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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  I Piss On Your Grave

"I Piss On Your Grave" de Eric Stanze


 


Titre : I Spit On Your Corpse &
I Piss On Your Grave
Ou : Humiliation
Réal : Eric Stanze
Avec : Emily Haack (Sandy)
Durée : 67 minutes
Origine : USA
Année : 2001
Genre : Rape & Revenge
Editeur : Emporium Movies

2/6

Résumé :

Kidnappée par son ancien amant, Sandy se retrouve dans une maison en compagnie de trois personnes ayant jadis voulu abuser d’elle. Après avoir tué son amant, elle se retrourne contre les prisonniers.

Critiques :

L’exemple typique du cinéma amateur le plus excessif et d’un goût douteux. Vu le budget et les conditions de tournage, l’image est granuleuse et terne, les mouvements de caméra hasardeux et le son horrible.
Les acteurs, par contre, sont plutôt convaincants, en particulier Emily Haack qui paye de sa personne et livre une performance extrême, dans le plein sens du mot. Doté d’un physique grassouillet mais néanmoins sensuel, cette actrice au look punk se livre de manière impudique à une caméra qui la filme en gros plan alors qu’elle enfonce un morceau de bois dans son intimité durant plus de cinq minutes. Hardcore et hardgore, même combat ?
Malgré une durée restreinte, le cinéaste éprouve apparemment quelques difficultés à tenir la distance et nous donne en pâture des séquences bizarres, polarisées et étranges : il filme ainsi une église ou un cimetière durant de longues minutes, bercé par une bande son assez crispante.
Après une demi-heure, Stanze se lance dans les humiliations promises. Suite au meurtre de son ancien amant éventré à coup de barre de fer, Sandy règle leur compte aux trois prisonniers qui, tous, ont voulu l’abuser à un moment donné.
Le premier lui proposa de la drogue contre du sexe mais Sandy refusa. Elle le force d’abord à uriner dans son pantalon avant de lui brûler le visage et les couilles avec une cigarette. La victime défèque alors sur le sol et Sandy l’oblige à manger sa merde jusqu’à la lie. Vu ses protestations, elle lui enfonce les excréments dans la gorge et le tue à coup de hache.
Le second prisonnier exigea jadis de Sandy une fellation en échange d’une promotion. Aujourd’hui, elle l’oblige à sodomiser le cadavre de son compagnon mais, devant son refus, lui tire une balle entre les jambes et le laisse se vider de son sang.
Le troisième prisonnier a, lui, carrément saouler Sandy lors d’une soirée avant de la violer. Elle lui réserve donc un sort plus raffiné. Après l’avoir douché, elle dîne avec lui en tête-à-tête et, au cours d’une parodie dépressive de repas romantique, raconte sa vie, ses humiliations et les abus qu’elle a subi. Elle conclut en disant qu’elle ne veut plus se laisser faire et propose une séance très perverse au jeune homme qui accepte, contraint et forcé.
Sandy l’attache sur un lit, sur le ventre, et se masturbe durant cinq bonnes minutes avec un manche de brosse qu’elle fait glisser profondément entre ses cuisses, jusqu’à l’orgasme. Après cet intermède pornographique, la jeune femme déroule un préservatif sur le morceau de bois et l’enfonce dans l’anus de sa victime, accélérant le mouvement avec une telle brutalité qu’elle finit couverte de sang. Elle l’achève alors d’un coup de couteau dans la nuque.
Le dernier plan nous montre Sandy dans un hôpital, nous affirmant que, dorénavant, tout ira bien.

Ce genre de métrage donne une profonde impression de malaise et laisse ouverte des interrogations sur la censure. Peut-on vraiment tout montrer ? Le caractère volontiers extrême, le mélange suffoquant de pornographie, de violences malsaines et de tortures horribles en réserve en tout cas la vision à un public très averti.
Cela dit, on peut se demander, plus simplement, quel est le véritable but d’un tel produit, auquel il est difficile de prendre le moindre plaisir. Une volonté de choquer, sans doute. Mais pourquoi une telle hargne ? On ressort de cette heure et quelques minutes de projection avec un sentiment de dégoût tenace.
Les scènes gore sont très amateurs et d’une violence pure qui s’éloigne radicalement du divertissement sanglant coutumier. Les séquences érotiques ou carrément pornos ne provoquent pas la moindre excitation, plutôt une aversion prolongée. Seule la curiosité peut, en fait, motiver la vision de cette production répugnante et d’un intérêt limité.
Personnellement, je préfère Bad Taste ou les films de Gregory Dark. Mais vous faites ce que vous voulez si vous êtes adultes et vaccinés. Faudra pas vous plaindre si vous êtes malades ensuite. Actuellement, I Piss On Your Grave est Numéro 1 dans mon hit-parade personnel de l’atroce. Beurk !

SI VOUS AVEZ AIME CE FILM, CONSULTEZ UN PSY !
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