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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  La Revanche des mortes vivantes

"La Revanche des mortes vivantes" de Peter Harsone, alias Mike Strong, alias Pierre B. Reinhard.


Réalisateur : Peter Harsone, alias Mike Strong, alias Pierre B. Reinhard.

Avec : Véronique Catanzaro -
Sylvie Novak -
Kathryn Charly -
Anthea Wyler -

Durée : 90 minutes
Origine : France
Année : 1986
Genre : Horreur érotique
Editeur :

Cotation : 2 / 10

Résumé :

Un homme préfère déverser des produits chimiques dans un cimetière plutôt que de payer ses taxes. Evidemment, trois jeunes filles récemment décédées sortent alors de leur tombe pour semer la terreur dans un petit village.

Critiques :

Une série Z incroyablement mauvaise, due à un pornocrate reconverti dans le gore à petit budget.
Coupable du seul porno français en relief (Le Pensionnat des Petites Salopes), Pierre B. Reinhard, alias Mike Strong, tourne cette histoire idiote en parallèle à un autre film. Ce-dernier, un X sado-maso appelé Dressage, utilise les mêmes interprètes et décors afin de rentabiliser un investissement pourtant fort réduit.
Parfois drôle (volontairement), souvent assez comique (au second degré !), l’intrigue est totalement stupide mais ponctuée de séquences érotiques ou gore assez malsaines. Les maquillages (signés Benoît Lestang) sont corrects si on excepte le look atroce des zombies femelles, portant de simples masques, leur corps n’étant inexplicablement pas atteint par la décomposition. La pirouette finale tente pourtant une petite explication au phénomène : les soi-disant zombies sont toujours vivantes, il s’agissait d’une machination. On retrouve là un twist jadis largement utilisé par quelques séries B horrifiques des seventies, on ne criera donc pas trop au génie !
Ringard, complaisant, volontiers porté sur le sexe, sanguinolent et, surtout, épouvantablement nul, cette Revanche s’impose comme un des plus pires navets jamais distribués.
Quelques séquences, pourtant, témoignent d’une certaine volonté de choquer.
Les mortes vivantes violent ainsi une prostituée avant de lui transpercer le vagin à l’aide d’un sabre. Elles écrivent ensuite, en lettres de sang, "tu es morte par là où tu as péché". On mentionnerait la similitude avec la scène quasi-similaire de Seven si les interprètes n’étaient pas aussi nulles.
Notons aussi une castration vicieuse et un accouchement immonde : une femme, sous sa douche, voit son entre-jambe corrodée par un acide jusqu’à ce que son bébé s’échappe de la matrice ensanglantée.
Bref, voici un produit passablement raté qui essaie maladroitement de retrouver le ton malsain de certains films italiens des seventies mêlant horreur et porno. En particulier les X de Joe D’Amato comme La Nuit Erotique des Morts Vivants, Porno Holocaust ou encore Emanuelle en Amérique.
Malheureusement, l’intérêt est nul, les interprètes épouvantables et la mise en scène routinière au possible, que ce soit dans les passages érotiques ou les séquences gore. A éviter.

Pizzoferrato Fred (2004)



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