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  Sommaire - Cinéma bis et culte -  Halloween 2 (2009)

"Halloween 2 (2009)" de Rob Zombie


 


Je pense que tout le monde sait que le premier film Halloween (1978) était de John Carpenter. C’est devenu un film culte. Il a été suivi de nombreuses suites : Halloween II de Rick Rosenthal (1981) – Halloween III, le sang du sorcier (qui n’est pas du tout une suite de Halloween) de Tommy Lee Wallace (1982) – Halloween IV de Dwight H. Little (1988) – Halloween : vingt ans après, il revient (1998) de Steve Miner – Halloween resurrection de Rick Rosenthal (2002).
J’avais vu l’Halloween de Rob Zombie qui racontait l’enfance de Michael, comment il était devenu le tueur fou implacable. Voir ma chronique de ce film dans mon livre Un siècle de cinéma fantastique : la suite (2004-2015). Quand ce deuxième opus est sorti, je n’ai pas eu le goût d’aller le voir. Et j’ai eu grand tort, croyez-moi. Ce film est extraordinaire. Il prend les tripes.
Il débute sur d’atroces images de l’opération d’une jeune femme qui semble avoir tué Michael, le tueur fou. Elle est dans un sale état. Le cadavre de Michael avec son masque est emmené à la morgue : le shérif prévient les ambulanciers que n’importe quoi peut arriver. Les deux individus sont de vrais beaufs un peu détraqués, l’un d’eux nous sert même un discours nécrophile. C’est un principe de ces films d’horreur : statistiquement parlant, ce sont essentiellement les beaufs cons qui se font étriper.
Donc Michael se « réveille », c’est une véritable bête à tuer, à tuer cruellement, sadiquement. Les blessures sont très apparentes, filmées en gros plan, on s’y croit ! La décapitation est très réaliste. Les meurtres sont filmés dans les détails, de la chirurgie cinématographique. C’est le principe de base du film de montrer les horreurs et tueries, comme elles seraient réellement dans la réalité.
Michael tue pour se soulager, mais ça ne le soulage pas. Michael, avec son masque horrible, est une machine à tuer, implacable comme le destin. Un cauchemar très bien construit et terrifiant. Avec un peu de hard rock pour pimenter, ça s’impose avec Rob Zombie.
Il tue méchamment, Michael, il tue tout le monde, il n’entre pas dans les détails. Que peut-on faire contre un type de deux mètres de haut qu’on ne peut pas tuer ?
Il y a aussi de très belles images. Et le film nous dit dans le creux de l’oreille : « Allez Michael, tu vas la trouver ta maman ! »
Je ne vais pas vous raconter l’histoire, vous la connaissez. Si vous ne la connaissez pas vous l’apprendrez en regardant le film. Mais il faut bien suivre.
Conclusion : Rob Zombie sait bien chanter, on l’avait remarqué quand il faisait partie du groupe White Zombie. On sait maintenant aussi qu’il sait bien filmer, très bien !
La filmographie de Rob Zombie : La Maison des 1000 morts (2001) – The Devil’s Rejects (2005) – Halloween (2007) - – Halloween 2 (2009) - The Lords of Salem (2012)
Il a des projets : à suivre !

Alain Pelosato



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