse, campée ici par une actrice magnifique, physiquement superbe, vénéneuse à souhait, qui sauve sans problème le film somme toute très « téléfilm luxueux » dans cette première partie à Montréal. Un climax étrange, fantastique, conjugué à un érotisme très sensuel, donnent le meilleur du film. Mais quand on se retrouve à Venise, dans un démarquage du pauvre des jeux de séduction de « Eyes wide shut » (masques, étreintes langoureuses entres amant(e)s, etc...), « Eternal » perd de sa prestance. Seule l’ultime scène renvoie au début, en y insufflant une dose de mystère encore plus inquiétant. Car toute belle qu’elle soit, cette femme est un véritable monstre pour laquelle nous ne sommes que simple gibier. Bon, tout cela n’est pas non plus réalisé par des cadors du cinéma, ce serait même assez tristounet de ce côté-là. On apprend dans les bonus que les auteurs se sont passionnés pour leur sujet, leur projet, luttant chaque jour pour grappiller quelques dollars pour arriver à un budget étriqué qui ne transpire pas à chaque image non plus : sur ce point-là, ils sont plutôt doués. Mais question talent personnel, il y a encore des progrès à faire quand même. Côté bonus justement, on laissera tomber le making-of, une horreur où une caméra à filmé une partie d’une journée de tournage. Absolument aucun intérêt. Et de ce qu’il reste, on obtient donc un film hybride, séduisant de par son actrice et tout le mystère entourant son personnage, ce qui est assez bien rendu au début. Et c’est de cela qu’on se souvient pour dire de « Eternal » qu’il constitue un inédit à découvrir. Mais en même temps, on se dit qu’il reste de la place pour un très grand film avec un tel personnage. Ce qui n’a encore curieusement jamais été fait.

Note film : 6/10 (copie excellente, format d’origine 1.85, image 16/9ème compatible 4/3)
Bonus DVD : 2/10 : making-of - interviews.

St. THIELLEMENT



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