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  Sommaire - DVD -  S à Z -  The Devil’s Rejects - Edition Collector Zone 2
"The Devil’s Rejects - Edition Collector Zone 2 "
de Rob Zombie
 

Avec Sig Haig, Bill Moseley, Sheri Moon Zombie, Geoffrey Lewis, Ken Foree, William Forsythe.
Metropolitan Vidéo

2006 fut une année des plus riches en films d’horreur. Car en plus d’un quota assez conséquent, le retour à un genre assez banni se vit doublé d’une véritable recherche dans des scénarios dignes de ce nom et non pas de simples spectacles visuels des plus gores, aux limites parfois du malsain totalement gratuit en plus (le seul qui puisse prétendre à ce triste constat, c’est « Saw 3 »... Et quand on voit le résultat...). Donc, dans les meilleurs films fantastiques de l’an passé, on peut citer deux films d’horreur : tout d’abord, le remake de « La colline a des yeux », le classique de Wes Craven qui ne vaut vraiment pas grand-chose et qui se vit sous le talent de jeunes cinéastes français, à savoir Gregory Levasseur et Alexandre Aja, renaitre en tant que petit chef-d’œuvre du genre. Mais c’est un remake, donc avec une base existant déjà. Et donc, le surpassant d’une courte tête, on mettra ce « Devil’s rejects ». Une suite qui peut se découvrir sans avoir vu le précédent (le bon, mais pas plus, « House of thousand corpses »), un voyage au cœur de l’enfer, de la folie, un pur cauchemar qui réussit le tour de force à nous émouvoir du sort fatal qui attend cette famille de dégénérés totaux. Le tout filmé avec maestria par un Rob Zombie qui arrive à nous faire croire à l’impossible quand on sait qu’il signe le remake de « Halloween » sur un scénario qu’il a revu et corrigé.
Bon, « The devil’s rejects », c’est la vengeance d’un shérif psychopathe (William Forsythe, époustouflant) qui pourchasse la famille Firefly qui a torturé et massacré son frère. Peu lui importe les moyens, il veut les éliminer. Quant aux Firefly, ils fuient en semant sur leur route des cadavres d’innocents à la pelle. Mais toute échappée finit par s’arrêter, et à bout de forces, acculés, ils vont livrer un ultime duel qui ne pourra se terminer que par leur élimination pure et simple. Pas question qu’ils soient emprisonnés, ils devront crever, point final. Mais à quel prix, et après encore combien de victimes...
Un film d’horreur aux goûts prononcés de western crépusculaire, complètement barré, sauvage, brutal, malsain, qui réveille les plus noirs instincts de l’être humain, quelle que soit sa nature. Les bons deviennent monstrueux, les monstres suscitent une certaine compassion. Autant le shérif devient peu à peu un psychopathe sanguinaire, autant les liens liant la famille Firefly nous apparaissent comme le seul témoignage de sentiments civilisés à la fin de ce périple cauchemardesque. Bien entendu, les victimes restent victimes. Mais dans ce grand combat que se livre tueurs de toutes sortes, il est curieux de ressentir des impressions si ambigües... Là réside la force d’un shocker horrifique impressionnant, une grande baffe en pleine tronche comme on n’en a pas eue depuis belle lurette ! Donc, déjà, si vous ne l’avez pas vu, découvrez le film ; si vous l’avez vu, revoyez-le, l’impact est toujours là. Et ensuite, jetez-vous sur le maga bonus du second disque : le meilleur making-of jamais vu, le tournage au jour le jour quasiment, avec coups de gueule, peurs, anxiétés, délires, interrogations, etc... C’est passionnant, bien plus que celui que beaucoup servent en référence, à savoir le « Full tilt boogie », making-of mollasson de « Une nuit en enfer » de Roberto Rodriguez avec Tarantino et Clooney. Tout le reste n’est qu’anodin, une fois digéré ce monumental morceau de choix. Et surtout, ce qui en ressort, c’est que, et ça, Rob Zombie le cite souvent, tout film fait dans la souffrance ne peut qu’être meilleur encore. Et quand on voit « The devil’s rejects », on le croit bien volontiers. Vous tenez entre vos mains le chef-d’œuvre du film d’horreur 2006, alors n’hésitez pas, mais réservez la soirée, car après, vous tenez entre vos mains le chef-d’œuvre du making-of !

Note film : 10/10 (copie magnifique, format d’origine 1.85, image 16/9ème compatible 4/3)
Bonus DVD : 10/10 : scènes coupées - merchandising TV - bêtisier -making-of documentaire : « 30 jours en enfer » - bonus cachés.

St. THIELLEMENT



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