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  Sommaire - DVD -  G - L -  Halloween Resurrection
"Halloween Resurrection"
de Rick Rosenthal
Halloween Resurrection

Halloween Resurrection

Halloween Resurrection

Halloween Resurrection

Halloween Resurrection

 


Halloween Resurrection de Rick Rosenthal


Réalisateur : Rick Rosenthal


Avec :
Jamie Lee Curtis, Bianca Kajlich, Busta Rhymes


TF1 Video


On croyait que tout cela s’était terminé avec le plutôt excellent Halloween 20 ans après, que nenni, Michael Myers est toujours vivant, grâce à l’habileté (assez tordue quand même) des scénaristes de ce huitième opus. Bon, petit retour sur les précédents épisodes : le premier est un chef d’œuvre, un des rares dans le genre du psycho-killer, le suivant n’était qu’une séquelle reprise par moments par Carpenter himself et réalisée sinon par... Rick Rosenthal, qui reprend le collier pour Halloween Resurrection : marrant, non ?


Le troisième était, de l’avis de Carpenter, un point de départ pour faire d’Halloween une sorte de repère pour des films vraiment fantastiques sans lien avec l’original. Il était donc question d’une histoire de sorcellerie celte orchestrée par un démoniaque marchand de jouets. Excellent film, mais énorme échec commercial. Pour le 4, on fait donc revenir the shape, alias Michael Myers, qui poursuit ce coup-ci la dernière de ses petites sœurs (il a un problème familial grave, lui !) et on oublie Jamie Lee Curtis. Ce retour s’avéra finalement assez réussi, à la surprise générale. Par contre, la continuité des séquelles directement liées à ce quatrième épisode alla en périclitant, au point d’arriver avec le sixième à une histoire tordue de démon, de druides, etc... C’est simple, le cinquième et le sixième constituent les plus mauvais films de la saga Halloween.


Arrive le septième, sous-titré " 20 ans après ". Et lui, il découle directement du second film, on oublie tous les autres. Fallait oser, mais bon, le résultat est là, et avec ce film, Michael Myers retrouve son identité au point de ne jamais avoir été aussi effrayant depuis sa toute première apparition ; Il faut voir la hargne qu’il met quand il poignarde une fille, la maintenant au sol et la frappant à plusieurs reprises. Et puis, il y a le retour de la confrontation avec sa sœur, Laurie, rôle qu’accepta de reprendre Jamie Lee Curtis.


Donc, on croyait tout fini, et il revient, et Laurie est dans une cellule capitonnée, et elle attend qu’il vienne la tuer. Ce qu’il finit par faire (au bout de trois ans quand même, ce qui étonne aussi Laurie !), et ce qui constitue le morceau de choix de cette septième séquelle. Là, c’est définitif, Laurie ne reviendra pas. Michael part alors se cacher dans la maison abandonnée de son enfance. Et c’est justement là qu’un jeu télévisé va s’installer, le but étant de passer une nuit dans la maison d’un tueur célèbre. Bien entendu, Michael ne l’entend pas de cette oreille et très vite, ça va saigner.


Ce n’est pas d’une finesse remarquable, on tombe rapidement dans le schéma classique du genre comme on en voit pas mal depuis le succès de Scream. Mais tout le prologue, le mélange réalité-virtuel (le jeu étant diffusé en direct sur le net, les spectateurs peuvent voir le tueur avant les victimes) étant assez bien exploité, et Michael Myers étant de nouveau assez inquiétant, le film trouve son chemin jusqu’à un final des plus classiques, à savoir il crame... Mais il se relève ! Ah si, encore une chose : on meurt d’envie de voir son visage, et à chaque fois qu’on croit que ça va se produire, c’est râpé.


Et c’est pourtant un vrai mystère parce qu’à la base, et on le voit dans la version télévisée d’Halloween, Carpenter avait rajouté une scène où le Dr Loomis allait voir le jeune Myers à l’hôpital, et on découvrait un enfant au visage angélique. Et ça, ça fout encore plus les jetons, donc on préserve le mystère pour rester sur l’image de cet enfant, ange devenu démon. Côté DVD, les bonus se révèlent assez intéressants : on apprend ainsi que toute la maison est fabriquée de toutes pièces dans un studio d’après les photos du premier, on a droit à quelques scènes coupées qui ont bien fait de l’être (comme souvent), et à des fins alternatives dont une qui aurait été radicale pour Michael Myers. Sauf qu’on aurait jamais pu avoir droit à un éventuel neuvième épisode, alors que là, tout est encore permis.


Film : 6/10 DVD : 6/10


Bonus : film-annonce ; à propos des web-cams ( !) ; visite guidée des décors ; scènes coupées ; fins alternatives ; entretien avec Jamie Lee Curtis sur le tournage ; comparaison film-story-board ; rushs des acteurs. Copie 16/9ème avec vostf.


Stéphane Thiellement



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