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  Sommaire - BD -  Le Scorpion : T.7 - Au Nom du Père

"Le Scorpion : T.7 - Au Nom du Père" de Marini et Desberg

À la fin du tome précédent, qui clôture le premier cycle, le Scorpion voit disparaître, avec la vraie Sainte-Croix, le seul moyen à sa disposition pour confondre la félonie de Trebaldi. Toutefois, avant de sombrer dans le gouffre, Rochnan, le capitaine des moines guerriers, lui suggère de chercher du côté de sa mère et des raisons de son supplice.
Le Scorpion doit donc fouiller ce passé obscur, à Rome, retrouver les éléments du drame et la trace des assassins qui ont fait brûler sa mère.
Mais pendant que notre héros bataillait au Moyen-orient, les choses ont changé dans la Ville Éternelle. Trebaldi impose une loi de fer sur les Romains en voulant délivrer leur âme du péché, sur sa famille où son père regimbe et révèle à Cosimo, un autre de ses fils, un secret effrayant, sur les royaumes terrestres comme l’Espagne, la France qui envoient des ambassadeurs aux ordres. Le Scorpion trouve un allié en la personne du cardinal De Curtis, un ami de Javeloy. Mais, seul dans Rome, peut-il faire front à tous les dangers qui le menacent, d’autant qu’il est diminué psychologiquement, rongé par la découverte d’un terrible secret ?

Stephen Desberg, tenant d’une action débridée, garde un rythme frénétique à toutes les aventures de son héros, qu’elles concernent les luttes avec ou sans les sbires de Trebaldi, ou qu’elles soient relatives aux joutes amoureuses de son personnage. Avec quelques révélations fortes, il éclaircit des situations, explicite et expose des sentiments, apporte des confirmations, valide des éléments de l’intrigue dans un sens que l’on pressentait cependant depuis quelques épisodes. Mais ce fin renard relance tout de suite l’intérêt en mettant en place de nouveaux coups de théâtre dont on attend le développement avec impatience. Du grand art !

Quand à Enrico Marini, il fait du « Marini », c’est-à-dire qu’il est toujours aussi talentueux. Son dessin fait merveille pour mettre en scène de telles aventures car il sait, comme personne, donner du dynamisme à ses personnages et des lignes agréables à ses héroïnes.

Au Nom du Père, premier volet d’un nouveau cycle, ouvre la porte à une suite d’aventures qu’il ne faut, sous aucun prétexte, manquer !

Serge Perraud

Le Scorpion : T.7 - Au Nom du Père, scénario de Stephen Desberg, dessins d’ Enrico Marini, Dargaud, novembre 2006, 48 pages, 9,80 €



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