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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  Quatre dollars de vengeance

Titre Original : Cuatro Dolares de Venganza
Autre titre :
Réalisateur : Jaime Jesus Balcazar & Alfonso Balcazar

Avec : Robert Woods
Angelo Infanti
Dana Ghia
Antonio Casas

Durée : 84 minutes
Origine :
Année : 1968
Genre : Western
Editeur : Le Film Retrouvé (DVD)

Cotation : 7 / 10

Résumé : Le lieutenant Dexter se voit confier la mission de transporter une grande quantité d’or. Mais il est pris dans une embuscade. Des bandits s’emparent du magot et Dexter est l’unique survivant de son détachement. Il est alors accusé de trahison et condamné aux travaux forcés. Après son évasion, Dexter commence une implacable vengeance.

Critiques :

Un sympathique petit western qui reprend une trame bien connue. Le moins attentif des spectateurs aura en effet reconnu le schéma narratif du comte de Monte-Christo : trahison, jalousie amoureuse, condamnation au bagne et évasion en prenant la place d’un compagnon de cellulue décédé. La suite est tout aussi classique : le lieutenant assassine les conspirateurs en laissant sur les lieux une pièce de l’or soit disant volé, symbole de sa disgrâce.
Malgré ce scénario prévisible et passe-partout, le film parvient à divertir. Pourtant, la mise en scène n’est pas toujours inspirée et l’interprétation ne vole pas bien haut. Robert Woods est de surcroit peu charismatique. Parfois, le cinéaste livre une belle idée, comme lorsque le vengeur craque une allumette qui révèle son visage dans la pénombre. Un plan bien maîtrisé qui confère au héros un côté quasi surnaturel d’ange exterminateur proche de certains pistolero du cinéma italien.
Les rebondissements, aussi attendus qu’ils soient, parviennent malgré tout à soutenir l’intérêt et le spectateur pardonne même les énormes facilités de l’intrigue : le vengeur semble toujours présent au bon endroit et au bon moment pour entendre un indice utile à son enquête.
Le final verse même dans le film de cape et d’épée avec un duel à l’arme blanche, sur un escalier, entre le héros trahi et le grand méchant qui n’est autre que...chut ! Je ne vais pas vous livrer la clé de ce petit suspense, même si cela paraît évident dès les premières minutes.
Quoiqu’il en soit un divertissement estimable qui se rapproche du modèle américain et évite toute violence à la différence de la plupart des westerns européens de l’époque. A voir en famille sans se poser trop de question, donc.

Pizzoferrato Fred (2004)



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