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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  Ilsa : Ultimes Perversions

"Ilsa : Ultimes Perversions" de Jess Franco


Titre Original : Greta The Mad Butcher / Ilsa The Wicked Garden
Autre titre : Greta la Tortionnaire / Le Pénitencier des Femmes Perverses
Réalisateur : Jésus Franco

Avec : Dyanne Thorne -
Erik Falk -
Lina Romay -
Jésus Franco -

Durée : 90 minutes
Origine : Suisse
Année : 1976
Genre : Sexploitation / Naziporn
Editeur :

Cotation : 6 / 10

Résumé : Dans un pays d’Amérique Latine, la doctoresse Ilsa / Greta soigne les perversions sexuelles et les nymphomanes. Mais une patiente, Rosa, s’échappe et prévient le docteur Arcos en parlant de mauvais traitement. Ramenée, l’évadée est ensuite assassinée. La sœur de Rosa, Abigael, décide d’enquêter et s’introduit dans la clinique. Elle découvre finalement que sa sœur est toujours vivante et que Ilsa se sert de sa clinique comme couverture pour supprimer les opposants à la dictature. Elle alimente aussi un fructueux marché de snuff movies en filmant les tortures sexuelles, viols et meurtres de ses victimes.

Critiques : Quatrième volet de la saga Ilsa, ce-dernier est en fait un démarquage pirate de la trilogie officielle. On reconnaît là les procédés de Jésus Franco qui reprend l’interprète de Ilsa, à savoir Dyanne Thorne, et lui offre un rôle identique, celle de la tortionnaire Greta. Mais, histoire d’attirer davantage le client, Franco rebaptise ensuite son héroïne Ilsa. Bref, une embrouille supplémentaire à l’actif du réalisateur.

Sexploitation oblige, le cinéaste ne se prive pas pour en donner au spectateur pour son argent. Dyanne Thorne, la poitrine énorme et les rondeurs sensuelles, viole de jeunes femmes avant de les torturer. On note ainsi une ablation des mamelons, un œil arraché, un visage carbonisé, des coups divers, des flagellations, etc. Sexe et sadisme se mêlent avec frénésie, au long de nonante minutes bien éprouvantes.

La séquence la plus choc intervient lorsque Ilsa plante de nombreuses aiguilles dans la poitrine de son amante et esclave, avant de lui faire violemment l’amour. Le métal pénètre la chair de la victime et amène la sadique doctoresse à l’extase.
Franco verse aussi dans la scatologie pure lorsque l’héroïne se voit contrainte de lécher avec application l’anus d’une prisonnière qui vient de déféquer.
Notons enfin une finale totalement délirante qui voit les jeunes incarcérées se venger en dévorant Ilsa vivante, tandis que le directeur de la prison filme la scène avec satisfaction.

Rarement un film de prison de femmes (ou WIP - à savoir Women In Prison) s’est-il montré aussi complaisant, à tel point toutefois qu’il est difficile de prendre cela autrement qu’au second degré.

On devine le réalisateur sous l’influence des fameux fumetti italiens, ces bandes dessinées pour adultes qui détaillent à longueur de pages meurtres et sadisme sexuel.

Il est évident que ces Ultimes Perversions ne constituent pas un bon film dans le vrai sens du terme mais les amateurs de véritables déviances et de cinéma choquant devraient y trouver leur compte en matière d’érotisme extrême, de gore atroce et de sadisme forcené.

Pizzoferrato Fred (2004)

Les diverses versions de "Greta" :


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