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"La proie des rêves"
de
Michael Marshall Smith

Editeur :
Calmann-Lévy (15 septembre 1999)
 

"La proie des rêves"
de Michael Marshall Smith



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Hap Thompson est intérimaire. Mais pas vraiment dans la manutention. Non, son domaine à lui, c’est le recyclage des rêves d’autrui. Les gens riches ont cette fâcheuse tendance à mépriser par moments les bonnes mœurs : quoi de plus utile que de se délester, au moins temporairement, de ses souvenirs gênants, afin d’avoir bonne conscience ? Je sais, ça ne change rien à ce qu’on a fait, mais voyez-vous, les gens riches ont un énorme avantage sur le commun des mortels, c’est qu’ils sont riches ! Hap se fait du fric donc, mais comme tout ce qui est illégal, ça foire à un moment : une affaire de trop, un meurtre dans la tête, une jeune femme suicidaire, un inspecteur compétent, une ex-femme tueuse à gages... Bref de quoi bien passer la prochaine semaine ! Le pire, c’est quand même quand son propre réveil n’arrête pas de vous taper sur les nerfs avec ses remarques acerbes et ce don inexplicable qu’il a de toujours vous retrouver.


Se situant dans un proche futur, La Proie des rêves est à la fois un excellent polar, un très fin roman d’anticipation, une critique sans concession de l’Amérique actuelle et du genre humain dans son ensemble (rien que ça ! Eh oui, la SF ça va chercher loin), et même une réflexion métaphysique, un peu moins réussie que le reste cependant. Michael Marshall Smith est un écrivain réellement talentueux, qui sait, à mon avis, utiliser pour le mieux le genre littéraire qu’est la SF, lui donnant toute sa saveur.


Michael Marshall Smith, La Proie des rêves, Pocket, traduit par Hélène Collon, 442 p.


Pierre-Alexandre Vigor






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