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  Sommaire - DVD -  M - R -  Psychose phase 3
"Psychose phase 3"
de Richard Marquand

Avec Katharine Ross, Sam Elliott, Charles Gray
Néo Vidéo

Fidèle à sa politique, NeoPublishing sort un inédit en DVD datant de la grande époque du Fantastique, non pas de la Hammer (une association inévitable pour certains !) mais de celle de fin des années 70 au milieu des années 80. Après la vague Fulci, magnifique, voici que sort aujourd’hui « Psychose phase 3 ». Ne me demandez pas l’explication de ce titre, je l’ai toujours ignoré et l’ignore encore, le seul à la connaître devant être celui qui l’a inventé ! En cherchant dans tous les sens, on ne la trouvera pas de toutes façons. Par contre, il est mille fois plus étrange, mystérieux, inquiétant que le banal « Legacy » (soit « L’héritage ») original, et il participa pour beaucoup à la renommée dans nos vidéo-clubs d’antan du film. Situé dans le sillage du Fantastique démoniaque spectaculaire dans ses morts brutales à la « Malédiction », « Psychose phase 3 » porte au moins une signature clef dans le genre, celle du scénariste Jimmy Sangster qui oeuvra souvent pour la célèbrissime Hammer citée plus haut. Et à la surprise générale, encore aujourd’hui, « Psychose phase 3 » tient très bien la route malgré ses petits défauts d’antan...
Architecte américaine, Margaret Walsh (Katharine Ross, une habituée du genre à l’époque, vue dans « Le mystère Stepford », mais surtout connue pour « Butch Cassidy & le Kid ») se voit proposer un chantier en Angleterre très bien rémunéré. Accompagné de son boy-friend (Sam Elliott jeune, incroyable, déjà toute une présence !), elle s’y rend et suite à un accident, ils se retrouvent hébergés dans le château de son commanditaire, l’étrange et excentrique milliardaire Jason Mountlive. Quelques heures plus tard, d’autres invités arrivent pour une longue nuit qui verra désigné l’héritier de la puissance de l’empire Mountlive avec pour Margaret une vérité encore plus extraordinaire et terrifiante pour son avenir.
Ambiance très british, progression dramatique à la « 10 petits nègres » (chacun meurt à tour de rôle dans des circonstances ici surnaturelles et impitoyables), « Psychose phase 3 » remplit parfaitement un cahier des charges de l’époque lié au succès de « La malédiction ». Tout ce qui est satanique est alors à la mode mais dans une interprétation bien plus moderne qu’avant. Fini le Satan en créature mi-bélier, mi-homme, et bienvenu à un Satan homme d’affaires, magnat de multinationales. Fini aussi les meurtres banals, ici, on continue dans la surenchère déterminante du Mal à l’état pur dont le pompon est celui d’un homme brûlé vif et dont les morceaux sont donnés aux chiens ! Raffinerie typiquement britannique. Tout cela donne donc un film toujours aussi envoûtant qui se suit curieusement sans aucun signe d’ennui, malgré une musique parfois immonde (celle du générique est d’une ringardise limite insupportable !) et quelques ellipses de scénario toutefois minimes. Quant à la fin, tout comme « La malédiction », autre temps, autres mœurs, le Mal triomphe avec élégance (curieux de voir comment le remake de « La malédiction » va gérer ça aujourd’hui...) et immoralité, faisant de « Psychose phase 3 » (titre finalement débile mais aussi génial commercialement parlant !) un des meilleurs shockers gothiques des années 80, de ceux à posséder dans toute bonne DVDthèque fantastique. Maintenant, un petit problème au niveau des bonus : les interviews annoncées sont... Inexistantes, hé oui. Donc, on se contentera de filmographies et de bandes annonces. Dommage, parce qu’on aurait bien aimé entendre celle d’époque (il bouffe les pissenlits par la racine depuis pas mal d’années maintenant) de Richard Marquand qui plus tard réalisera « Le retour du Jedi ».

Note : 8/10 DVD : 2/10 (copie excellente, format d’origine 1.77 image 16/9ème)
Bonus : filmographies ; bandes-annonces.

St. THIELLEMENT



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