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"L’île "
de
Sigríður Hagalín Björnsdóttir

Editeur :
Gaïa
 

"L’île "
de Sigríður Hagalín Björnsdóttir



Nous en sommes donc là, commente Ulfhildur en éteignant la télévision. La reine blanche est devenue Premier ministre et les brigades de sauveteurs sont armées.
Non, corrige Hjalti, les sauveteurs ne sont pas armés.
Pas encore.

L’Islande a toujours été fière de son passé. Elle envisageait l’avenir avec sérénité. Puis, toute communication avec le monde extérieur fut soudain coupée. Les satellites et câbles sous-marins ne transmettaient plus rien. Même les ondes radios ne parvenaient plus jusqu’à l’île. Les navires islandais envoyés vers les pays voisins ne sont pas revenus. Pour les Islandais il est impossible de savoir si le monde extérieur existe encore.

Le journaliste Hjalti Ingolfsson se trouve en première ligne pour couvrir les évènements. Le premier ministre se trouvant à Berlin lors de la coupure des communications, c’est Elin Olafsdottir la ministre de l’intérieur qui devient le nouveau premier ministre.

Des premières mesures sont bientôt prises pour faire vivre en autarcie les habitants de l’île. Ainsi il n’y aura plus de subventions accordées par l’État aux universités et institutions liées à la culture et à la santé.

Maria Ana Pacheco, l’ancienne compagne de Hjalti, est violoncelliste. Avec ses camarades musiciens elle tente un dernier baroud d’honneur en participant à un orchestre symphonique. Elle parvient jusqu’à la salle de concerts malgré des manifestants hostiles. Alors que le concert débute le plafond s’effondre. Maria est une des rares rescapées de l’explosion. C’est à l’hôpital qu’elle apprend que la piste de l’attentat à la bombe a été écartée. Il ne peut s’agir que d’un vice de construction.

Peu après les principaux membres de l’opposition qui réclamaient des élections sont arrêtés pour complot. Parmi les choses qu’on leur reproche figure l’attentat contre la salle de concert. Ce n’est plus un vice de construction ? Pas quand les accusés sont des opposants politiques !

Peu après Hjalti Ingolfsson découvre l’existence d’un rapport inquiétant. Il apparaît que l’Islande peut nourrir au maximum 200 000 personnes. Or, la population de l’île s’élève à 350 000 personnes. Pour le nouveau gouvernement et une grande partie de la population il est évident qu’il y a des gens en trop sur cette île, à commencer par les étrangers (résidents et touristes) et puis ceux dont l’apparence ne correspond pas aux Vikings qui, il y a 1 200 ans, ont colonisé l’Islande. Or Maria est espagnole et l’un de ses deux enfants a la peau noire.

Durant tout le roman aucune explication ne sera fournie quant à l’origine de la catastrophe. Les protagonistes découvrent peu à peu des phénomènes inquiétants. Ainsi les oiseaux migrateurs ne reviennent pas dans l’île.

L’auteur s’est concentré sur les réactions individuelles et collectives, face à une catastrophe inattendue. Elles évoluent avec le temps et ne sont pas à l’honneur de l’être humain.

Damien Dhondt

Auteur : Sigríður Hagalín Björnsdóttir _ L’île _ Roman traduit de l’islandais par Éric Boury _ Éditions Gaïa, collection Kayak _ 11 septembre 2019 _ Réédition, poche, 256 pages _ 11 €






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