SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No102
103
E
n
 
K
i
o
s
q
u
e
s
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  S à Z -  Saw
"Saw"
de James Wan
 

Avec Danny Glover, Monica Potter, Cary Elwes, Leigh Whannell
Metropolitan Vidéo

Un des chocs du début 2005 avec « Calvaire ». A la revoyure, « Saw » n’est tout de même pas aussi grandiose que lors de sa première vision (d’où une notation inférieure à celle du film lors de sa sortie, pour les maniaques du détail). Il n’en demeure pas moins un très bon film d’horreur, réussi dans le portrait d’un tueur vindicatif sur les injustices de ce monde, comme ceux qui pourraient vivre normalement la chance que leur vie leur procure mais qui cherchent à vicier ce bonheur des choses simples. C’est certainement ce qu’il y a de mieux dans le film, ce petit côté « Seven ». Après vient la roublardise de l’identité du tueur, qu’on ne peut absolument pas deviner avant la fin et après tant de faux préposés au machiavélisme montrés du doigt. Et il y a le reste, à double tranchant. A savoir une telle frénésie, conjuguée à une description sordide de l’environnement de cette histoire qui renforce le malaise du film. Mais qui en même temps en montre les limites : les faux-raccords pullulent, le jeu des acteurs est parfois proche du néant total (mention spéciale à Cary Elwes) et cela masque aussi l’amateurisme d’un réalisateur dont c’est le premier film et qui ne possède pas la trempe de bien de ses confrères quand ils furent dans ce cas-là (remember Sam Raimi, Jaume Balaguero, Guillermo Del Toro, John Carpenter, etc...). Eux avaient déjà un talent inné qu’ils ont peaufiné, James Wan, lui, a besoin de prendre encore quelques leçons. Car à y regarder de plus près, la mise en scène de « Saw » colle peut-être au sujet mais en y regardant de plus près, le sujet n’occulte-t-il pas non plus le non-professionnalisme de certains ? Un avis qui se confirme encore plus quand on regarde le condensé de making-of (comme il est appelé !) d’une durée d’un peu plus de 2 minutes où Wan avoue que tout s’est fait dans l’urgence, sur un rythme effréné courant sur 18 jours ! Effectivement, c’est très court mais il ne pouvait en être autrement vu la maigreur du budget. Tout cela pour dire que pour l’heureux spectateur découvrant « Saw » pour la première fois, le choc sera là ; pour les autres, il y aura un arrière goût dans la bouche qui nuira au plaisir de le revoir. Mais une chose est certaine : le film n’appelait pas une suite, à savoir un « Saw 2 » qui ne retrouve jamais l’originalité de son modèle, ni sa frénésie, qualité obtenue dans l’urgence et un manque de moyens qui peut servir des passionnés comme ce fut le cas de James Wan et Leigh Whannell. Car « Saw 2 » amplifie encore plus les défauts de son prédécesseur par un confort certes relatif mais tout de même logiquement plus présent pour toute suite à un excellent succès commercial au vu de la mise de départ. Enfin, concernant cette édition vidéo, très sobre, rien d’affriolant à se mettre sous la dent, c’est la mode en ce moment, car on annonce une version « longue » du film (franchement, ce n’est peut-être pas ça qui va rehausser le film, hein, mais bon, wait and see comme dirait l’autre...) qui logiquement, devrait avoir des bonus bien plus conséquents. D’un autre côté, une fois encore, l’une des qualités de « Saw » vient de son rythme, son âpreté, choses qui risquent de disparaître avec cette version dite « longue »...

Note : 7/10 DVD : 4/10 (copie excellente, format d’origine 1.85 image 16/9ème)
Bonus : commentaire audio de James Wan & Leigh Whannell ; condensé de making-of ; vidéo-clip de Fear Factory avec version non censurée ; making-of du vidéo-clip ; galerie d’affiches promos ; ensemble de bandes-annonces de l’éditeur liées au Fantastique.

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire