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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  Ilsa la louve des SS

"Ilsa la louve des SS" de Don Edmonds


Titre : Ilsa - She Wolf Of The S.S.
Réal : Don Edmonds
Avec : Dyanne Thorne
Gregory Knoph
C.D. Lafleur
Nicole Ridell
Sandy Richman
Tony Mumolo
Durée : 95 minutes
Origine : USA
Année : 1974
Genre : Nazi-exploitation
Editeur :
Suite : Ilsa, Chienne du Cheik

4/6

Résumé :

Ilsa, la blonde doctoresse nazie, mène diverses expériences dans le Camp Médical Numéro 9. Elle torture avec énergie de nombreuses femmes afin de prouver que ces dernières sont supérieures à l’homme. La nymphomane frustrée s’éprend pourtant de Wolfe, un prisonnier américain capable de tenir la distance une nuit entière

Critiques :

Ce premier volet de la tétralogie culte suscita, lors de sa sortie, une levée de bouclier et l’indignation de l’ensemble des critiques. Il faut dire que le film n’y allait pas de main morte et se positionnait comme un modèle de “nazi porn”, à savoir un film érotique ultra-violent exploitant, fort complaisamment, les exactions commises durant la Seconde Guerre Mondiale. La recettes n’était pourtant pas neuve puisque le premier exemple en est le fameux et banni Camp Spécial Numéro 7, datant de 1968.
Apparemment tourné sur le plateau de la série télé Hogan’s Heroes (Stalag 13), le film prend pour cadre un camp de prisonniers, le Medical Camp N°9, dans lequel sévit Ilsa, une doctoresse nazie, blonde et sadique, dotée d’une énorme poitrine.
Durant une heure trente vont ainsi se succéder une castration en gros plan, des orteils broyés à la tenaille, des tortures sexuelles diverses, des viols et mutilations, des scènes érotiques sado-masos aux limites du porno, de l’urologie et une foule de violences barbares (les maquillages sont excellents) particulièrement vicieuses.
L’hémoglobine coule évidemment à flot dans une série de vignettes gore à souhait d’une cruauté rarement vue à l’écran. Bref, il s’agit d’un authentique catalogue de perversions qui s’achève en bain de sang.
La scène la plus marquante intervient sans doute lorsqu’un général nazi dîne en regardant une jeune juive mourir pendue à une corde, les pieds posés sur de la glace qui, lorsqu’elle fond, entraîne un long et douloureux étranglement. Ensuite, Ilsa, seulement vêtue de ses bottes de cuir (mais pas d’un chapeau melon !), pisse longuement sur le général, satisfait de ce traitement. D’autres séquences clés montre la tortionnaire enfoncer un vibromasseur électrifié dans l’intimité de plusieurs prisonnières.
Le métrage pose, évidemment, la question de la censure et certaines personnes, y compris de fervents adeptes de la pornographie, demandèrent qu’il soit considéré comme illégal et interdit.
L’état d’Israel n’apprécia pas, mais alors vraiment pas, ce film qui lança la vague du “nazi-porn” avec, pour exemple : Bourreaux S.S. 1 & 2, La Dernière Orgie du Troisième Reich, Train Spécial pour l’Enfer S.S., Camp d’Amour pour Chiens Jaunes, Kolossal Orgies, S.S. Girls, La Maison Privée des S.S., Fureur S.S., S.S Camp5, Horreur Nazies, Les Nuits Chaudes de la Gestapo, Les Déportés de la Section Spéciale S.S., Hôtel du Plaisir pour S.S., Holocauste Nazi, et, dans une genre plus respectable, Salon Kitty de Tinto Brass ou même Portier de Nuit, sans oublier la récente tétralogie chinoise Camp 731.
On peut cependant considérer Ilsa, au-delà du malsain, comme une bande dessinée pour adulte, érotique, horrible, sanglante et délirante, qui s’impose en vrai classique trash. Le côté irréaliste est d’ailleurs souligné par ces prisonnières aux formes généreuses et cette ambiance de douce folie. Il paraît évident que le produit ne cherche aucunement le réalisme et doit se rapprocher davantage des scénarios de pornos basiques ("bonjour, je suis le plombier", "quelle bonne surprise, justement mes canalisations ont besoin d’être entretenues !") que de l’œuvre historique.
Les cinéphiles pervers y trouveront certainement leur compte en matière de sexe

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