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  Sommaire - Livres -  G - L -  Le Siège de Briançon



"Le Siège de Briançon"
de
Jacques Replat

Editeur :
 

"Le Siège de Briançon"
de Jacques Replat



Un roman gothique ressorti de l’oubli

Jacques Replat est un écrivain du XIXe siècle, né à
Chambéry en
1807 et ayant vécu à Annecy jusqu’à sa mort, en 1866. Ces
deux villes
appartenaient alors au duché de Savoie, possession du roi
de Sardaigne.
Or, après l’intermède napoléonien, les rois Charles-Félix
et
Charles-Albert ont voulu ramener les vieilles traditions
locales, et il
s’en est suivi une littérature marquée par le romantisme et
le courant
gothique : on chantait le Moyen Âge et la dynastie de
Savoie. Le
merveilleux chrétien assumait le rôle fixé par
Chateaubriand dans le
Génie du Christianisme : les anges remplaçaient les dieux
de l’épopée
antique. Replat a écrit quelques poèmes en vers sur des
légendes
locales, ainsi que des recueils de rêveries historiques et
légendaires.
Mais il a aussi écrit deux romans historiques chargés
d’éléments
féeriques à la manière de Walter Scott. Or, les éditions Le
Tour, à
Samoëns (Haute-Savoie), en ont réédité un, en 2003 : le
Siège de
Briançon. J’en ai assuré, à vrai dire, la préface. Le cadre
en est la
Savoie du XIe siècle : dans la vallée de la Tarentaise,
vivait le
seigneur de Briançon (qui n’est pas celui des Hautes-Alpes)
 : et il
rançonnait la population. Il se faisait aider, pour cela,
de sa
demi-sœur, née d’une princesse d’Orient : elle pratiquait
la magie
noire. C’est le principal élément fantastique du roman, qui
baigne
néanmoins tout entier dans une atmosphère étrange et
onirique. Le genre
de l’épopée nationale se traduit par la guerre menée par le
comte de
Savoie, à la demande de l’Église catholique, contre ce
seigneur maudit,
lié au diable de façon quasi certaine. Un roman poétique et
émouvant,
mais un peu cher : l’éditeur fera volontiers un rabais, à
la demande.
Cela paraît d’autant plus nécessaire que la présentation,
jolie en
elle-même, contient des erreurs qui ressortissent, il faut
l’avouer, à
l’amateurisme.

Rémi Mogenet






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