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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  Le Singe Tueur

"Le Singe Tueur" de William Night



Titre : The Ape
Réal : William Night
Avec : Boris Karloff
Maris Wrixon
Gertrude Hoffman
Henry Hall

Durée : 62 minutes
Origine : USA
Année : 1940
Genre : Savants fous et monstre
Editeur : Bach Films

VERDICT:3 / 6

Résumé :

Un savant tente de guérir sa voisine, atteinte de la polio, après le décès de sa femme et de sa fille des suites de la même maladie. Un singe échappé d’un cirque va lui permettre de trouver les fluides spinaux nécessaires à la confection d’un seruum, mais les conséquences seront désastreuses.

Critique :

William Nigh s’offre ici un remake lointain de son propre film, House of Mystery (1934), lui-même adapté d’une pièce de théâtre d’Adam Shirk. Curt Siodmak en co-signe le nébuleux scénario, qui permet surtout à Boris Karloff de livrer une classique mais agréable composition de savant fou.
Comme pour pas mal de série B de cette époque, la durée est réduite et comme l’ensemble ne dure qu’une heure, le spectateur ne s’ennuie pas vraiment, d’autant que les rebondissements sont de la partie.
Si la première demi-heure est plutôt décevante car bien trop bavarde, la suite remonte le niveau et s’avère relativement sympathique. Singe tueur échappé, villageois organisant des battues, etc. Du clichés mais pas désagréable pour autant.
Le Singe Tueur n’a rien d’exceptionnel bien sûr mais, dans le style série Z vieillotte et distrayante, on en a pour son argent.
Le faible budget dispensé au cinéaste, les séquences de cirque disséminées ici et là pour atteindre la (courte) durée réglementaire et le final prévisible tempèrent l’enthousiasme mais l’ensemble demeure acceptable.
La principale attraction du métrage (et sans doute l’argument de cette sortie DVD) reste toutefois Boris Karloff, lequel offre une belle composition dans un film qui, avouons le, n’est pas à la hauteur de son talent. William Night n’est pas James Whale ou Karl Freud mais Karloff ne prend pas son job par-dessus la jambe et soigne sa prestation, ce qui est tout à son honneur.
Ses admirateurs (et quel VRAI fan de fantastique ne l’est pas ?) seront donc ravis de le retrouver ici pour un prix très démocratique.

Pizzoferrato Fred (2005)



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