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  Sommaire - Interviews -  Transformers the last Knight - Isabela Moner
Interview de Transformers the last Knight - Isabela Moner
Par Marc Sessego

Dernier ajout : vendredi 30 juin 2017

"Transformers the last Knight - Isabela Moner"

 


SFMAG : Comment avez-vous vécu l’expérience d’une grosse production comme TRANSFORMERS ?
IM :C’était par moments intimidant d’autant plus que je n’avais jamais joué dans un film de cette envergure, mais ce n’était pas infaisable non plus.

SFMAG : Comment s’est passée votre première rencontre avec Michael Bay ?
Je lui avais envoyé une cassette d’une audition, apparemment la veille du jour où il allait choisir une autre comédienne. Il l’a visionnée et il s’est dit : "C’est elle". Il m’a fait venir jusqu’à son bureau et il m’a fait faire une lecture. Alors qu’au départ on devait se voir une demi-heure, le rendez-vous a duré deux heures. Il a adoré le fait que je sache parler espagnol et il m’a même demandé de prononcer quelques injures en espagnol (rires). C’était génial !

SFMAG :Étiez-vous fan de la saga TRANSFORMERS quand vous étiez plus jeune ?
IM : Absolument. J’ai vu trois films de la saga d’affilée avec mes frères : c’était la première fois que je les voyais. Et c’est là que je me suis découvert une passion pour TRANSFORMERS.

SFMAG : Parlez-nous de votre personnage.
IM : Izzy est une dure à cuire : c’est une orpheline qui s’associe à Mark pour venger la mort de ses parents en combattant les Decepticons et la TRF (Transformers Reaction Force) qui sont hostiles aux Autobots. Elle travaille également auprès des Transformers. Depuis qu’elle vit avec eux, elle les connaît bien et elle sait les réparer. C’est une sorte de mécanicienne des Transformers, un peu à la manière de Cade Yeager (Mark Wahlberg). Ils ont ça en commun. Elle s’y connaît même mieux que lui dans certains domaines. Ils ont une relation assez sympa : elle le pousse dans ses retranchements et lui fait de même avec elle.

SFMAG : En quoi ressemblez-vous à Izzy ? Et en quoi êtes-vous différentes ?
IM : Nous avons toutes les deux des valeurs familiales et nous voulons toutes les deux faire partie d’une famille. Nous avons toutes les deux beaucoup de suite dans les idées et nous savons ce que nous voulons. En revanche, elle a les cheveux longs et pas moi (rires).

SFMAG : Elle a un rôle central dans le film. Avez-vous jamais ressenti une certaine pression ?
IM : Si ! Alors que je faisais un essayage, quelqu’un qui avait participé à tous les épisodes est passé par là et m’a dit que je ressemblais à Megan Fox en plus jeune. Je me suis alors dit : "Oh zut, il faut que je joue son rôle ?" Mais j’ai ensuite découvert que je pouvais rester moi-même. Et nos personnages sont évidemment très différents. C’est vrai que j’ai eu le sentiment que je devais faire aussi bien qu’elle, mais en réalité, j’ai compris que je n’avais qu’à être moi-même et à faire ce que je savais faire.

SFMAG : Comment s’est passée votre rencontre avec Mark Wahlberg ?
IM : Il est venu me voir, il s’est présenté et je ne savais pas quoi lui dire. Que dire à quelqu’un que j’ai vu au cinéma depuis que je suis toute petite ? Et là, je finis par le rencontrer, travailler avec lui pendant plusieurs mois et passer chaque journée avec lui. Qu’est-ce que je pouvais bien lui dire ? J’ai simplement essayé de rester cool. Je ne vais pas mentir (rires)… Parce que je ne voulais pas sur-réagir, je ne voulais pas avoir l’air d’être une sorte de fan cinglée dès le premier jour ! Au fil des jours, je me suis sentie plus à l’aise. J’étais moins intimidée. C’est un type simple et attentif aux autres et j’ai beaucoup appris à son contact. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir travailler avec Mark.

SFMAG : Avez-vous dû vous entraîner pour le tournage ?
IM : Je me suis entraînée pendant un mois et demi, quotidiennement, avec un coach personnel, pour travailler mon endurance. Il fallait en effet que je coure aussi vite que Mark (rires). Mais je pense que ça en valait la peine. J’ai beaucoup progressé sur le plan physique et cela me sert encore maintenant. Non pas que je m’entraine énormément ces jours-ci, mais quand c’est le cas je refais les mêmes exercices qu’à cette époque.

SFMAG : Qui est le plus rapide, vous ou Mark Wahlberg ?
IM : J’aimerais vous dire que c’est moi mais c’est Mark – et de très loin (rires)… D’ailleurs, je me suis toujours demandé s’il faisait exprès de ralentir pour courir à la même vitesse que moi, ou s’il courait à un rythme normal. Moi, je crois qu’il ralentissait exprès.

SFMAG : Comment s’est passé le tournage ?
IM : C’était une grosse production. On a tourné dans beaucoup d’endroits – dans l’Arizona, à Detroit, à Londres, au Pays de Galles…. À chaque fois qu’on allait dans un nouvel endroit, on avait l’impression que c’était un film différent mais s’il y avait bien quelque chose qui ne changeait pas, c’est le fait que Michael trouvait toujours un truc à faire exploser ! (rires) Même à Stonehenge où nous sommes allés, il a fait exploser une copie [du monument mégalithique, NdT] ! Les gens ont été vraiment énervés en pensant que c’était le vrai – mais ce n’était qu’une copie ! On leur disait : "Du calme ! Michael ne ferait jamais un truc pareil".

SFMAG : Y a-t-il une scène en particulier qui vous a frappée ?
IM : Ma toute première scène, au début du film, où je viens en aide à une bande de jeunes qui ont des ennuis. Je me suis dit que c’était vraiment sympa. C’est "ma scène". C’est ma scène d’action.

SFMAG : Comment avez-vous débuté dans le métier ?
IM : Dans des comédies musicales. J’ai décroché mon premier contrat à Broadway dans "Evita", avec Ricky Martin. J’avais dix ans. Je venais de tourner dans des publicités et de me produire dans des spectacles à Cleveland, ma ville d’origine. C’était une grande étape pour moi. À partir de là, j’ai joué dans une série télé pour la chaîne Nickelodeon et dans quelques films. Et me voilà aujourd’hui dans TRANSFORMERS !

SFMAG : Est-ce que ces expériences antérieures vous ont préparé à ce nouveau rôle ?
IM : Absolument. Je me produisais dans huit spectacles par semaine [à Broadway]… À dix ans, je ne jouais pas dans les huit représentations, mais la plupart. Il fallait vraiment que j’aime ce que je faisais, et c’était le cas. C’est une chance ! (rires)

SFMAG : Qu’est-ce qui a été le plus difficile sur ce film ?
IM : La dimension physique de ce tournage. C’était très éprouvant. Jouer un rôle avec du sable et de la poussière dans la figure en permanence, c’était très difficile…

SFMAG : Qu’est-ce qui vous a particulièrement plu dans la saga TRANSFORMERS ?
IM : Je ne sais pas précisément, mais ces personnages métalliques ont une part d’humanité. Les gens ont un rapport particulier à leur voiture, ils y sont attachés et les voir ensuite s’animer est tout simplement extraordinaire. En plus, les téléspectateurs qui connaissent la série télé des années 80 emmènent leurs enfants voir le film. Du coup, il y a deux générations accros à la même saga.

SFMAG : Quel est votre Transformer préféré ?
IM : Mon Transformer préféré ? Je dirais Bumblebee mais c’est un peu réducteur. Il y a sans doute aussi Hound, parce qu’il est très franc. J’adore son cigare métallique en forme de balle. Et puis bien sûr, il y a Sqweeks. C’est le petit nouveau. Mon petit nouveau à moi ! Je l’adore.

Propos recueillis par

Marc Sessego

le 21 Juin 2017.
Sincères remerciements à Isabela Moner ainsi qu’à Séverine Lajarrige.

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Cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2015


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