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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  La Louve sanguinaire

"La Louve sanguinaire" de Salvatore "Rino" Di Silvestro


Titre Original : La Lupa Mannara
Autre titre : La Louve se déchaîne
Autre titre : The Were-Wolf Woman
Autre titre : Legend Of The Wolf-Woman
Autre titre : Daughter Of A Werewolf

Réalisateur : Salvatore "Rino" Di Silvestro
Avec : Annick Borel
Frederick Stafford
Dagmar Lassender
Renato Rossini

Durée : 100 minutes
Origine : Italie
Année : 1976
Genre : Rape & Revenge / Sexploitation horrifique
Editeur : Neo-Publishing

3.5 /6

Résumé :

Dans sa jeunesse, Daniela (« moi ce que j’aime chez Daniela c’est qu’on peut s’y mettre à trois ») a été violée et depuis, elle ne peut vivre normalement. Elle se venge des hommes en mutilant ses amants mais la rencontre avec un homme prévenant lui fait espérer le Grand Amour. Hélas, après une nouvelle agression, Daniela devient folle et massacre ses assaillants. D’autant que son ancêtre était une louve-garou et qu’elle commence à se promener à poil dans les bois.

Critiques :

Tout commence par un prologue au Moyen-âge qui voit une jeune femme danser nue dans les bois. Surprise ! Elle se change en loup-garou et quelques paysans la traque alors comme dans un classique de la Hammer, style la Nuit du Loup-Garou, en plus gore et sexy

Après quelques meurtres, la lycanthrope finit sur le bûcher. Un début prometteur.
Ensuite, le film débute vraiment, cette fois à notre époque, et s’inspire largement de La Féline. Comme dans le classique précité de Tourneur, une jeune femme sexuellement frustrée se transforme en loup-garou sous l’effet de ses pulsions mal maîtrisées. Le prétexte est léger mais permet quelques scènes érotiques regardables (viol et lesbianisme inclus) et l’une ou l’autre scène gore bien juteuse jusqu’à une dernière demi-heure qui embraye sur un classique "rape & revenge" à la Wes Craven.
Les acteurs sont mauvais, la mise en scène inexistante et les dialogues affligeants, surtout lorsqu’ils se veulent sérieux et abusent d’un jargon médical ampoulé. Notons aussi la nullité aberrante des moments romantiques qui multiplient les pires clichés de carte postale, style scène d’amour au coin du feu et coucher de soleil sirupeux.
Heureusement, le cadreur caméra a manifestement compris les intentions premières du produit et balade son objectif des seins à la foufoune de l’héroïne avec une belle application. Après les 100 minutes de métrage, l’anatomie intime d’Annick Borel n’aura plus de secret pour vous.
La vengeance finale intervient après un viol complaisant et s’avère gore à souhait, même si la médiocrité de l’ensemble atténue sensiblement l’impact du métrage. La conclusion arrive ensuite, grâce au bon vieux coup du rêve prémonitoire conduisant les flics au repère de la femme loup pour un final des plus attendu.
Le résultat est évidemment assez ringard mais constitue un témoignage passable du cinéma de Sexploitation des seventies, entre gore, rape & revenge, fantastique à l’ancienne et érotisme. A voir un soir d’ennui.
Il ne fallait sans doute pas attendre de miracle de la part du réalisateur de perles telles A 16 ans dans l’enfer d’Amsterdam et Les Déportées de la Section Spéciale SS. Mais, dans l’ensemble, le produit atteint ses objectifs.

SI VOUS AVEZ AIME CE FILM, ESSAYEZ EGALEMENT :

-  La Féline
-  Œil pour Œil
-  Les Vampires du Docteur Dracula

Pizzoferrato Fred (2005)



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