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  Sommaire - Interviews -  Ludovic Spinosa
Interview de Ludovic Spinosa
Par Damien Dhondt

Dernier ajout : vendredi 21 avril 2017

"Ludovic Spinosa "

auteur du roman "Tempêtes solaires – Le Nouveau Monde"

- Qui est Ludovic Spinosa ?

- Ludovic Spinosa est un homme marié, papa de 4 garçons, dont des jumeaux, timide, curieux, passionné de tout, et ayant découvert le monde de la lecture et de l’écriture qui l’ont séduit pour leurs infinies libertés.

- Quelle est votre base culturelle dans le monde de la SF ?

- Je n’ai aucune base culturelle dans le monde de la SF. Je suis issu d’un milieu ouvrier. Je n’ai pas fait d’études et je n’ai pas non plus de base culturelle dans le milieu de la littérature. Je suis un autodidacte. Cela fait à peine six ans que je m’intéresse à la littérature. La seule base culturelle que j’ai, c’est le cinéma.

- Pourquoi avoir ravagé la Terre avec une tempête solaire ?

- Étant curieux, je suis tombé un jour sur le net, sur un article sur les tempêtes solaires. Je m’y suis intéressé et c’est de là qu’est partie l’idée d’écrire un roman sur l’avenir de l’humanité.

- Pourquoi avoir dévié de quelques degrés la rotation de la Terre ?

- Pensez à l’infiniment grand. Cela nous dépasse. Les forces sont colossales dans l’espace. Et puis ce n’est qu’une fiction. J’en rajoute un peu pour pimenter.

- Pourquoi avoir utilisé une multitude de personnages ?

- Pour pouvoir évoluer dans plusieurs pays, avec des cultures différentes, des lieux de vie diffèrents, et surtout pour que ça ne se passe pas qu’aux USA comme à chaque fois. De plus, mon rêve est de voir mon roman un jour à l’écran. Plusieurs personnages peuvent contribuer à en faire une série.

- Pourquoi commenter les actions des personnages en "voix off" : " On va s’apercevoir que ce ne sont pas les plus riches, qui s’en sortent le mieux, et que les rôles sont inversés, entre les riches et les pauvres. Les riches vont réapprendre des valeurs qu’ils avaient oubliées avec le temps, ou qu’ils ne connaissaient même pas, et ils vont être obligés de se salir les mains."

- Cela signifie que dans le monde post-apocalyptique les gens seront obligés de modifier leur comportement en se rabattant sur la seule chose qu’ils leur restent, les valeurs. J’ai donc parlé en voix off, pour accentuer cela, et je voulais aussi que les lecteurs en le lisant aient la sensation de regarder un film.

- Autre exemple "dans le milieu familial, éviter les conflits, les jalousies, les mesquineries."

- J’ai voulu montrer que c’est ce que vivent les gens tous les jours. Personne n’est fiable, même pas la famille chez certains. J’ai voulu faire passer beaucoup de messages. Donc c’est un mélange avec un peu de récits aussi. Aujourd’hui les gens se prennent la tête pour tout et n’importe quoi. Les conflits sont constants, alors que si on le voulait on pourrais tous vivre heureux et en paix.

- Il me semble que les appareils électriques non-utilisés au moment de la tempête solaire pourraient encore fonctionner. De plus, même si l’infrastructure se retrouve HS les éoliennes, hydroliennes pourraient fournir localement de l’énergie.

- Oui technologiquement, mais comme il y a eu des catastrophes naturelles sur la planète, l’être humain se retrouve dans un K.O total et reste désemparé face à la situation. Les ouragans et les tornades ont saccagés les habitations, les usines, ainsi que tout le matériel en surface, dont les éoliennes. Les hydroliennes quand à elles ont souffert par les tsunamis et tremblements de terre sous marin. Mais après un tel désastre, l’être humain ne cherche pas a retrouvé sa technologie, il cherche plutôt à se nourrir et à survivre.

- À la fin du roman, il est mentionné le "déficit" en munitions. Or il est possible de fabriquer artisanalement des munitions (d’accord, il a fallu une vingtaine de tomes aux rescapés du comics "Walking Dead" pour y songer).

- Tout à fait, mais dans mon roman, mes héros survivent et ne font pas la guerre !

- Si ! contre les pillards.

- Mais ils ne font pas la guerre pour faire la guerre. Ils ne font que se défendre pour un monde meilleur sans violence.

- Mais pour survivre pourquoi ne pas fabriquer des munitions ?

- Parce que fabriquer des munitions, c’est être pour la guerre !!! On n’est pas obligé de fabriquer des munitions pour survivre. Il y a tellement de chose a fabriquer pour un monde meilleur, la paix ferait couler tellement de business dans le domaine de l’armement !

- Les éditions Persée sont une maison d’édition à compte d’auteur. Pouvez-vous expliquer le principe ?

- J’ai payé une maison d’édition pour qu’elle m’aide, à distribuer mon roman, qu’elle me conseille, et qu’elle m’aide dans mes démarches. Ce que je veux, c’est écrire, juste écrire. Je ne suis pas un commercial. Je veux donner du plaisir aux lecteurs sans me prendre la tête à vendre un produit. Je veux me consacrer essentiellement à l’écriture. Des lecteurs satisfait, c’est ça ma récompense.

- Quel sera votre prochain ouvrage ?

- Il s’appelle "100 VIES" et n’a rien à voir avec "Tempêtes Solaires – Le Nouveau Monde". Il est en correction et je pense l’éditer dans l’année. Je travaille en ce moment sur mon 3eme roman, qui est plus dans le domaine du fantastique, et qui va plaire beaucoup de lecteurs.

- Est-ce que "Tempêtes Solaires" doit avoir une suite ?

- Donc en tant que lecteur, vous souhaiteriez une suite ? J’ai fait une fin pour me laisser une ouverture au cas où les lecteurs désireraient une suite. Mais j’ai tellement adoré écrire ce roman, que je me suis vu avec les héros, à leur côté, ce n’ai pas impossible que sans l’annoncer, je ne fasse pas une suite, qui sait ?

- Découvrir une phase de reconstruction serait intéressant.

- C’est justement dans cette optique que j’ai écrit cette fin. Comment tout reconstruire quand on n’a plus rien, plus moyen de le faire ? Dans mon roman, tout est ravagé. La population mondiale passant à 2 millions d’habitants, ils pensent à se protéger, à se nourrir et à survivre. La reconstruction humaine et matérielle se fera avec le temps. L’être humain a toujours su s’adapter à son environnement, au fil des siècles. Il s’adaptera à celui-ci aussi.

Propos recueillis par Damien Dhondt

Voir la chronique du livre de l’auteur dans la rubrique livres de ce site :
http://www.sfmag.net/spip.php?article12538


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