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  Sommaire - BD -  Les filles ne passent pas pour des billes, qu’on en parle et qu’on se le dise

"Les filles ne passent pas pour des billes, qu’on en parle et qu’on se le dise" de Philippe Tome & Marc Hardy

Philippe Tome ayant passé la main pour les aventures de Spirou et Fantasio, je suppose qu’il devait être disponible pour d’autre séries, comme Soda ou Feux justement. Sa plume n’a pas chômé. Un scénario au cordeau dont voici un extrait en quatrième de couverture :

« ILS étaient PUISSANTS.
ILS étaient CRAINTS.

ILS avaient un LANGAGE, un DIEU et même une CIVILISATION.

C’était Ogunn, l’EMPIRE des REPTILES.

Une étoile est tombée du ciel, qui transportait la promesse de leur disparition.

Cette étoile est une FEMME.

Elle s’appelle FEUX »

C’est Marc Hardy (Pierre Tombal) qui assure le dessin. Au début j’avais un peu peur que son dessin typé et pas trop réaliste aille peu à ce genre d’histoire. Crainte inutile, il s’est sublimé : ambiance sauvage. Le dessin se suffit à lui même, d’ailleurs le premier texte n’apparaît que dans les cartouches en « voix off » à la page 10 et il faut attendre la page 14 pour lire le premier dialogue !

La deuxième surprise est que l’album est édité chez Dargaud, connaissant les auteurs comme des piliers de Dupuis, y aurait-il eu du rififi dans les contrats, ou est-ce juste une coïncidence ? Le reproche qu’on peut faire à Dargaud est d’avoir imprimé sur un album de petites dimensions, ils auraient pu lui accorder la taille telle que celle des albums des éditions du Soleil. Certes moins pratique à ranger dans un sac à dos, mais tellement agréable sur l’oreiller. Surtout à plus de 12 € le bijou, il aurait franchement pu être plus grand, ça sent la frilosité commerciale, tout ça.

D’aucun penseront peut-être que l’histoire a du mal à décoller et qu’il faudra attendre la suite pour voir un peu plus d’aventure. Le premier album de la série pose les décors, les personnages, on a une petite impression des gentils et des méchants, on ne voit pas qui deviendra le futur traître (il y en a un dans toutes les bonnes familles).

Je ne vois pas l’histoire comme une héroic fantasy habituelle, il y a quelque chose de plus beaucoup plus étrange et merveilleux que le suspens qui fait transpirer et je me pose ma question préférée : “Mais où veulent-ils en venir ?”

Tof Fauvet



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