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"Le Dernier Testament"
de
Philip Le Roy

Editeur :
Au diable vauvert
 

"Le Dernier Testament"
de Philip Le Roy



8/10

Toulousain d’origine depuis quarante-trois ans, ce diplômé d’une école de commerce est devenu scénariste pour la publicité et le cinéma, avant de se tourner vers l’écriture de romans. Ce qu’il a publié, en 1998 et 1999 chez Atout Editions, a retenu l’attention de nombre de lecteurs et donné lieu à des critiques élogieuses telle celle de Michel Abescat dans Le Monde : « Un thriller mené tambour battant, une sorte de bombe textuelle hypervitaminée... » D’ailleurs, son premier livre, Pour adulte seulement, n’a-t-il pas décroché le premier Prix du polar à Toulouse en 1998 ?
L’auteur reconnait être très influencé par le cinéma et particulièrement par le travail de metteurs en scène comme Hichtcock, De Palma et Tarantino.
Son nouveau roman, Le Dernier Testament s’inscrit dans la lignée des thrillers mystico-scientifico- mystérieux. Surfant sur la vague du sacré, l’auteur concocte un récit qui mêle, en une intrigue aux multiples développements, un testament mystérieux venu de l’an 70, un projet scientifique dénommé : Lazare, une émanation du Mal qui ne recule devant rien, même pas devant les assassinats les plus atroces et un crack du profiling retiré des affaires depuis le meurtre de sa femme, voici trois ans. La chute finale, au Vatican, lève le voile (selon l’auteur) sur l’un des secrets les mieux gardés de l’humanité. Entre temps, l’action, menée tambour battant, promène le lecteur de l’Alaska aux Philippines, de la Californie à l’Europe.

Tout commence en Judée, lorsqu’un couple âgé enterre soigneusement, avant de disparaître, des rouleaux de peau sur lesquels l’homme a couché, en araméen, la rédaction de ses mémoires.
L’action se poursuit à Fairbancks, en Alaska. Un agent du FBI attend dans un laboratoire où deux prix Nobel de Médecine et une infirmière travaillent, un correspondant qui doit lui apporter les rouleaux réapparus. Sans semonce, le visiteur tire sur tout ce qui bouge, y compris sur trois rats dans une cage et sur un mourant placé en table d’opération. Il s’empare d’une casette vidéo, nettoie et disparait.
Lance Maxwell, le n°2 du FBI convainc Nathan Love de sortir de son isolement pour venger son ami, l’agent du FBI victime de la tuerie. Sur place, celui-ci doit faire, à contre-cœur, équipe avec l’agent Kate Nootak, une native. Le mystère s’épaissit encore lorsque le cadavre du mourant est identifié. Il s’agit du corps d’un explorateur polaire décédé depuis un an.

Le public des amateurs a déjà eu l’occasion de découvrir le style et la capacité de Philip Le Roy à structurer une intrigue, à la mener à son terme sans faiblesse, avec un tempo rapide. Il possède un sens de l’action, un style très visuel. Les références cinématographiques sont multiples. Mais l’auteur cite particulièrement La Nuit du Chasseur de Charles Laugthon. Il anime un héros partagé entre l’ascétisme vers lequel il veut tendre et la réalité qui lui impose de se battre et de tuer.
On ne s’ennuie pas à la lecture de ce livre malgré les nombreuses références à toute une sagesse mystique, une culture et une philosophie de guerrier asiatique.
Mais, est-ce une nouvelle mode, une mutation grammaticale, car ce n’est pas la première fois que, dans différents livres, en quelques semaines, je trouve la confusion entre « autant » et « au temps »(Page 129) ?

Serge Perraud

Le Dernier Testament, Philip Le Roy, Au diable vauvert, février 2005, 694 pages, 23 €






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