SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No106
106
E
n
 
K
i
o
s
q
u
e
s
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  A - F -  Destination finale 3 (Final destination 3) - Edition zone 2 Collector
"Destination finale 3 (Final destination 3) - Edition zone 2 Collector"
de James Wong
 


Avec Mary Elizabeth Winstead, Ryan Merriman, Texas Battle
Metropolitan Vidéo

Troisième (et certainement dernier, à moins de prochains « direct-to-vidéo »...) opus d’une franchise inaugurée il y a maintenant six ans sur la variante la plus originale du « slasher » de base. En effet, le tueur n’y est autre que... La mort elle-même. Après un premier film surprenant car inédit et sympathique, une séquelle bien meilleure cinématographiquement (l’accident de la route du prologue demeure encore un traumatisme aujourd’hui !!!), voici un dernier volet qui renoue avec les débuts puisqu’on retrouve aux commandes le duo créateur de ce jeu de massacre « trop drôle », à savoir Glen Morgan (co-scénariste, réalisateur de « Willard » et d’un autre remake à venir, « Black Christmas ») & James Wong (réalisateur du premier, co-scénariste, a aussi réalisé « The one » avec Jet Li), deux petits surdoués ayant faits leurs armes avec Chris Carter sur « X-files » et « Millenium ». Ben, ce n’est pas pour ça que ce « Destination finale 3 » surpasse le précédent. C’est juste un autre chapitre où la Mort rate encore ses cibles, et cherche à tout prix à récupérer ses âmes perdues. Tout cela est très bien troussé, humour macabre à souhait, très gore aussi, voir spectaculaire si on se réfère au grand-huit qui déraille, mais qui n’obtient jamais la force de l’accident routier du second volet. Et malgré un travail d’écriture plus abouti (c’est le point fort du duo), force est de reconnaitre que le filon se tarit un tantinet. Maintenant, se retaper en une fois la trilogie (un coffret réunissant les trois volets sort en même temps) est un plaisir coupable assez jouissif, de pur fan, limite « geek », du genre, un peu comme quand on se retape toute saga horrifique telle que celle des « Vendredi 13 » ou celle des « Freddy » (l’ayant fait récemment, le sixième est quand même difficile à supporter, le plus nul de la série, c’est lui !). Bon, mais malgré tout, cette édition DVD est la meilleure des trois, c’est-y pas un comble ça, hein ? Pourquoi ? Hé bien déjà, même si le procédé dénature selon mon humble avis le film tel qu’il fut découvert (imaginez un tableau de Maître où chacun pourrait y changer un détail, où resterait le plaisir de simple amateur de cette œuvre ?), on peut « interactiver » durant le film sur la vie et la mort de certains protagonistes. Et là, ce n’est pas un attrape-nigaud : c’est remarquablement bien intégré au film, car pensé comme tel depuis le début donc tout est très soigné, comme une scène coupée rajoutée au dernier moment. Le premier film interactif digne de ce nom est né. Ensuite, l’autre énorme morceau de choix réside sur le second disque avec un making-of comme on n’en voit pas si souvent, surtout pour un tel film : c’est archi complet, drôle, passionnant, surprenant, à un point que cela en devient presque meilleur que le film ! Et c’est grâce à ces deux « stars » (le reste se situant largement en dessous qualitativement) que cette édition réellement Collector donne à ce troisième chapitre ses lettres de noblesse quant à son édition DVD. Rattraper le coup de cette façon, ce n’est rien d’autre que du grand Art !

Note film : 6/10
DVD : 10/10 : copie excellente, format d’origine 2.35, image 16/9ème compatible 4/3 - Bonus : disc 1 : commentaire audio du réalisateur, du co-scénariste et du chef-op’ - scènes alternatives avec option interactive. Disc 2 : making-of de 90 mn - les coups du destin - documentaire sur les codes du genre - focus sur certaines scènes - scène intégrale du commissariat - bandes-annonces.
St. THIELLEMENT



Retour au sommaire