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  Sommaire - Livres -  G - L -  Bref Rapport sur une très Fugitive Beauté



"Bref Rapport sur une très Fugitive Beauté"
de
Jérôme Leroy

Editeur :
Les Belles Lettres (1 février 2002)
 

"Bref Rapport sur une très Fugitive Beauté"
de Jérôme Leroy



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Le lecteur un peu regardant, amateur de science-fiction de choc, d’intrigue bien menée et de sensibles réflexions sur notre condition humaine, serait sans doute peu attiré par un livre bardé d’un tel titre et d’une couverture qui, soyons francs, est loin d’être une œuvre d’art... Si je me suis fendu de cette longue phrase d’introduction, c’est évidemment pour ensuite conclure par un “le lecteur un peu regardant aurait bien tort” de bon aloi. Et donc, le lecteur un peu regardant aurait bien tort de passer son chemin. Car ce “Bref rapport”, sans être un chef-d’œuvre est de ces romans solides, qui racontent une histoire sans fioriture et qui secouent le lecteur de la première à la dernière page. Nous plongeons donc tête la première dans une Ville (de-ci de-là on reconnaît des éléments de Lille, de Paris et d’ailleurs...) qui va, pour on ne sait quelle raison, basculer dans le chaos à la suite de l’apparition d’un virus particulièrement destructeur et “conscient”. Cette conscience est d’ailleurs décortiquée par l’auteur dans de courts chapitres qui ponctuent l’action et nous éclairent sur cette “Rouge”, le nom du virus, qui semble vouloir épargner les épicuriens bons vivants pour réduire en bouille sanglante les moutons assommés par une société de consommation et de privilèges à son apogée.


Au-delà de cette dichotomie un peu facile, avouons-le, Jérôme Leroy parvient à dresser une galerie de portraits que l’on verrait parfaitement bien interprétée par des gueules du cinéma français d’aujourd’hui, dans une adaptation à grand spectacle de ce “Bref rapport”. Le tout avec un sens du rythme qui doit beaucoup au roman populaire et aux best-sellers efficaces de nos voisins anglo-saxons. Le meilleur compliment que l’on puisse d’ailleurs faire à ce livre, c’est de trouver dommage sa présence dans une collection grand format (dirigée par les anciens de chez NéO, mais tout même), alors qu’il aurait parfaitement eu sa place dans une grande maison populaire comme le Fleuve Noir de la belle époque. Mais finalement, peu importe le flacon pourvu que l’on ait l’ivresse, non ?


Bref Rapport sur une très fugitive beauté, Jérôme Leroy, Le Grand Cabinet Noir, 192 p.


Christophe Corthouts







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