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  Sommaire - BD -  Dies Irae, tome 1 : Maléfices

"Dies Irae, tome 1 : Maléfices" de Max, Mercier et Seiter

(Casterman, 54 planches, 12,50 euros)


Si le Merveilleux façon Tolkien et les récits de magie à la Harry Potter font recettes, beaucoup d’éditeurs se tournent vers l’horreur, l’occultisme et le mystique. On aime à rêver, mais il faut aussi se faire un peu peur... par procuration si possible. Le sieur Seiter (série Fog chez Casterman) nous a donc sorti une recette dont les ingrédients sont un jeune homme à la vie grisailleuse et un bouquin de magie un peu délaissé ! Le petit gars est sympa, mais n’a jamais de chance, il adore fouiner dans les piles de vieux livres des brocanteurs et, forcément, va tomber sur "De Matura Daemoni", un vieux traité de magie pour néophytes.


Oui, la recette, finalement, n’est pastrès nouvelle, mais continuons !


Théo n’y croit pas trop, mais réalise une petite tambouille perso pour obtenir un charme de chance.


Et le voilà qui obtient ce qu’il veut, gagne des fortunes aux jeux, devient richissime...


Bien sûr, cela marche, sinon la série est déjà terminée.
Théo poursuit alors ses expériences, invoquant une succube histoire de découvrir les joies du sexe et joue avec les possibilités du livre pour son plaisir et celui de ceux qu’il aime.


Trop beau ? Bien sûr ! Quelqu’un d’autre cherche l’ouvrage perdu.


Pour Théo, ce n’est que le commencement des ennuis, car à sa générosité semble s’être greffé une terrible poisse qui s’abat sur ceux qui l’entourent ! Amusant au début, désespérant au final.


Si cet album souffre des terribles couleurs artificielles et trop sombres qui lui sont imposées et qui lui nuiront forcément au premier coup d’œil, force est de reconnaître sa grande efficacité narrative et le réel intérêt qu’il entretient au fil de la lecture. Rien à voir ici avec les multiples délires parodiant Harry Potter, Seiter joue cyniquement d’un humour sombre sur fond de société actuelle miséreuse, s’appuyant sur des personnages crédibles qui avancent sans trop y croire vers les affres de la magie noire. On se prend les pieds dedans, on a envie d’en savoir plus, même malgré ces couleurs improbables (dont je ne tiens pas trop compte pour ma note). Un bon début de série dans la collection Ligne Rouge des nouveaux thriller de Casterman.


Fabrice Leduc



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