SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No104
103
E
n
 
K
i
o
s
q
u
e
s
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  A - F -  Deadpool
"Deadpool"
de Tim Miller (2016)
 


film de science-fiction réalisé

- Je peux être super, mais je ne suis pas un héros. Et oui, techniquement, ceci est un meurtre, mais quelques - unes des meilleures histoires d’amour commencent par un meurtre. Et c’est exactement ce que cela est : une histoire d’amour.

La belle histoire d’amour entre Wade Wilson, le mercenaire quelque peu déséquilibré et Vanessa, la belle jeune femme quelque peu prostituée avait bien commencé. Mais le verdict du corps médical offrait peu de perspectives d’avenir à monsieur Wilson.
Aussi, il quitta sa belle et erra jusqu’à ce qu’il fût repéré par "l’agent Smith" (toute allusion à Matrix est purement fortuite). Son organisation offrait de soigner Wilson de son cancer, tout en lui procurant des super-pouvoirs qu’il mettrait au service d’une cause héroïque.
Wilson accepte et se retrouve entre les mains du Mutant Ajax (1). Or ce dernier se trouve être encore plus déséquilibré que Wade Wildon (si, c’est possible !). Comme le "traitement" s’apparente à de longues séances de torture nécessaires (selon Ajax) pour activer ses gènes mutants et qu’on lui apprend qu’il ne deviendra pas un héros, mais un esclave Wilson choisit la voie de la rébellion. La destruction de sa prison le laisse libre et présumé mort. Mais comme son pouvoir autoréparateur s’est activé Deadpool est devenu théoriquement immortel et il peut désormais faire la chasse à Francis (Ajax).
Ceci implique de faire la chasse à ses hommes de main et de traiter le problème avec les armes à feu et les armes blanches :
- Pardon, j’ai dit que c’était un film d’amour ? J’ai menti, en fait, c’est un film d’horreur !
Ceci attire l’attention d’un Mutant moralisateur (Colossus) qui, flanqué de sa stagiaire Negasonic Teenage Warhead, entend bien remettre Deadpool dans le droit chemin :
- Viens, allons parler au professeur.
- Lequel, James McAvoy ou Patrick Stewart ? On s’y perd dans leur chronologie !
Eh oui, dans les comics Deadpool est le seul personnage à avoir conscience qu’il se trouve dans une bande-dessinée. Ici parfaitement "conscient" qu’il évolue dans un film, il ne peut s’empêcher de commenter la présence des deux super-héros : "Ils n’avaient le budget que pour deux X-Men".
Ce film (interdit aux moins de 17 ans aux USA) se déroule dans un contexte déjanté parsemé d’allusions cinématographiques.
S’il est ancré dans l’univers des films X-Men & Wolverine, on observe une contradiction entre le personnage de Deadpool présent dans le film "X-Men Origins : Wolverine" et celui de ce film. Bien qu’ils soient incarnés par le même acteur, Ryan Reynolds précise dans le bonus du DVD du film "Deadpool" qu’il ne s’agit pas du même personnage. Même si Deadpool a survéçu à son combat contre Wolverine (c’est le cas dans un bonus DVD) la fin du film "X-Men Origins : Wolverine" se situe vraisemblablement en 1979 (date de l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island) et il a le même âge apparent dans les deux films. Or dans le film "X-Men : Days of Future Past" il s’est produit une modification temporelle en 1973. Elle a affectée le destin de la planète et surtout celle de William Stryker, le chef de Deadpool dans les années 70. Ceci a pu empêcher l’affrontement entre Deadpool et Wolverine en 1979. Wade Wilson avait peut-être un pouvoir autoguérisseur latent qui l’a empêché de vieillir. Et c’est ainsi qu’il se retrouve en pleine forme en faisant une démonstration de ses super-pouvoirs et de ses capacités de combattant (même s’il a égaré son sac à munitions).

(1) le super-vilain"Ajax" fut créé par Joe Kelly et Walter McDaniel. Lié dans le comics au projet "Weapon X" on ne connaît de son identité que son prénom "Francis" d’où le gag dans le film où Deadpool trucide tous les nuisibles qui ne veulent pas lui dire où est Francis. Seulement voilà, Deadpool n’a pas pensé (il ne pense pas beaucoup) qu’il était une des rares personnes à connaître le prénom d’Ajax !

Fiche technique :
Réalisateur : Tim Miller
Scénariste : Rhett Reese & Paul Wernick
Histoire originale : d’après le personnage créé par Fabian Nicieza & Rob Liefeld
Audio : Dolby Digital 5.1
Langue : Français , Anglais
Sous-titres : Français, Anglais
Format : 16/9 - 2.40:1 compatible 4/3
Nombre de disques : 1
Sortie : 17 juin 2016
Durée : 108 mn
Editeur : 20 th Century Fox
Prix : 9,99 euros

Bonus vidéo :

- Making of
- De la BD au grand écran
- Bêtisiers
- Commentaires

Damien Dhondt

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato :
Cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2015



Retour au sommaire