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  Sommaire - DVD -  A - F -  Attack of the 50 FT Cheerleader (2012)
"Attack of the 50 FT Cheerleader (2012)"
de Kevin O’Neill
 


Ce film n’est pas un chef-d’œuvre, mais il fait partie, en quelque sorte, de l’histoire du cinéma fantastique, d’abord parce qu’il est produit par Roger Corman, et ensuite, c’est une espèce de remake du film culte Attack of the 50FT Woman de Nathan Juran (1959), qui fut lui-même suivi d’un premier remake en 1993. Mais j’y reviendrai plus loin.
Cassie, qui travaille dans un laboratoire de biologie, ne se trouve pas belle. Alors elle expérimente un élixir de jeunesse qui vient d’y être mis au point. Enfin, pas tant au point que ça…
D’autant plus que quelques gouttes de ce produit tombent sur une araignée qui passait par là. Quant à la fille, elle devient canon, mais alors vraiment canon, mais… elle grandit ! Elle ne cesse de grandir. La morale de cette histoire ? Il vaut mieux rester nature !
Le style du film est celui des films d’ados des années 80, un peu amélioré à la sauce de la série des Scream de Wes Craven…
Voici ce que j’écris dans mon livre Un siècle de cinéma fantastique sur le premier film.
Attack of the 50FT woman de Nathan Juran sous le pseudonyme de Nathan Hertz (1959). Avant de voir ce film, j’en avais vu le remake réalisé par Christopher Guest (1993) qui ne m’avait pas paru suffisamment intéressant pour que je le cite. Or, ce film de Juran (un spécialiste de séries B et de nanars) présente un certain charme. Le sens de la culpabilité est bien rendu, à tel point qu’il m’a fait penser au roman gothique Le Château d’Otrante (1764) d’Horace Walpole, dans lequel la culpabilité s’exprime aussi par l’apparition d’un être humain géant... Une énorme sphère blanche atterrit sur la célèbre route 66 en Californie devant la voiture d’une femme trompée par son mari. Une main géante entre dans le champ... On se demande ensuite comment le mari peut tromper une si belle femme (riche de surcroît...) avec une grue d’hôtel. La scène la meilleure, est celle de la “visite“ du satellite extraterrestre par des humains, quand le shérif et le serviteur de la dame sont filmés au travers de sphères de cristal... Magnifique traitement humoristique du film d’horreur et de ses effets spéciaux.

Alain Pelosato



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