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  Sommaire - Interviews -  Transformers the last knight - Josh Duhamel
Interview de Transformers the last knight - Josh Duhamel
Par Marc Sessego

Dernier ajout : vendredi 30 juin 2017

"Transformers the last knight - Josh Duhamel"

 

SFMAG : Qu’est-ce que nous réserve le dernier épisode de la saga ?
JD : Une fois encore, Michael Bay s’est surpassé. On pourrait croire qu’au bout de quatre films, il serait à court d’idées mais il était aussi enthousiaste et motivé sur cet épisode que sur les précédents. Cette attitude force l’admiration. J’adore regarder Michael sur un tournage. Il est capable d’insuffler une véritable énergie à toute une armada de collaborateurs, tous les jours sans exception, au cours des six ou sept mois que dure un tournage. Nous avons tourné dans des châteaux anglais, à Stonehenge, et à Detroit dans des décors magnifiques. On a aussi mobilisé des hélicoptères, tourné des plans à la grue ou à l’aide d’une tyrolienne et utilisé toute une technologie savante. À chaque fois, j’ai été bluffé. Par chaque scène. Chaque jour. Le résultat dépasse le plus souvent mes attentes. J’ai donc hâte que le public découvre ce qu’on a tourné.

SFMAG : Vous souvenez-vous de votre audition pour le premier film ?
JD : Je ne l’oublierai jamais. Tout a commencé quelques mois plus tôt par un rendez-vous avec les producteurs de Michael pour un autre projet. Michael a fait un signe de la tête pour dire bonjour, s’est présenté et m’a proposé de jeter un œil à ce qu’il préparait : c’était TRANSFORMERS. Je me suis alors dit : "ça n’a pas l’air dément" (rires). Enfin… jusqu’à ce que je regarde de plus près ce qu’il préparait. Deux mois plus tard, j’ai reçu un appel : Michael voulait me voir pour me proposer un rôle. Je me suis donc rendu à son bureau. On a lu quelques dialogues et il a alors commencé à me tester : "Dis-le plutôt comme ça… Essaie ça… Ou ça… " Bien plus tard, j’ai compris qu’il me testait pour voir si je savais m’adapter à sa demande. C’est le plus grand défi pour un acteur. Dans la plupart des films, on répète les dialogues du scénario et puis on les joue. Avec Michael Bay, c’est très différent, surtout s’agissant de ce personnage et des situations dans lesquelles il se retrouve. Michael est toujours en train d’orchestrer une grande scène d’action ou de combat tout en maîtrisant parfaitement la mise en scène. Parfois, il change complètement d’idée et il faut être prêt à réagir à ses consignes.

SFMAG : Comment votre personnage a-t-il évolué au fil des années ?
JD : Eh bien, j’ai un peu plus de cheveux gris qu’à l’époque du premier film, c’est certain ! (rires) Quand j’ai revu les gens de la production pour ce nouvel épisode – sachant que je n’ai pas tourné dans le précédent –, ils souhaitaient me teindre les cheveux. Et puis lorsque Michael m’a vu, il m’a dit : "Tu veux que je te dise ? Tu es colonel maintenant – j’aime bien la couleur de tes cheveux !" Du coup, ils m’ont laissé avoir les cheveux grisonnants et le visage buriné. Le personnage a donc changé physiquement. Je trouve qu’il s’est endurci et assagi à plusieurs égards, parce qu’il a une sacrée expérience et qu’il s’est engagé aux côtés de ces créatures et puis contre elles depuis longtemps. Il sait que les Transformers peuvent tour à tour venir en aide et nuire à l’espèce humaine. Il s’est un peu assombri, et ça me plaît. Cela donne plus de poids au personnage.

SFMAG : Parlez-moi de votre collaboration avec Mark Wahlberg.
JD : Mark est épatant, vraiment et il n’en reste pas moins quelqu’un de simple. Il est toujours ce gamin de Boston. Il ne se prend pas la tête et il vient sur le plateau tous les jours, prêt à se mettre au travail, sans jamais faire d’histoire – et j’adore ce côté de sa personnalité. Il a beaucoup enrichi son personnage. Shia était formidable, lui aussi. Mais Mark est d’une autre espèce. Je trouve que dans les deux derniers épisodes, on l’a vraiment vu prendre de l’épaisseur. Il joue pas mal sur une forme de maturité alors que Shia était davantage dans un registre juvénile. Ils donnent une vraie solidité au film mais pas de la même façon.

SFMAG : Comment se déroule le tournage d’un épisode de TRANSFORMERS ?
JD : C’est un chaos permanent parce que l’activité est incessante. Il y a là le tout dernier matériel de pointe. Des avions et des hélicos survolent le plateau. Il y a des grues gigantesques, des cardans qui permettent de balancer des acteurs dans tous les sens… Je n’ai jamais ressenti une telle énergie que sur un tournage de TRANSFORMERS : il faut avoir cette énergie en soi tous les jours. J’ai d’ailleurs beaucoup appris sur ma capacité à affronter bien plus de difficultés que je ne pensais. Mark en est un formidable exemple. Tout comme Michael Bay, les producteurs et les cadreurs… Chaque technicien doit donner le meilleur de lui-même. Il faut déployer énormément d’énergie et la pression est très forte. On le ressent sur le plateau. Mais dans le même temps, c’est une énergie positive. C’est pour cette raison que les collaborateurs reviennent d’un film à l’autre et que la plupart des techniciens sont les mêmes depuis le début. On ne trouve pas une telle énergie ailleurs.

SFMAG : Quelle est la scène que vous avez le plus hâte de voir à l’écran ?
On a passé pas mal de temps à Detroit sur un cardan – ça m’a fait penser à deux énormes élévateurs hydrauliques, comme ceux qu’on utilise pour soulever une voiture. C’était ce genre de dispositif mais à bien plus grande échelle et il permet d’incliner le décor jusqu’à 45 degrés. Nous étions balancés dans tous les sens, ballottés par des vagues gigantesques, attachés au cardan, à 15 mètres au-dessus du sol. C’est l’une des expériences les plus terrifiantes de ma vie. La sécurité est toujours la priorité sur ces films mais on a quand même le sentiment qu’on peut mourir à tout moment (rires)… J’ai hâte de voir comment ils ont réussi à intégrer cette séquence au film et à donner l’impression qu’il s’agit d’un énorme vaisseau extraterrestre surgissant de l’océan. Quand je sais tout le temps qu’on a passé sur ce dispositif, je suis vraiment impatient de découvrir cette scène à l’écran.

SFMAG : Elle a l’air extraordinaire…
JD : C’était délirant. Nous, à 15 mètres au-dessus du sol sur une pente à 45 degrés. En plus, le sol est glissant à cause de l’eau. On est ensuite lâché sur la pente en espérant que le harnais tienne bon. C’est super flippant mais ça aiguise vos instincts les plus primaires. Sur quel autre genre de film trouve-t-on une telle adrénaline ?

SFMAG : Pourquoi le succès de la saga TRANSFORMERS ne s’est-il jamais démenti au fil des années ?
JD : C’est le mélange hors du commun entre robots et voitures. C’est le sens de l’action qui n’appartient qu’à Michael Bay. Michael trouve le moyen de faire ressortir de l’humour de ces intrigues, ce qui est formidable. Au bout du compte, le résultat est d’un réalisme saisissant. On a le sentiment que ces histoires pourraient vraiment se produire dans la réalité et je trouve d’ailleurs qu’elles ont un côté tangible. On se prend à regarder une voiture sur la route et on se demande ce qui se passerait si elle se transformait en robot ?

SFMAG : Quel est votre Transformer préféré ?
JD : J’aime beaucoup Ironhide. C’était un Autobot et il était donc du bon côté mais il avait une forme d’ambivalence. Il avait un bon fond mais il était assez susceptible. En plus, c’était un gros camion noir et j’ai moi-même un camion noir : je crois bien que j’avais une certaine affinité avec lui. Bumblebee est assez cool aussi. Optimus est le héros par excellence. Puis, il y a les nouveaux personnages dont on ne sait pas à quoi ils finiront par ressembler. C’est toujours intéressant de les voir prendre forme.

SFMAG : Quel sont les Transformers que vous avez le plus hâte de voir à l’écran ?
JD : J’ai envie de découvrir Hot Rod, une Lamborghini qui parcourait sans cesse le plateau… Une voiture qui coûte 1,1 million de Livres. J’ai vraiment envie de voir ce que ça peut donner.

SFMAG : Savez-vous s’il y aura d’autres épisodes de TRANSFORMERS ? J’ai entendu parler d’un spin-off de Bumblebee et d’un sixième opus. Vous avez des informations ?
JD : Je ne me risquerais pas à faire de pronostics. Je n’en sais rien du tout. J’ai moi aussi entendu parler d’un spin-off de Bumblebee mais c’est tout ce que je sais. Je ne pense pas que Michael en sera le réalisateur. Je crois que c’est sans doute le dernier film de la saga qu’il réalise. Voilà tout ce que je sais.

SFMAG : Et vous ? Seriez-vous prêt à tourner dans d’autres épisodes ?
JD : Je crois que oui. Comme je l’ai dit, j’adore tourner dans ces films, vraiment. Étrangement, j’ai le sentiment de m’être approprié mon personnage et je suis très fier d’avoir participé à cette saga. Cela me suffirait à donner mon accord pour un nouvel opus. Je me sens vraiment très investi personnellement dans cette saga.

Propos recueillis par
Marc Sessego
le 21 Juin 2017.
Sincères remerciements à Josh Duhamel ainsi qu’à Séverine Lajarrige.

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