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  Sommaire - BD -  Donjon Monsters, tome 7 : Mon fils le tueur

"Donjon Monsters, tome 7 : Mon fils le tueur" de Joann Sfar, Lewis Trondheim, Blutch

Pour qui ne connaît pas l’épopée du Donjon, sachez qu’elle se sépare en plusieurs sagas. L’intérêt est de pouvoir développer des chroniques parallèles qui, sans être indispensables, enrichiront l’histoire principale en approfondissant la psychologie des personnages.

Le dernier sorti fait parti de la saga "Donjon Monsters", c’est à dire qu’il met en exergue d’un personnage secondaire. Même si on l’aurait bien vu également dans la série "Potron-Minet" car Hyacinthe (le chef du Donjon à venir) est omniprésent.

On retrouve donc avec grand plaisir, 10 ans après le dernier épisode, Horus et Hyacinthe personnages clés dans l’aventure du Donjon dont les vies vont se voir une fois de plus chamboulées par un complot sournois ainsi que pour la première fois, le chéri de ses dames : Marvin. Mais pour l’instant car bien jeune, il n’est que le chéri de sa maman qui l’accompagne.

Leur relation filiale est très forte et aux limites de la possessivité, mais c’est bien cette relation qui est au centre de l’album et en est la bonne surprise. Elle permet de nous montrer un Marvin tendre, innocent, naïf et si mignon. On regrette que sa mère ne soit pas plus présente dans les autres BD car elle a un sacré tempérament que les auteurs auraient bon goût de développer dans un prochain "Donjon Monster".

Si l’histoire est très intéressante et son dénouement fatal, on regrette presque que son amené ne soit pas plus fouillé. Pour tout dire cela méritait ou un roman, ou un double album tant la narration sait nous retenir. La coloration générale du scénario est violente, grave sombre, mais également saupoudré de cet amour filiale qui même s’il n’est pas ostentatoire est si bien dosé que l’on garde de la dernière scène, pourtant si violente, une tendresse particulière.

Cette fois-ci, l’album est illustré par Blutch. Son trait épais et ses dessins ébauchés apportent les bonnes images pour illustrer les idées. C’est l’une des particularités des Donjons, souvent illustrés par des artistes différents, l’ensemble demeure homogène d’un livre à un autre.

On ne reviendra pas sur la qualité intrinsèque de l’écriture, elle est comme à son habitude brillante. Si vous ne connaissiez pas le talent de Sfar, entre autre, et que cet album vous plaisait, jetez-vous avec autant de moyen que votre bourse vous le permet sur le reste des Donjons, mais aussi les Olives Noires, le Chat du Rabbin, les petits et grands vampires....

Un très bon épisode sentant la fin d’une époque qu’il ne nous tarde pas de découvrir tant on souhaiterait que cela dure.



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