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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  Désirs meurtriers

"Désirs meurtriers" de Sergio Martino


 

Titre : Craving Desires
Réal : Sergio Martino
Avec : Andrea Rontaco
Vittoria Belvedere
Serena Grandi
Durée : 98 minutes
Origine : Italie
Année : 1995
Genre : Sexy-thriller
Editeur :

2 / 6

Résumé :

Luigi, fiancé à une riche héritière ennuyeuse, succombe aux charmes juvéniles de sa cousine, laquelle l’entraîne dans une spirale de perversions (miam !) d’actes de plus en plus dangereux (oh !). La belle nymphette serait-elle une dangereuse schizophrène meurtrière à ses heures perdues ? (SPOILER : la réponse est oui !)

Critiques :

Le DVD est parfois une bénédiction pour les amateurs de bis. Témoin ce Craving Desires, petit décalque italien de Basic Instinct et Liaison Fatale vendu dans les magasins de grande distribution au prix incroyable de UN euro. Devant cette jaquette alléchante (l’héroïne en bas noir et porte-jarretelles), le cinéphile pervers succombe évidemment à la tentation. Ensuite, il passe une heure et demie devant son écran et a un peu honte mais tant pis, parlons de ce film.
Il s’agit d’une réalisation de Sergio Martino, spécialiste du bis auteur de produits tels La Montagne du Dieu Cannibale, Alligator, L’Etrange Vice de Madame Wardt, Le Continent des Hommes Poissons, L’Amérique à Nu, Atomic Cyborg, 2019 Après la Chute de New-York, etc. Bref, un artisan rompu à tous les genres pourvu qu’ils soient populaires.
Ici, l’homme propose une très banale intrigue où l’important réside dans les nombreuses séquences soit disant érotiques, lesquels ressemblent à celles vues dans les téléfilms M6 (ou AB3 pour les Belges) de fin de soirée. Bref, du tout bon pour les nostalgiques de Hollywood Night. Au programme :

Des dessous affriolants :

De belles poitrines généreusement révélées :

Une timide scène lesbienne qui débouche sur un triolisme suggéré avec le héros de l’histoire :

Agréable pour se rincer l’œil mais pas de quoi fouetter une chatte, donc.
Nous sommes en fait dans la lignée des nombreux décalques du film de Verhoeven sorti au milieu des années 90 : Bedroom Eyes (2 films), Body Chemistery (4 films), Animal Instinct (2 films), Poison Ivy (3 films), Onze Jours et Onze Nuit (3 films), Fatal Instinct, Inner Sanctuum, etc. Une intrigue minimaliste pseudo policière et des intermèdes chauds toutes les dix minutes. Rien de passionnant, surtout que Martino se montre très classique dans le sexe et ne parvient même pas à livrer quelques petites perversions jadis de rigueur chez les bisseux ritals. Reste une prédominance des bas noirs et des porte-jarretelles pour les fétichistes.
Niveau suspense, rien à signaler non plus : on comprend tout de suite ou le cinéaste veut en venir : la belle jeune femme, malade mentale et satanique débutante, paraît immédiatement suspecte. Le seul meurtre se passe hors champ et seul le résultat sera visible :

Rien de mémorable dans le jeu des acteurs, malgré la présence de l’ex-star de l’érotisme rital Serena Grandi. L’actrice tentatrice a pourtant un corps sublime et ne se prive pas de nous le montrer (du moins le haut car sa foufoune reste cachée durant tout le métrage) mais l’acteur principal avec son côté playboy irrésistible a, pour sa part, une belle tête de con.

Ben oui, c’est comme ça.
Sergio Martino déroule donc une mise en scène des plus pépères, recopie les idées des autres et ennuie souvent. Le résultat se laisse pourtant voir d’un œil distrait. Je ne sais pas trop pourquoi. Sans doute à cause des charmes de l’héroïne. On se console comme on peut avec les mauvais films. Parfois par deux scènes gore, parfois grâce à deux tétons pointant sous un chemisier.
Le final nous montre la belle dominer la tête de con, ce qui fera plaisir aux féministes. Et à moi aussi d’ailleurs. Il a vraiment trop une tête à claques.

Craving Desire n’est donc pas un bon film. Le DVD n’a pas de bonus ni de version originale. Mais à ce prix là on ne peut pas trop se plaindre. De toutes façons que vouliez vous avoir comme bonus ? Sergio Martino expliquant qu’il a réalisé un chef d’œuvre à rendre jaloux Orson Welles s’il n’était pas mort ? Vittoria Belvedere essayant ses strings ?
Non ?
Bon, ben alors, il reste le film. Pas le meilleur Martino. Ni le meilleur rip-off de Basic Instinct loin de là. Mais pas le pire non plus.
On se console comme on peut avec les mauvais films. Je vous l’ai déjà dit ? Bon, alors je retourne me coucher !

SI VOUS AVEZ AIME CE FILM, ESSAYEZ EGALEMENT :

-  Basic Instinct
-  Liaison Fatale
-  Poison Ivy

Pizzoferrato Fred (2005)



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