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  Sommaire - DVD -  G - L -  Le beau-père (Stepfather)
"Le beau-père (Stepfather)"
de Joseph Ruben

Avec Terry O’Quinn, Jill Schoelen
Elysées editions

Dans la multitude de films sortant chaque mois en DVD, il arrive qu’on tombe sur d’excellentes surprises, du moins au niveau du film. Techniquement, par contre, de légères déceptions sont aussi à attendre. Prenez par exemple Le beau-père : il s’agit là sans nul conteste du premier meilleur film de joseph ruben. Suite à cet excellent thriller, on attendait beaucoup de lui à chaque nouveau film. Si on ne fut pas du tout déçu par Coupable ressemblance (avec James Woods en avocat plus que cool), Ruben signa aussi le très moyen Les nuits avec mon ennemi (Julia Roberts poursuivie par un mari un peu psychopathe sur les bords), revint en meilleure forme avec Le bon fils (seul rôle valable pour l’exaspérant Macaulay Culkin en gamin psychopathe face au jeune Elijah Wood), puis ensuite il y eut le médiocre Money train, suivit par Loin du paradis (basé sur l’histoire vraie d’un touriste condamné à mort pour avoir jeté son vélo en Thaïlande, remake du français Force majeure) et prochainement avec Mémoires oubliées, thriller surnaturel moyen dans la mouvance de Sixième sens. Bref, Ruben est très inégal. Mais avec Le beau-père, indubitablement, il signait un petit bijou, une merveille de suspense très noir.

Un homme prend sa douche, se rase, coupe ses cheveux s’habille, prend un attaché-case et descend les escaliers de sa maison pour sortir. Au passage, il enjambe les cadavres des membres de la famille qu’il venait de créer et qui finalement l’a déçu. Il a donc tout effacé et est prêt à recommencer ailleurs. Il trouve une femme et sa fille. Sauf que cette dernière ressent quelque chose d’inquiétant chez ce beau-père qui se veut parfait.

La force du film, c’est une mise en scène au scalpel quant à la description de la recréation d’un environnement familial exemplaire par un des serial-killer les plus originaux que nous ait montré le cinéma. Ensuite, cet homme est incarné avec une perfection qui le fit connaître plus qu’il ne le pensait du public par Terry O’Quinn, qu’on a récemment vu en supérieur de Lance Henriksen dans Millenium. L’acteur a parfaitement compris la subtilité du jeu qu’il devait appliquer pour crédibiliser au maximum un tel individu. Son souci de perfection, de moralité, d’image respectable vis à vis des autres ne vacille jamais, tout comme ses excès de rage soudaine explosent non pas caricaturalement mais bel et bien dans une logique de sa schizophrénie si particulière. De tout cela naît donc un film proprement terrifiant en bien des points, même les plus normaux, le tout dans une mécanique parfaitement bien huilée à tout niveau. Maintenant, même si cette édition ne possède pas de bonus, on fera cependant la grimace quand on verra que la copie est en « format respecté » 1.33 - 4/3. Heureusement qu’il y a une vostf et que la qualité est bonne, parce qu’autrement, malgré tout le bien qu’on pense du film, on l’aurait purement et simplement ignoré.

Stéphane Thiellement

Note : film : 9/10 DVD : 1/10
Bonus : nada.



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