SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No104
103
E
n
 
K
i
o
s
q
u
e
s
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - Films -  A - F -  Arctic

"Arctic " de Joe Penna

 


Avec Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smáradòttir

L’excellent acteur danois Mads Mikkelsen nous revient et est ici la star à part entière… ou presque. Film d’origine danoise, mais comprenant toutes les qualités d’une production américaine ou européenne, le voilà dans le cercle arctique et apparemment en bien mauvaise posture.
Après un crash dans le cercle arctique, un pilote doit choisir : rester dans le camp de fortune qu’il s’est bâti au sein même de son avion ou bien, tenter sa chance et rejoindre une base à une lointaine distance, mais, dans ce cas, affronter tous les éléments qui se dresseront contre lui.
Ce qui frappe dans ce métrage c’est la simplicité et le réalisme des scènes. Ici le réalisateur Joe Penna ne fait aucune fioriture et nous montre avec une réalisation inventive et sans cesse renouvelée tout ce que l’on peut faire ou tenter de faire pour survivre dans l’Arctique. Le personnage de Mads Mikkelsen a pour sa part la chance (si l’on peut dire) d’être dans l’avion qui s’est écrasé et d’avoir une carlingue comme protection même si le froid se fait quelque peu sentir. Notre personnage va donc utiliser tous les stratagèmes possibles et imaginables pour se nourrir, avec pour unique résultat, la pêche de maigres poissons qu’il devra manger crus et tant pis s’il n’est pas amateur de sashimis. Il arrive donc jusque là à survivre dans les éléments et fait fonctionner une sorte de radio-CB avec l’espoir que quelqu’un le repère et le sauve. Pensant être enfin tiré d’affaire grâce à un hélicoptère qui passe non loin, il va bientôt déchanter. Le temps est tellement désastreux qu’il provoque le crash de l’hélicoptère et Mads au contraire en est réduit à devoir secourir la femme du pilote (Maria Thelma Smáradòttir) qui a été tué dans l’accident.
Très gravement blessée il fait de son mieux pour la sauver. Malheureusement sa plaie s’infecte et de toute évidence Il faut agir vite, très vite. Il décide donc de construire un traîneau de fortune afin de rejoindre la base et s’engage dans une aventure périlleuse afin de les sauver tous les deux.
La force de cette aventure tient dans l’exploit de durer à l’écran pas moins d’une heure et demie pendant laquelle il va se passer bien des choses. Non on ne baille pas et on ne s’endort pas grâce à la performance vertigineuse d’un Mads Mikkelsen vivant ici son personnage et il crève même l’écran. On le suit à travers tout ce qu’il va devoir affronter. À ce titre d’ailleurs, les images sont servies par le travail fantastique du chef opérateur Tomas Orn Tomasson, certains plans sont vraiment superbes et à couper le souffle, le tout appuyé par une partition musicale qui nous rappelle, oh combien, qu’une bande son « fait » un film. Ici certains morceaux sont tout simplement magistraux.
Pour finir et je ne dévoilerai rien d’autre, sachez que le film vous laissera dans le suspens jusqu’à la toute dernière seconde, oui jusqu’au tout dernier plan final ce qui ne fait qu’en renforcer tout l’impact émotionnel.
Dernier petit conseil : Si vous êtes de ces personnes qui aiment le froid, vous serez comblé. Sinon, préparez-vous un bon café, thé ou chocolat et je vous promets que vous ne serez pas déçus du voyage. J’ai moi-même trouvé le film bon, prenant et suivre Mads Mikkelsen a été fascinant malgré un métrage à la température frigorifique...
Comme quoi un bon spectacle peut vous faire oublier certains désagréments.
Le 7ème Art est décidément plein de surprise…

Françoise Toquet

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato :
123 ans de cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019



Retour au sommaire