SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No105
105
E
n
 
K
i
o
s
q
u
e
s
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  A - F -  Dellamorte, Dellamore
"Dellamorte, Dellamore "
de Michael Soavi

Id./ Cemetary Man,1993
Avec Rupert Everett, François Hadji-Lazaro et Anna Falchi

Francesco Dellamorte Dellamore (Ruppert Everett) exerce la profession de gardien de cimetière dans une petite ville italienne. L’endroit est préservé du monde environnant au point que Francesco doute de l’existence d’un univers réel. Depuis quelques temps les morts reviennent à la vie dans le cimetière et le jeune homme, aidé par Gnaghi, son assistant demeuré (François Hadji-Lazarro), les renvoie à la tombe d’une balle dans la tête. Héros romantique que chacun pense impuissant, Francesco tombe amoureux de trois femmes nommées Laura (interprétées par Anna Falchi) sans que ces relations successives n’aboutissent vraiment. Interpellé sur le sens de sa mission par la Grande Faucheuse elle-même, Francesco commence à liquider quelques vivants, histoire de gagner du temps de travail.

Voici une production totalement atypique qui mêle plusieurs genres avec une belle réussite. Tour à tour comédie, drame psychologique, romance, film d’horreur ou œuvre poétique, ce quatrième long-métrage de Michael Soavi est fascinant malgré un rythme parfois déficient. L’interprétation exceptionnelle de Everett et Hadji-Lazaro est certainement pour beaucoup dans l’envoûtement que procure ce long-métrage hors normes.
Les séquences étranges se succèdent, sans qu’il faille nécessairement leur trouver une justification, que ce soit l’histoire d’amour entre Gnaghi et la tête tranchée volante d’une adolescente ou ce motard zombie qui dévore sa petite amie ("il ne fait rien de mal, il me mange c’est tout !"). D’autres idées folles sont également présentes comme ce car de scouts morts-vivants ou, surtout, ce magnifique final qui montre les personnages coincés dans un monde clos, battu par la neige avant que l’image ne se fige sur une boule à neige en plastique. Il est certain que le film se Soavi est inégal mais la beauté gothique des décors, curieusement rétro, le jeu des acteurs, la mise en scène travaillée et l’humour omniprésent en font une belle réussite injustement méconnue. Grand Prix à Gérardmer mais échec commercial cuisant devenu culte. Dommage que le DVD soit présenté sans le moindre bonus, alors que la qualité du film méritait bien quelques suppléments.

Verdict : 8 / 10*

Pizzoferrato Fred



Retour au sommaire