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  Sommaire - DVD -  A - F -  Critters, l’intégrale
"Critters, l’intégrale"
de Stephen Herek, Mick Garris, Kristin Peterson & Rupert Harvey

Avec Don Opper, Dee Wallace-Stone, M. Emmet Walsh
Metropolitan Vidéo

Alors que les Gremlins avaient été au top du box-office, la toute jeune firme New Line sortait en toute modestie une variante avec de drôles de bestioles venues du fin fond de l’espace, au look terrifiant et en même temps... Assez mignon ! En effet, les Critters semblent avoir été inspirés par Taz, le personnage gloutonnement débile des Looney Tunes : une grosse boule de poils, avec des épines de porc-épic sur l’arête dorsale et surtout une mâchoire impressionnante garnies de centaines de petites dents. Donc ces bestioles tombent du ciel en plein cœur de l’Amérique profonde, pourchassées par des chasseurs de primes qui ont la faculté de pouvoir prendre la physionomie de qui ils veulent quand ils le veulent. 4 films furent donc consacrés aux Critters, le premier étant le meilleur niveaux effets spéciaux, l’histoire étant assez banale : les critters arrivent, bouffent tout, font plein de conneries et se font dégommer par les culs-terreux qui se rendent enfin compte que les extra-terrestres sont là et qu’ils ont faim. La recette de Critters : un peu d’horreur gore, pas d’épouvante et beaucoup d’humour. Et c’est ce qui marche le mieux : toutes les conneries que font les critters sont source de gags assez croquignolents ! Le second épisode reprend à la fin du premier (les critters sont morts mais ils ont pondu des œufs !), soigne plus ses effets spéciaux, mais se traîne plus que son prédécesseur quant au déroulement de son intrigue. Pourtant écrit par David Twohy (Timescape, The arrival, Pitch Black, Abîmes, et Les chroniques de Riddick pour ses scénarios-réalisations, Terminal velocity, Waterworld et GI Jane pour ses simples scénarios : plutôt plus que bon le gars !) qu’on reconnaît au hasard d’une ou deux séquences géniales (comme ce critters géant formé de centaines de critters collés les uns aux autres), il est aussi réalisé par le mollasson Mick Garris (La nuit déchirée, Shining version Tvfilm). L’échec du film au box-office fera que les deux suites seront directement destinées à la vidéo. Critters 3 est définitivement le plus faible avec l’invasion d’un HLM par les gloutons de l’espace. Et le quatrième, pour finaliser définitivement la licence Critters, même si il rehausse un poil le niveau, tant au niveau de l’intrigue que des effets spéciaux, demeure cependant très moyen quant au résultat final, où les critters sont cette fois dans l’espace, foutant le bordel dans un vaisseau spatial ; On pense un peu à Jason X quand on voit Critters 4. Alors dire qu’un jour, on aura peut-être un Freddy vs. Critters, ça fait peur sauf au producteur New Line, bien entendu. Sinon, cette tétralogie sort dans d’excellentes copies, format 16/9ème, avec vostf, mais absolument sans bonus à part un petit peu de bandes-annonces. D’un autre côté, 4 disques pour 40 Euros, et puis, dans la série B, Critters possède quand même une bonne place, alors on peut se laisser tenter à rigoler encore des conneries de ces peluches voraces.

Stéphane Thiellement

Note : film : 6/10 DVD : 1/10
Bonus : bandes-annonces de films Seven 7.



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