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  Sommaire - DVD -  A - F -  Audrey Rose
"Audrey Rose"
de Robert Wise

Avec Anthony Hopkins, John Beck, Susan Swift
MGM Home Vidéo

Un autre inédit DVD de chez MGM, qui date de la période des années 70 où le Fantastique devenait peu à peu un genre plus « respectable » qu’avant, plus réaliste, nanti de moyens que les succès d’œuvres telles que L’exorciste ou La malédiction apportèrent. Concernant Audrey rose, on trouve deux noms bien connus, Robert Wise et Frank De Felitta, le premier étant le cinéaste « oscarisé » pour West Side Story et surtout, plus intéressant dans ce qui nous intéresse, de La maison du diable qui est La référence du film de maison hantée (auquel Jan DeBont a donné un remake honteux, baptisé Hantise chez nous, qui fait aujourd’hui encore une grosse tâche sur sa filmographie !). Le second, Frank de Felitta, est écrivain, surtout connu pour avoir retranscrit en livre-roman un fait divers, celui du cas de la jeune Audrey Rose. Avant d’y revenir, signalons quand même que De Felitta n’est pas un très bon auteur, car à part un excellent suspense maritime, Le jugement de la mer qu’a failli porter à l’écran ce dingue de William Friedkin, tous ses romans suivants sont assez laborieux.

Audrey Rose, c’est une gamine qui semble s’être réincarnée dans le corps d’Ivy, la seule enfant d’un couple très ordinaire. Cette invraisemblable vérité leur est révélée par le père d’Audrey Rose qui a vu sa femme et sa fille mourir carbonisées dans un accident de voiture. Et curieusement, tous les cauchemars d’Ivy semblent se rapprocher de la mort affreuse d’Audrey Rose.

Et tout le but du film, c’est de nous faire admettre l’impensable et de savoir comment cela peut se terminer. A la surprise générale, Audrey Rose est un excellent film, dans la mouvance de tous ceux faits à la même période, milieu et fin des années 70, qui savaient instaurer une ambiance, générer un suspense, et asséner des scènes-chocs assez fortes. Pas encore sénile (il le sera dans un de ses derniers films, mauvais ersatz de West Side Story, intitulé Rooftops), Robert Wise déploie tout son talent pour faire vivre le scénario de De Felitta. On se surprend encore aujourd’hui à être terrifié par les crises d’Ivy, et à être bouleversé par le désarroi de ses parents et le chagrin du père d’Audrey Rose. Rien ne tombe jamais dans la caricature ou l’excès, et plus de vingt-cinq après, Audrey Rose demeure toujours aussi bon. Un gage de qualité que peu de films du genre ont de nos jours. Comme d’habitude chez MGM, le DVD ne possède qu’une très bonne copie du film, qui a au moins le mérite d’avoir un transfert 16/9ème, détail qui n’existait pas sur le zone 1. C’est peu, mais vu la « richesse » du produit, c’est beaucoup.

Stéphane Thiellement

Note : film : 8/10 DVD : 1/10
Bonus : nada.



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