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  Sommaire - Dossiers -  Changements climatiques et SF : froid !

"Changements climatiques et SF : froid !"

Damien Dhondt
 

(Voir également nos dossiers sur la "Compagnie des Glaces")


J’ai eu l’idée de consulter de nouveau 
le n°9 du fanzine de jeu de rôle Apsara 
spécial "Grands froids"
Les remarquables rédacteurs de ce fanzine 
(oui, je suis l’un d’entre eux et alors ?) 
ont déjà rédigé les textes sur :

LES ROMANS

Edgar Allan Poe Les aventures d’arthur Gordon Pym
et sa suite Le Sphinx des glaces de Jules Vernes
R M Hahn & H. Push Dans les blizzards du temps
John W. Campbell Le ciel est mort
Michael Moorcock Le navire des glaces
et les nouvelles de James Roberts & Keith Roberts
ayant pour cadre cet univers
Gary Kilworth Captifs de la Cité des glaces
Dean R Koontz Une porte sur l’enfer
Pierre Barbet Glaciation nucléaire
Serge Brussolo Boulevard des Banquises
Jean Lazarin Le baigneur
Ramsey Campbell Soleil de minuit

BD

Cauvin/ Sandron Des chariots dans la steppe
Jeanine & Renée Rahir série Barry Lan
Smolderen/ Marini les premiers tomes de la série Gipsy
Christian Gine/ didier Convard série Neige

Damien Dhondt

L’hiver nucléaire

Les conséquences d’un petit échange thermonucléaire sont connues depuis longtemps : une onde de choc qui dévaste tout sur son passage, un effet thermique carbonisant les alentours et des radiations mortelles (instantanées ou à long terme). Ensuite, on s’aperçut qu’il fallait ajouter au moment de l’explosion une fâcheuse impulsion électromagnétique qui était très douée pour s’attaquer aux installations électriques. Mais, ce n’est qu’en 1982 que les scientifiques comme Carl Sagan ont mis en évidence une nouvelle conséquence des explosions atomiques : l’hiver nucléaire.
Les explosions nucléaires associées aux incendies provoquent la formation de tonnes de poussières et de fumées qui sont projetées dans la stratosphère où elles s’empressent de masquer le soleil, provoquant aussitôt l’obscurité et une baisse brutale de la température, d’où des chutes de neige et la formation de glaces sur les rivières, les fleuves, les mers et les océans, tandis que sur terre les plantes servant de nourriture aux hommes et aux animaux herbivores sont détruites si le refroidissement se produit au printemps ou en été. De toute façon, une récolte postérieure est assez aléatoire en raison du gel et... Ah oui, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé des ouragans. En effet, les mers se refroidissent moins vite que les terres, ce qui se traduit par une forte différence de pression entre ces deux zones, ce qui entraîne, comme tout météorologue vous le dira, la formation de véritables ouragans et ceci jusqu’à une centaine de kilomètres à l’intérieur des terres, ce phénomène pouvant s’accompagner de pluies diluviennes qui peuvent arracher les terres arables à moins bien sûr que le gel ne stoppe cette nouvelle catastrophe. Bref, il est temps de commencer à compter les boîtes de conserves. Ainsi, si vous avez survécu aux explosions, aux incendies, aux radiations, au froid et à la famine, vous pourrez assister à la fin de l’hiver nucléaire. A ce moment, vous croirez en avoir terminé. Grave erreur ! Les oxydes d’azote projetés dans la stratosphère ont consciencieusement attaqué la couche d’ozone. De ce fait, au retour du beau temps, les rayons ultraviolets vont pouvoir s’en pendre avec entrain aux plantes et au plancton. Quant aux mammifères (n’oublions pas que les hommes font partie de cette catégorie d’animaux), leur système immunitaire sera supprimé, leur peau brûlée et leurs yeux détruits, d’où une augmentation des maladies, des cancers de la peau en pagaille et des cécités.
Bon, maintenant, voici quelques chiffres (théoriques bien sûr, car il n’y a pas eu jusqu’à présent d’expériences réelles, excepté dans le cas d’incendies de forêt et des incendies de puits de pétrole koweitiens, durant la première guerre du Golfe, Saddam Hussein a réussi à faire baisser la température moyenne de 10°).
Pour des explosions de 1000 mégatones (1) (soit 2250 explosions de 0,2 à 1Mt), la température après 20 jours est de 7°C, après 80 jours de 12°C et redevient normale après 200 jours. Pour une utilisation de 10000 Mt, la température est de -40°C après un mois et de -20°C au bout de neuf mois et -3°C après un an.

Damien Dhondt

(1) Les explosions d’Hiroshima et de Nagazaki faisaient 20 Kt chacune


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