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  Sommaire - Dossiers -  Robots et IA : filmographie

"Robots et IA : filmographie"

Alain Pelosato

Robots, ordinateurs et intelligence artificielle


Filmographie par Alain Pelosato
(Chroniques tirées pour partie de son livre : Fantastique et SF au cinéma)
Présentée par ordre chronologique
Initialement publiée dans Sfmag N° 43
En fin d’article compléments apportés par : L. Marcellin

Du robot de « Metropolis » en passant par l’ordinateur qui se révolte dans « 2001, l’Odyssée de l’espace » et le robot de « Mondwest », jusqu’aux « répliquants » de « Blade Runner », l’homme réfléchit sur l’autonomie que peut (doit) prendre la créature vis-à-vis de son créateur. L’Homme n’est-il pas la créature de Dieu ?

Le Golem (Paul Wegener et Carl Bœse) 1920, la légende du Golem. La créature artificielle refuse sa condition inhumaine... Décors et maquettes créent une atmosphère fantastique dans l’harmonie et l’élégance. Etrange, non ?
Sur le même thème, d’après Gustav Meyrink : « Le Golem » de Julien Duvivier (1935).
Aelita (Jakov Protazanov) 1924, film soviétique (ou antisoviétique ? ) qui présente les fantasmes du cinéaste au travers d’une planète Mars fantastique.
Metropolis (Fritz Lang) 1927, dans l’univers géométrique (cher au cinéaste) de Metropolis, un robot prend la place d’une syndicaliste pour rétablir la paix sociale. Un chef-d’œuvre qui a le défaut de prôner la collaboration de classes quelques années avant la prise de pouvoir du nazisme. Cela ennuyait Fritz Lang lui-même.
Les Contes d’Hoffmann de Michael Powell et Émeric Pressburger (1951)
L’opéra d’Offenbach est une trahison de l’œuvre d’Hoffmann, qui fut le père fondateur du conte fantastique, toujours imité jamais égalé... Ce qui n’enlève rien à l’immensité de l’œuvre musicale.
Mais alors ici, on a affaire à un vrai chef-d’œuvre de cinéma ! Ce Powell quel cinéaste !!!!
(Pour l’automate dont notre héros tombe amoureux...)
Le Jour où la Terre s’arrêta (Robert Wise) 1951, ce film inaugure un autre état d’esprit de la science-fiction : les extraterrestres peuvent être gentils. Celui de ce film, Klaatu, accompagné d’un gigantesque robot, est un messager de paix. Il vient dire au monde d’arrêter les guerres. Mais ce n’est pas facile.
Les Survivants de l’infini (Joseph Newman et Jack Arnold, ce dernier est non crédité) 1954, Exeter habitant de Métaluna qui est en guerre contre les Zahgons, s’est introduit sur Terre pour y trouver de l’énergie...





Planète interdite (Fred M. Wilcox) 1956, le robot Robby construit par le génial professeur Morbius, et ce dernier, tiennent compagnie à la belle Altaira sur la planète Altair 4. Tous les membres d’une précédente expédition y sont morts. Seuls survivants Morbius et sa fille Altaira. Cette planète accueillit autrefois une civilisation aujourd’hui perdue, celle des Krells. Une nouvelle expédition atterrit à la recherche des disparus... Ils découvriront que le monstre qui a tué les explorateurs précédents est l’œuvre de l’esprit de Morbius, créé grâce à la haute technologie laissée par les Krells. .
The Invisible boy (Le cerveau infernal) de Herman Hoffman (1957) avec Robby, le robot de "Planète interdite"...
Prisonnières des Martiens (Inoshiro Honda) 1957.
Les Martiens utilisent un robot géant pour enlever toutes les femmes de la Terre. Peut-être une allégorie en remplaçant les Martiens par les Américains et leur sale bombe ?
(Bon sang ! Quand passeront-ils « L’Homme H » (1958), le plus terrifiant des « Honda » ?)
Alphaville de Jean Luc Godard 1965, Lemmy Caution, joué par Eddie Constantine, est envoyé sur la planète Alpha pour rechercher le savant Von Braun qui a conçu l’Alpha 60, ordinateur-dictateur qui dirige Alphaville. Jean Luc Godard s’exprime ainsi dans « Introduction à une véritable histoire du cinéma » : « Alphaville, c’est un film complètement de fiction et en même temps, effectivement, ça se termine par « je t’aime » (...) On n’a rien caché, on a tourné dans Paris à l’époque où c’était etc. (...) Quel était le fleuve dont moi j’étais une goutte d’eau, comment allait le fleuve... Et moi, étant une goutte d’eau, j’ai des raisons d’en parler de ce fleuve. » Il indique les films qui lui ont inspiré son « Alphaville » : « Faust » de F. W. Murnau, « Rancho Notorious » de F. Lang, La Belle et la Bête de J. Cocteau et « L’année dernière à Marienbad » d’A. Resnais.
Les Daleks envahissent la Terre de Gordon Flemyng (1966)
Faites gaffe quand vous entrez dans une cabine téléphonique : parfois elle peut être une machine à voyager dans le temps !
2001, l’Odyssée de l’Espace (Stanley Kubrick) 1968, un chef-d’œuvre (il y en a d’autres) de Stanley Kubrick. Pourquoi est-on en vie ? Où va l’univers ? Enchaînement cèlèbre de l’os servant d’arme à l’homme préhistorique jeté en l’air et devenant navette spatiale. Merveilleuse utilisation des valses de Johann Strauss pour montrer le ballet glacial des engins spatiaux. Les philosophes Nietzsche et Hegel sont mis à contribution pour la réflexion du spectateur avec l’ouverture de l’œuvre du musicien Richard Strauss : « Ainsi parlait Zarathoustra ». Le Space Opera au service de l’angoisse existentielle : vieillard sur son lit de mort et fœtus dans l’espace, isolement complet de l’homme dans son scaphandre à l’écoute de sa respiration, preuve angoissante de sa vie organique. Jupiter attend Discovery débarrassée de ses êtres humains inutiles pour l’ordinateur de bord qui, pourtant, a été créé par eux... Dieu aime-t-il encore les Hommes ?
THX 1138 (George Lucas) 1971. Couleurs. Les êtres humains THX 1138 et LUH 3417 tentent de retrouver l’amour dans un monde dominé par les machines.
Silent Running (Douglas Trumbull, 1972)
On s’ennuie à mourir dans cettes serre spatiale... Le spectateur aussi.
Woody et les robots (Woody Allen) 1973
Woody se déguise en robot lorsqu’il se retrouve dans un monde de robots...
Mondwest (Michael Crichton) 1973, dans un village de vacances du futur, de nombreux services sont rendus par des robots à l’apparence parfaitement humaine. Mais l’un d’entre eux, qui porte le visage inquiétant de Yul Brinner, se révolte et devient méchant. Le spectateur voit parfois comme un robot, procédé repris souvent ensuite (Terminator, Predator)...
Casanova de Fellini (1976)
Pour l’automate dont le séducteur tombe amoureux...
Génération Proteus de Donald Cammell (1977)
Un ordinateur super intelligent veut se reproduire et dans ce but séquestre une belle femme... Adapté du roman “La semence du démon“ de Koontz.
La Guerre des étoiles (George Lucas) 1977, début de la fameuse triolgie qui a fait l’objet en 1997 d’une nouvelle édition, avec de nouveaux effets spéciaux, et qui connut encore un énorme succès. Les héros de cette saga sont devenus quasiment légendaires : Luke Skywalker, Dark Vador, princesse Laia, Han Solo, et les deux robots, C3P0 et R2D2. Une histoire de rebellion, de lutte contre le mal pour la liberté. Lucas a « adapté la forme antique du voyage initiatique à l’imaginaire du vol dans l’espace », déclare le commissaire de l’exposition « Star Wars : magie du mythe » organisée par le musée de l’Air et de l’Espace de Washington ! Les thèmes du film sont puisés dans l’Odyssée, les chevaliers du Moyen Age et les bandes dessinées actuelles. Mais, on ne peut pas s’empêcher de faire une relation avec l’œuvre d’Isaac Asimov. Ce dernier n’a-t-il pas écrit, dans un article intitulé « Du Plagiat » : « ... Il y a aussi des histoires qui se veulent sciemment proches de mon univers, sans que je puisse en prendre ombrage. Les films de la série " La guerre des étoiles " rappellent vaguement mon cycle de Fondation, mais, que voulez-vous ? Je me vois mal faire du scandale pour ça... » Pour réaliser les trucages et effets spéciaux, Lucas a créé son propre studio : Industrial Light and Magic (ILM) ouvrant la voie du numérique et de l’image virtuelle avec une avance importante sur les autres.
Les deux autres volets de la trilogie : L’empire contre-attaque (Irvin Kershner) 1980, et Le retour du Jedi (Richard Marquand) 1983, produits par George Lucas.
En 1999, Star Wars Episode 1 la menace fantôme et en 2001 Episode 2 : la guerre des clones, de George Lucas. En 2005 Episode 3 : la revanche des Sith.
Galactica la bataille de l’espace de R.A Colla et A.J. Levi 1979)
Space opera avec quelques robots par ci par là...
Le Trou noir de Gary Nelson 1979
Le “Palomino“ découvre un vaisseau disparu à proximité d’un trou noir. On se demande comment il a fait pour rester là !
Alien (Ridley Scott) 1979, ce monstre est devenu une célébrité. Un cargo spatial sur le retour vers sa base reçoit un signal d’alarme provenant d’une petite planète. Une petite expédition y est envoyée. On y trouve l’épave d’un vaisseau extraterrestre. dans la soute des œufs attendent, tel le fourmi-lion, qu’un être passe à proximité. Un des cosmonautes sera attaqué par une larve sortie de l’œuf. Cette larve a introduit un rostre dans son estomac et y a pondu un œuf. Le biologiste du bord qui a fait ostensiblement l’erreur de laisser entrer un passager contaminé soigne le malade. Celui-ci reprend vie, mais un petit monstre sort de son corps lui infligeant une atroce et mortelle blessure. Désormais, c’est une guerre sans merci entre ce monstre et l’équipage qui sera décimé. Seule Ripley, la jeune femme magistralement interprétée par Sigourney Weaver saura terrasser le monstre. Ce film a plusieurs importances : il rompt avec la science-fiction héritière de « 2001 », tout axée sur le développement technologique et ses répercutions, et renoue avec le style de l’écrivain Lovecraft qui a su, justement, allier la science et les techniques à de profondes et archaïques pulsions de la vie. Ainsi, le monstre d’Alien est-il proprement lovecraftien, et son créateur, Carlo Rambaldi, semble bien s’être inspiré des monstres de l’écrivain américain. Enfin, l’action prend toute son importance et sert à montrer du doigt les horreurs que l’on ne voit pas mais que l’on nous fait deviner hors-champ, comme cette scène de recherche du chat dans les soutes du vaisseau spatial. Le scénario développe une argumentation serrée : si ce monstre a été introduit dans notre univers, c’est de la faute aux dirigeants de la compagnie et de la société des hommes qui ont organisé cette introduction par l’intermédiaire du biologiste médecin qui n’est qu’un robot à leurs ordres.
Trois suites à ce jour : « Aliens, le retour » de James Cameron (1986), « Alien 3 » de David Fincher (1992), le plus fantastique des quatre qui sont tous interprétés par Sigourney Weaver, et « Alien la résurrection » (1997) de Jean-Pierre Jeunet.
Star Trek (Robert Wise) 1979, reprise en film des histoires du vaisseau Enterprise et du mythique vulcain Spock aux oreilles pointues.
Plusieurs suites bien sûr : « Star Trek II : la colère de Khan » par Nicholas Meyer (1982) et « Star Trek III : à la recherche de Spock » de Leonard Nimoy (1984) - « Star Trek IV : retour sur Terre » de Leonard Limoy (1987) - « Star Trek V : l’ultime frontière » de William Shatner (1989) - « Star Trek VI : Terre inconnue » de Nicholas Meyer (1991) - « Star Trek generations » de David Carson (Picard prend le relais...) (1994) - « Star Trek premier contact » de Jonathan Frakes (1997) et « Star Trek insurrection » de Jonathan Frakes (1998)
Saturn 3 (Stanley Donnen) 1980, un homme et une femme dérangés dans leur bonheur qu’ils vivent dans une station spatiale par l’arrivée d’un méchant qui construit un robot aussi méchant que lui. Seule la belle jeune femme survivra (son gars était vieux et l’autre méchant...)
Blade Runner (Ridley Scott) 1982, les répliquants, nouvelles créatures produites par l’homme ne peuvent vivre que quelques années. Ils sont utilisés comme main-d’œuvre dans les mines des autres planètes. Certains s’évadent et réclament le droit de vivre, car ils sont vraiment humains. Le blade-runner est l’agent qui est chargé de les poursuivre et de les éliminer. Dans le Los Angeles du futur, la chasse au répliquant est sans pitié. A la fin, après que le gibier a exécuté son créateur, le dirigeant de la firme qui fabrique les répliquants, l’un d’eux sauvera la vie du blade-runner qui se demandera encore plus, du coup, s’il en est un lui aussi. Il y a deux versions. Dans la première, cette question ne se pose pas et le blade-runner file le parfait amour avec le répliquant femelle... Harrison Ford joue le rôle du blade-runner et Rutger Hauer interprète un fameux Batty, répliquant charismatique. Où est le bien et le mal ? Qui ose donner et prendre la vie ?
Tron (Steven Lisberger) 1982, voyages d’un jeune passionné d’informatique transformé en électrons, mais toujours vivant, dans les circuits d’un ordinateur. Lutte à mort entre le bien et le mal.
Tetsuo de Shinya Tsukamoto (1983)
Un jeune délinquant se répare avec des pièces métalliques. Très violent ! Et sa suite :
Tetsuo 2 Body Hammer du même.
Runaway l’évadé du futur de Michael Crichton (1984)
Chasse au robot tueur dans le futur. Mais la machine avait été programmée pour...
Terminator (James Cameron) 1984, venu du futur, un robot exterminateur cherche à tuer une charmante jeune fille qui doit enfanter le chef des résistants à la dictature des machines que connaît son époque. Il est suivi par un résistant qui doit, lui, protéger la jeune femme. Il lui fera un enfant (devinez qui ce sera ? ) et ils élimineront le robot magistralement joué par Schwarzenegger. Formidables scènes d’actions ponctuées de surprises.
La suite, réalisée par le même, est encore mieux : « Terminator 2, le jugement dernier » (1991). Deux robots viennent du futur, l’un pour tuer le jeune garçon qu’est devenu le fils du résistant, l’autre pour le défendre. La surprise, c’est que le gentil robot est Schwarzenegger. Fabuleux effets spéciaux du robot en métal liquide qui peut prendre toutes les formes et reste indestructible. Ils changeront l’avenir, car c’est le futur revenu à notre époque qui a produit cet avenir. Bon ! C’est un paradoxe des voyages dans le temps.
D.A.R.Y.L. de Simon Wincer (1985)
Bourré de bons sentiments, bien sucrés. Personne n’a encore réussi à égaler Pinocchio !
2010, Odyssée 2 (Peter Hyams) 1985, suite de 2001 : Soviétiques et Américains collaborent et se lancent à la recherche de la navette Discovery aux alentours de Jupiter. Ils sont concurrencés par les Chinois qui se perdront sur Io, un des satellites de la monstrueuse planète. Ils prendront contact avec le cosmonaute disparu David Bowman et Jupiter se transformera en soleil pour constituer avec ses satellites un nouveau système solaire. C’est l’œuvre de l’intelligence supérieure matérialisée par le monolithe, intelligence capable de génie cosmique.
Robocop (Paul Verhoeven) 1987, un flic justicier, quasiment invincible, combat pour la justice. C’est une combinaison entre un être humain et un robot dont la profonde humanité émeut le spectateur, particulièrement quand lui reviennent ses souvenirs de sa vie antérieure d’être humain...
Suites : « Robocop 2 » d’Irvin Kershner 1990 - « Robocop 3 » de Fred Dekker 1992., et encore jusqu’au N° 5 je crois...
Cyborg d’Albert Pyun 1989
Jean-Claude Van Damme en cyborg dans une fin du monde apocalyptique.
Total Recall (Paul Verhoeven) 1990, toute l’atmosphère de P. K. Dick dans ce beau film qui mélange rêve et réalité.... Très bons effets spéciaux et gentils mutants luttant pour la liberté (pour une fois que ce n’est pas le contraire ! )
Edward aux mains d’argent (Tim Burton) 1991, merveilleuse adaptation du thème de Frankenstein. La créature, inachevée est touchante de naïveté dans ce lotissement américain. Critique des manies made in USA. Avec quelle habileté et avec quel art Tim Burton a su renouveler le genre ! Ici, comme dans les films de James Whale, le héros est bien la « chose », mais le cinéaste lui donne un nom : Edward. Le savant qui l’a créé, joué par Vincent Price, meurt dès le début. Grâce à ces modifications du scénario, Burton traite d’un tout autre sujet que celui traité par les autres films de Frankenstein. Le pauvre Edward n’est pas fini, ce qui lui donne des qualités (celles de bien tailler les haies et les cheveux) mais aussi une différence qui finira par le faire persécuter par les gens normaux. Ces persécuteurs sont clairement désignés comme des Américains moyens, puisque toute l’action se déroule dans un lotissement. Il est aussi question des rêves d’adolescents qui cherchent l’absolu dans un monde bassement matérialiste.
Ghost in the Shell (Mamoru Oshii) 1995.
J’avais décidé de ne pas traiter les films d’animation qui constituent un monde à part dans le cinéma. Je ne résiste pas à l’envie de parler de ce film extraordinaire !
Il traite du même thème que « Blade Runner » (1981) de Ridley Scott : un cyborg a-t-il le droit d’être un humain ? L’animation est fantastique ; elle utilise des cadrages, fausses perspectives et mouvements extraordinaires qui créent véritablement un nouvel univers dans l’esprit du spectateur et donnent de la chair (c’est le cas de le dire...) aux personnages.
Planète hurlante (Christian Duguay) 1996, la nouvelle espèce créée par l’homme et qu’il ne domine plus, les « Epées mobiles autonomes » (EMA) citent Shakespeare en tuant. « On ne peut plus se fier aux apparences » déclare le héros du film. Les pierres ne sont pas des pierres, mais des animaux ; les enfants ne sont pas des enfants, (rapprochement avec « Le village des damnés » et la « Nuit des morts-vivants ») ; les soldats ne sont pas des soldats ; la fille n’est pas une fille... ce sont des modèles 3 et 2 des EMA. L’obsession de Philip K. Dick que la réalité n’est pas ce qu’elle est ; obsession qui parcourt toute son œuvre et notamment la nouvelle qui a inspiré ce film (Second Variety) est parfaitement rendue. La guerre entre le Nouveau Bloc Economique et l’Alliance a enfanté une espèce cruelle qui ne manque pas d’humour noir...
Alien la résurrection (Jean-Pierre Jeunet) 1997, dans une station spatiale, un médecin fait renaître Ripley et son monstre grâce aux manipulations génétiques (encore ! ). Contrairement à ce que dit J. P. Jeunet dans ses nombreux interviews, je trouve que l’influence d’Hollywood est manifeste. Une fois de plus la terre est menacée par les monstres. L’ambiguïté de la nature de Ripley (monstre ou être humain ? ) n’est pas très bien rendue : il est dommage que la dernière scène qui suggère un accouplement avec le monstre ait été édulcorée, ne signifiant pratiquement plus rien ... Quand aux yeux du nouveau-né, il faut avoir lu un article sur le film pour voir que ce sont ceux de Ripley... Il y a quand même un peu de Jeunet dans ce film grâce aux acteurs et au directeur de la photo. Humour noir : le soldat attaqué par derrière par un monstre sourit niaisement et ramène de derrière sa tête avec ses doigts un morceau de sa cervelle. Le pirate de l’espace descend un alien et sursaute devant une petite araignée... « Tu es programmée pour être une conne ? » Questionne Ripley en s’adressant à Call la jolie robot. C’est dans ce film que l’alien est le plus lovecraftien, dès les images du générique qui montrent en gros plan les parties des corps des sept autres mutants ratés avant Ripley. Un scénario faible, beaucoup d’action et la bête a perdu tout son mystère car on en voit les moindres détails...
Rendez-vous pour Alien 5, dont le scénariste Joss Whedon prépare l’histoire après avoir écrit celle d’Alien la résurrection.
Perdus dans l’espace (Stephen Hopkins) 1998.
Famille - Patrie (la Terre) - Voyage spatial.
Superbes engins spatiaux. J’adore ça !
Robot guerrier.
Avec l’acteur Matt Le Blanc qui joue Joey dans « Friends » (pour les fans, et il y en a beaucoup...). Gary Oldman, lui, qui a joué Dracula, se spécialise dans les rôles de méchant, ici, après « Le Cinquième élément ». Son personnage déclare d’ailleurs dans le film : « La traîtrise n’est pas un trait de caractère, mais un choix philosophique. » Un traître presque sympathique quoi...
Un bon vieux film de science fiction qui n’a pas grand chose de nouveau à raconter. Au fait : c’est tiré d’une série de télévision des années soixante.
Small Soldiers (Joe Dante) 1998.
Certains critiques ont fait grand cas de « l’imperfection » des effets spéciaux de représentation des jouets en affirmant que Dante (le réalisateur des « Gremlins ») critique ainsi ces effets tout en les utilisant. Ne pourrait-on pas penser au contraire qu’ils les a voulus si parfaits qu’ils montrent l’inévitable imperfection de tels jouets s’ils étaient soudain animés d’une vie artificielle ? On avait vu des batailles rangées de jouets dans « Toys » (1992) de Barry Levinson, mais sans l’apport artistique essentiel de ces effets spéciaux.
« Small soldiers » est bourré de citations cinématographiques. Surtout des films de guerre. J’en ai noté quelques-uns. Il y a bien sûr le film de Tod Browning « Les Poupées du diable », celui de Stuart Gordon « Les Poupées », et puis, « 2001 l’odyssée de l’espace », « E.T. », « X-Files », « Frankenstein », « Terminator » ainsi que bien d’autres films avec Schwarzenegger, « La Nuit des morts-vivants », « La Poursuite infernale », « Alamo », tous les films d’extraterrestres qui ne peuvent être détruits que par la bombe atomique, « Apocalypse Now », (« J’adore l’odeur du polyuréthane dans le matin »), « A l’ouest rien de nouveau », « Les Sept samouraïs » (ou « Les Sept mercenaires »), et, enfin, la dernière phrase prononcée par un Gorgonite : « J’espère qu’on percutera pas un iceberg »...
Ça ne vous dit rien ?
Virus (John Bruno) 1998. Les cyborgs sont de retour !
Un merveilleux film d’horreur de science-fiction. Le must du fantastique. Un film où on ne s’ennuie pas une minute, à base de problèmes scientifiques, dans un lieu clos, ici, un bateau abandonné... Avec le grand Donald Sutherland qui n’a jamais craint de jouer les méchants. Un spectacle bien filmé, bien monté, avec d’excellents effets spéciaux, d’excellents acteurs. Les images de tempête dans l’océan sont magnifiques et parfois plus terrifiantes que les monstres. Ces derniers sont également magnifiques dans leur horreur. L’équipe traditionnelle d’aventuriers est au complet : le trouillard, celui qui ne croit pas aux petits hommes verts, le traître, celui qui devient fou... Cette équipe à la recherche d’un trésor dans un milieu ultra hostile (le navire abandonné) me fait songer au magnifique western « Le Jardin du diable » (1954) d’Henry Hathaway. Là le milieu hostile était la montagne et le danger les Indiens... Tout le monde sait qu’aujourd’hui, ce sont les extraterrestres qui ont remplacé les Indiens dans le cinéma moderne américain.
La station spatiale Mir est investie par une entité extraterrestre énergétique et la transmet au vaisseau russe de relais spatial.
Quelques citations :
« On est des pièces pour lui. »
« La chose venue de Mir a besoin de courant... »
Les deux composantes de la terreur prométhéenne des écologistes est la source de l’horreur présente sur le navire : l’énergie électrique et l’informatique...
Ainsi, l’atelier de montage des cyborgs est proprement stupéfiant car il renvoie, dans l’esprit du spectateur aux lignes de montage robotisées de l’industrie automobile...
Le film finit par un cauchemar, mais, les dernières paroles sont : « On s’en est sorti ! »
eXistenZ (David Cronenberg) 1999.
La chair, le sang, les organes, et, surtout, les orifices du corps, les appendices ; tout cela obsède Cronenberg.
Il annonce la couleur avec un générique fait de planches anatomiques. Un nouveau jeu a été inventé. La console est un être vivant artificiel que l’on se branche sur le corps grâce à un cordon ombilical. La « prise » sur le corps s’appelle un « bioport », une interface informatique - organique ; le cordon un « ombilicâble »...
On assiste d’ailleurs à la pose d’un bioport dans un centre clandestin constitué par un vieux garage. Le « chirurgien » qui fait cela est un mécano plein de cambouis. C’est vraiment trop irréel pour être vrai, non ? Au spectateur de décider.
Le bioport se trouve dans le dos, à la hauteur des reins. C’est pas pratique pour le branchement... Ce dernier se vit comme une pénétration. « Les bioports neufs sont souvent étroits », déclare Allegre Geller.
Ah ! Au fait, la console vivante s’appelle un « gamepode » et il est né d’un œuf amphibien.
Cronenberg utilise les procédés cinématographiques de manière ostensible pour montrer les différentes formes de transition d’un monde à l’autre du « jeu » : montage, fondu enchaîné, etc.
Les scènes qui montrent la « chaîne de montage » des jeux, atelier pleins des organes des amphibiens mutants utilisés pour faire des « Pode »
Quant à l’arme, fabriquée avec les os des animaux mangés par le héros, elle crache des dents à la place des armes...
Alors, où se trouve le jeu et où se trouve la réalité ?
Cher spectateur, le sauras-tu à la fin ?
Matrix (La Matrice) (Larry & Andy Wachowski) 1999.
Ce film est une anthologie des trucages cinématographiques. Superbe ! Une photo magnifique également (Bill Pope). Il y a aussi des plans gothiques, notamment sur la hauteur et la vétusté des immeubles, l’obscurité.
Sa « philosophie » n’est pas aussi niaise que certains critiques l’ont écrit, ne voulant pas dire que ce film est bon, et cherchant à tout prix une faute qui n’existe pas. En effet, le postulat scientifique est nouveau : c’est grâce à l’informatique, aux pirates informatiques, que certains vont découvrir la nature exacte de notre civilisation...
Qu’est ce que la Matrice ? Si tu veux le savoir, suit le lapin blanc comme Alice qui l’a suivi et a trouvé le pays des merveilles... Rêve, cauchemar, réalité ? Qu’est-ce que le réel, quelle est la définition du réel ? Ainsi, le spectateur peut voir le monde sur l’écran d’un vétuste poste de télévision Radiola !
En réalité nous ne sommes plus que des légumes pour nourrir les Machines ! Les êtres humains sont des piles ! et la Matrice crée l’illusion de notre monde. Stefan Wul avait déjà inventé cela dans « Oms en série » dont on a d’ailleurs fait un dessin animé.
Ensuite, il y a quelques leçons de maîtrise de soi : « On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait. » C’est très bon aussi la scène avec la prédiction : « L’auriez-vous fait si je ne vous en avais pas parlé ? » dit la médium au héros après l’avoir averti qu’il allait casser un vase... Ce médium est un oracle sous la forme d’une charmante vieille dame séduisante au possible.
Une vision technologique de l’ancien testament déjà vue avec « Terminator » : les humains sont la peste et les Machines sont l’antidote.
Les combats forment de magnifiques chorégraphies. Le contrechamp avec les douilles qui tombent est vraiment novateur. Le feu au ralenti, comment ils évitent les balles... John Woo n’a qu’à bien se tenir ! « Mission impossible » est mille fois battu !
Et puis il y a les chansons de Rob Zombie et Marilyn Manson !
Matrix Reloaded de Larry et Andy Wachowski (2003)
Une transition entre Matrix et Revolutions avec beaucoup de remplissage. Mais la photo de Bill Pope est toujours aussi sublime !
Mr Anderson (Neo) opte pour la soutane et se prend pour Superman. La fête de Sion est chiante, la conversation entre Neo et le conseiller ennuie, les combats n’étonnent plus, la conversation avec l’Oracle est pitoyable, la conversation avec Smith’s n’en parlons pas (!), la conversation avec le Français est creuse...
Et puis... il y a la course poursuite époustouflante, je répète époustouflante !
Mais même la conversation avec l’Architecte est relativement inepte.
Etpour finirl’Elu fait un miracle, il ressuscite... Trinity (avec un nom pareil, çanem’étonnepas !)
et
MatrixRevolutionsLescénario et particulièrement les dialogues decettetrilogieMatrix sont écrits comme un manueld’alchimie.Les dialoguescomprennentle verbe « savoir » conjugué à tous les temps et un nombre incalculable de fois. « Le Grand Œuvre est un moyen pour comprendre le monde » écrit Léon Gineste dans L’Alchimie expliquée par son langage. Le langage est hermétique, exclusivement pour initiés, et le tourde force des frères Wachowski est d’avoir initié un nombre incalculable de spectateurs qui se sentent tous complices de ce Grand Œuvre... (Voir ma critique du premier volet plus haut en 1999...)
Cette troisième partie nous offre une longue scène de guerrequi est un hommage aux films de guerre américains des années cinquante (guerre contre le Japon et guerre de Corée particulièrement). Il est dommage que certains critiques aient dénigré ce film à cause de cela. Moi cette scène m’a beaucoup plu !
Planète rouge (Anthony Hoffman) 2000
Les Américains sont spécialistes du doublon en SF : il y a eu "Independence Day" et "Mars Attacks", il y a eu "Deep Impact" et "Armaggedon", maintenant il y a ce film après "Mission to Mars" de Brian De Palma...
Pas mal du tout contrairement aux critiques qui, décidément, n’aiment pas les films martiens !
Le commandant est une (belle) fille nommée... Bowman (comme le dernier survivant du film "2001 l’odyssée de l’espace"). Techniquement les effets sont parfaits et les images superbes. Une petite nouveauté : une histoire de "Terraformation" c’est-à-dire le fait de rendre une planète (en l’occurrence, ici, Mars) habitable par l’homme.
Deux citations :
"Le jour maudit où l’algèbre pourrait nous sauver la vie"
"Si peu de temps à vivre et si longtemps à patienter..."
Une belle histoire de pionnier moderne et d’aventure, pourquoi pas ?
Le robot est terrifiant !
Final Fantasy (Hironobu Sakaguchi) 2001
Les créatures de l’esprit
1) Voilà un grand tournant dans l’histoire du cinéma.
Avant il y en a eu deux : l’invention du cinéma lui-même et le son.
On peut donc faire un film sans acteur... C’est même mieux qu’avec les acteurs car on ne s’identifie plus à leur personnalité, mais tout simplement au personnage. Et pourquoi donc certains acteurs empochent des sommes faramineuses pour faire le guignol devant une caméra ?
Alors que vont faire les acteurs ? On se souviendra que ces derniers, à la naissance du septième art, alors stars du théâtre, refusèrent de jouer au cinéma, nouvel art qui devait consommer leur carrière.
Eh bien voilà : ils retourneront au théâtre.
2) Le film est magnifique ! Une très belle histoire mystique de SF. De très belles images !
Quelques très minimes imperfections : mais que dire devant cette nouvelle forme de cinéma, sinon que pour un coup d’essai c’est un coup de maître !
On s’attache aux personnages car, en fin de compte, ils n’appartiennent à aucun acteur, mais seulement au spectateur !
Il ira très loin ce petit !!!
A.I. de Steven Spielberg (2001)
Contrairement a ce que dit Sfmag je n’ai jamais trouvé que Spielberg était le plus grand des réalisateurs.
Je reviens sur ce film que je ne suis pas allé (volontairement) voir à sa sortie. Mes pires craintes étaient fondées. Ce film basé soi-disant sur une idée de Kubrick - mais pourtant tiré d’une histoire de Brian Aldiss - est une mièvrerie qui plagie Pinocchio de manière encore pire que Walt Disney !
Je me suis endormi deux fois devant ma télé.
Désolé...
Terminator 3 : le soulèvement des machines de Jonathan Mostow (2003)
Cameron n’ayant pas voulu récidiver c’est Mostow qui a pris les manettes de ce Terminator 3.
Ce film est surtout une transition pour T4 qui va nous montrer la guerre des machines...
C’est bien joué, bien filmé, impressionnant et violent mais sans plus. De nombreux enfants étaient dans la salle où je suis allé le voir...
Les effets spéciaux sont excellents, Schwarzy toujours aussi ironique et les scènes excellemment filmées.
I, robot d’Alex Peroyas (2003) D’après Isaac Asimov lui-même et ses trois lois de la robotique. Plus particulièrement de la nouvelle Le Robot qui rêvait...
Robots (2005) film d’animation. Les aventures du petit robot Rodney, qui désire travailler avec l’inventeur de sa ville.
Furtif de Rob Cohen (2004)la révolte d’un avion intelligent.











Séries télé avec Robots :

Docteur Who.
Série britannique de 695 épisodes ( ! ) En noir et blanc pour les six premières saisons et couleurs ensuite. 1963 à 1981.
Vous connaissez les Daleks ? Non ? Ce n’est pas étonnant car cette série culte en Grande Bretagne est peu connue en France puisqu’elle n’a fait qu’une brève apparition sur nos petits écrans en 1989. Voyages dans le temps et lutte contre les Daleks, le Mal personnifié...
En 1996, Geoffrey Sax a réalisé un film pour la télévision, « Le Seigneur du temps », qui rend hommage à cette série.
Star Trek.
Série télévisée américaine, au départ, en 79 épisodes couleurs (maintenant je ne compte plus) créée par Gene Roddenberry. 1966. De grands écrivains ont élaboré les scénarios des épisodes : Robert Bloch, Richard Matheson, Théodore Sturgeon. Gigantesque saga de space opera : le croiseur Enterprise explore le cosmos et rencontre des extraterrestres. Le personnage le plus célèbre de la série est le fameux Spock, le Vulcain.
Le succès de cette série est tellement grand que Robert Wise (eh oui ! ) réalise le premier film « Star Trek : le film » (1979), bientôt suivi de suites : « Star Trek 2 - la colère de Khan » (1982) par Nicholas Meyer ; « Star Trek 3 - à la recherche de Spock » (1984) par Leonard Nimoy ; « Star Trek 4 - Retour sur terre » (1987) par Leonard Nimoy ; « Star Trek 5 - The Final Frontier » (1989) par William Shatner ; « Star Trek 6 - terre inconnue » (Nicholas Meyer) et, enfin, « Star Trek, premier contact » (1997). Plusieurs films télé et dessins animés. Incroyable non ?
Au-delà du réel.
Série américaine en 49 épisodes noir et blanc de 1963 à 1965. Par Leslie Stevens et Ben Brady.
Peu connue en France, cette série est, à l’époque, celle qui mêle le mieux fantastique pur, terreur et science-fiction.
Chaque générique fait entendre le commentaire suivant :
« Ce n’est pas une défaillance de votre téléviseur, n’essayez donc pas de régler l’image. Nous avons le contrôle total de l’émission, contrôle du balayage horizontal... contrôle du balayage vertical. Nous pouvons aussi bien vous donner une image floue... qu’une image pure comme le cristal. Pour l’heure qui vient, asseyez-vous tranquillement. Nous contrôlerons tout ce que vous verrez et entendrez. Vous allez participer à une grande aventure et faire l’expérience du mystère avec :... AU-DELA DU REEL ».
Elle est reprise aujourd’hui avec le titre Au-delà du réel, l’aventure continue, de nombreux épisodes couleurs. 1994 - 1996.
Le même commentaire est repris avec un générique très fantastique plein d’effets spéciaux. Cette série reprend la tradition d’un mélange d’histoires d’extra-terrestres effrayantes et de fantastique. Il y a plusieurs sortes d’extra-terrestres. Ceux du film pilote d’abord ; des espèces d’insectes ramenés de Mars par une expédition scientifique, élevés en fraude par un chercheur dans sa grange. Quelle imprudence ! Il y a un sénateur qui découvre des extra-terrestres et commence à lutter contre eux avant de s’apercevoir qu’il en est un aussi. Un extraterrestre qui envahit le corps d’une jeune vierge qui absorbe alors ses amants pour nourrir le monstre qui est en elle. Un épisode résume toutes les histoires d’extra-terrestres : « La voix de la raison ». Un autre épisode développe d’une manière originale le thème du robot avec « Valérie 23 ». D’autres histoires sont de la terreur pure comme cette histoire de maison hantée dont les murs sont vivants. La science-fiction pure est aussi présente avec un épisode comme « Avenir virtuel » dans lequel une machine à images virtuelles permet de voir l’avenir proche. Beaucoup d’inventions dans les scénarios font de cette série une véritable anthologie.

L’Homme de l’Atlantide - L’Homme qui valait 3 milliards - Robocop - Perdus dans l’espace -

www.chez.com/cinematech/
www.cyberrobots.tm.fr/
www.fantasfilm.com/image/SITE-10-121-ROBOTS.html

CONTRIBUTION A LA FILMOGRAPHIE SUR LES ROBOTS , ORDINATEURS
ET AUTRES I.A.
(non exhaustive et très approximative ,
hélas !).

J’ai vu, vers la fin des années 1980, probablement sur FR3,
un vieux film américain, datant de la Guerre Froide,
mettant en scène un super-ordinateur appelé Colossus et son alter
ego soviétique qui menaçaient de déclencher une guerre
atomique, mais je ne me souviens plus du titre.
Dans la même veine, citons « War Games », avec Matthew
BRODERICK.
Il y a aussi l’ordinateur qui régit la Cité des Domes
ainsi que le robot congeleur qui s’en prend aux fugitifs dans « 
L’âge de Cristal _ Logan’s run » (1976) et bien sûr Rem
(interprété par Donald Moffat) et consorts dans la série
dérivée (1977-1978).
Et aussi plusieurs épisodes de « Stargate SG 1 » ou de « X
Files
 », dont celui où un immeuble intelligent devient
psychopathe ou encore « Clic mortel » écrit par William Gibson,
épisode dans lequel un informaticien surdoué transmigre son
âme sur le réseau internet. N’oublions pas Kitt,
l’ordinateur de bord de la Pontiac de Michael Knight (David
Hasselhof) dans « K 2000 ».
Plus méconnu, Zêta, le droïde espion pourchassé par ses
employeurs et en quête de son créateur, vedette de la série
animée « Le projet Zêta », le dimanche matin sur France 3 .
Pour en finir avec l’animation et ma liste, je citerai
encore le robot géant que l’on voit à la fin du merveilleux « 
Le roi et l’oiseau » ou encore la petite
fille-androïde-arme fatale dans le « Metropolis » de Rintaro ou Jintaro, je
ne sais plus.



L. MARCELLIN, aide documentaliste


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