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  Sommaire - Livres -  S - Z -  Spirale meurtrière



"Spirale meurtrière "
de
Meg O’Brien

Editeur :
MYRA
 

"Spirale meurtrière "
de Meg O’Brien



Avis de Valérie

Meg O’Brien a un talent certain et reconnu aux Etats-Unis pour ses romans policiers. Spirale meurtrière (dont le titre n’a rien à voir ni avec le récit ni avec son titre original, et c’est bien dommage) a un petit côté polar noir des années 70, lorsque le détective mâtiné au bourbon et à la cendre froide nous racontait sa journée, à la Carter Brown. Ceci, principalement parce que l’action se déroule à Los Angeles, pas très loin de Hollywood, même si les personnages tournent autour du milieu de l’édition et non pas du cinéma. Et rassurez-vous l’histoire est bien moderne et n’a rien à voir avec un Philip Marlowe californien.

Car au centre du récit, nous trouvons un agent littéraire de 33 ans dont son talent pour la négociation lui a permis de monter une petite écurie d’écrivains. Certains sont des best-sellers, ce qui lui procure même un luxe qu’elle a reconverti en des bureaux bien situés et une maison en bord de plage à Malibu. On peut dire que tout va bien dans la vie de Mary Beth Conahan jusqu’au moment où on assassine ses auteurs d’une manière particulière : à coup de godemiché ancien et en ivoire en plein dans le troisième oeil ! Au départ, on pense à un crime homophobe comme il y en a déjà eu à Hollywood Ouest. Puis dans une petite ville de la côte, un troisième écrivain est occis de la même manière. Le souci étant que Mary Beth se trouvait sur les lieux du crime à sa recherche pour lui proposer un contrat mirifique, et que plus ça va, plus les flics la soupçonnent.

Mary Beth ne sait plus quoi penser : qui a intérêt de tuer ses amis qui, de plus est, lui rapportent de confortables revenus. En pleine nuit, on frappe à sa porte, une clocharde lui demande l’hospitalité en se disant son amie. Après quelques efforts de mémoire, Mary Beth reconnaît effectivement sa meilleure amie de collège : Lindy. Cette dernière est dans un état lamentable et lui demande de l’aide pour sauver sa fille des griffes de son mari...

On se demande bien comment Meg O’Brien va nous sortir de là, et au final, comme son héroïne le répète souvent, la solution doit être plus simple que ce que l’on découvre au fil des pages en prenant le principe du rasoir d’Ockham à témoin.

La narration est intéressante car bien que classique, elle nous entraîne une page après l’autre à découvrir la solution. Pas vraiment de stress, mais juste un plaisir non dissimulé dans la lecture. Mary Beth est un personnage de roman étonnant. Après tout ce qui lui arrive elle continue d’avancer, de s’acharner dans la direction qu’elle pense être la bonne, en mettant de côté sa peine et son angoisse. C’est une femme moderne, mais blessée, qui accepte de redonner sa confiance à son ancienne meilleure amie qu’elle n’a pas vue de puis plus de 10 ans alors que tout la pousse à penser qu’elle peut-être mêlée à ce ramdam. Elle donne plus d’importance à son instinct et à ses convictions qu’aux faits. Et on est pas loin de penser que ça va la mener à la catastrophe !

Le suspens nous amène jusqu’à la dernière page sans voir le temps passer grâce au style fluide de l’écrivain. Il est intéressant également de noter tous les trucs et astuces pour se faire publier, car l’univers décrit (celui de l’édition) l’est fait avec beaucoup de justesse et on se demanderait presque si Meg 0’Brien ne règle pas ici quelques comptes.

Fiche Technique

Langue : Français
Éditeur : Harlequin
Sortie : 1 mars 2006
Collection : MIRA
Format : Broché - 432 pages
Style : Roman policier style suspens
Prix : 10,95 €
Dimensions (en cm) : 14 x 3 x 21






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