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  Sommaire - BD -  Venin : Pin-Up numéro neuf

"Venin : Pin-Up numéro neuf" de Yann et Berthet

Yann et Berthet nous offrent le neuvième album de cette série hors catégorie. Dorothy Partington est toujours à la hauteur ! (Dargaud)


Inclassable ! Comment pourrait-on cataloguer une femme qui change de nom, de peau et de métier aussi souvent que Dottie ?

Dottie avait du s’expatrier pour échapper à la mafia de Las Vegas. Elle est maintenant sur l’archipel d’Hawaï toujours désireuse d’échapper à un passé qui la rattrape sans cesse.

Son activité principale est de récolter le venin d’un serpent aquatique le « Yellow-bellied » [1] afin de le revendre à un laboratoire pharmaceutique.

D’ailleurs le scénario commence très fort, on peut lire d’entrée :
« Un serpent est constitué principalement d’une tête au bout d’une queue.
Si on y réfléchit bien, le reptile et l’homme partagent de nombreux autres points communs...
 »

On sent tout de suite qu’elle est quelque peu désabusée,notre Dottie chérie. C’est sur ce ton que Yann nous décrit les aller-retours de notre Diane châsseresse de serpents entre les différentes personnalités avec qui elle lie connaissance. Car malgré l’action qui en découle, cette histoire est, avant tout, une série de rencontres avec des caractères plus ou moins charmants, dangereux ou horripilants, mais toujours entiers. Et Dottie sait très bien s’y prendre pour ne pas s’y attacher afin de pouvoir d’autant mieux les fuir, voir même les éliminer si sa survie est en jeu.

L’aventure est déclinée en deux albums :
- le tirage standard, 60 pages en couleurs sur papier glacé.
- le tirage hors-série des dessins originaux en noir et blanc, collector plutôt pour les puristes, 68 pages [2] sur papier type velin.

Tiens, à ce propos, c’est en lisant la version noir et blanc que le défaut m’a sauté aux yeux. Une peintre de ma connaissance m’ayant un jour assuré que les mains était une des parties du corps humain les plus difficiles à croquer [3], depuis, je m’applique à détailler les mimines de presque tous les personnages dessinés que je croise. Souvent dans une BD, vous n’avez que deux sortes de mains, les masculines et les féminines, les enfants ayant des mains de femmes en miniature. Relisez un Lucky Luke et regardez les mains horribles que dessinait Morris, d’énormes paluches faites pour donner les ramponeaux dans un saloon. En fait, comme on s’attache en général à d’autres parties anatomiques des personnages [4], les petits défauts des mains sont tout à fait acceptables. Je digresse et je ne sais plus où j’en suis...

Ah oui ! C’est en regardant les mains que j’ai vu cette incongruité [5]. Regardez ces deux vignettes : version couleurs et version noir et blanc. Si le mouvement de la main gauche de Fook est réel, essayez de reproduire celui de Dottie sans vous tordre le bras et je vous paye un merle blanc [6] !

Voilà, maintenant, si je croise Philippe Berthet à Angoulême, il va m’étrangler, c’est sûr ! D’autant plus que ça n’altère en aucun cas l’histoire qui reste absolument magnifique !!!

Tof Fauvet



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