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The Walt Disney Company France
présente

Un film de Brad Bird

A la poursuite de demain
(Tomorrowland)

Avec
George Clooney
Hugh Laurie
Britt Robertson
Raffey Cassidy
Tim McGraw
Kathryn Hahn
Keegan-Michael Key
Thomas Robinson

Scénario : Damon Lindelof, Brad Bird
Sur une histoire de Damon Lindelof, Brad Bird & Jeff Jensen
Image : Claudio Miranda
Décors : Scott Chambliss
Montage : Walter Murch & Craig Wood, A.C.E.
Costumes : Jeffrey Kurland
Musique : Michael Giacchino

Un film produit par Brad Bird, Damon Lindelof & Jeffrey Chernov

Sortie le 20 mai 2015

L’HISTOIRE

Unis malgré eux par le destin, Frank Walker (George Clooney), un inventeur désabusé, et Casey Newton (Britt Robertson), une adolescente passionnée par les sciences au caractère bien trempé, s’embarquent pour une quête périlleuse qui va les conduire dans un mystérieux univers parallèle où rien n’est impossible. Ce qu’ils vont y découvrir changera le monde – et eux-mêmes – à jamais.

NOTES DE PRODUCTION

IMAGINEZ UN ENDROIT OÙ RIEN N’EST IMPOSSIBLE…

LA BOÎTE À IDÉES

À l’origine, Tomorrowland est une section du parc Disneyland, le premier parc créé par Walt Disney en 1955. À cette époque, les Américains se faisaient une idée très optimiste du futur. Mais au fil du temps, cette vision s’est peu à peu assombrie. Brad Bird, le réalisateur du film, commente : « Il existe deux manières de se représenter un territoire vierge : soit comme un espace vide, soit comme une porte ouverte sur le champ des possibles. Et c’est cette deuxième option qui correspond le mieux à ma conception du futur : j’aime y voir des possibilités infinies. Malheureusement, cette façon de voir les choses n’a plus la cote aujourd’hui. »

Ce changement a interpellé le scénariste et producteur Damon Lindelof, et lorsqu’il a commencé à imaginer l’histoire de À LA POURSUITE DE DEMAIN, il s’est interrogé sur la manière de la retranscrire sur grand écran. « Je tenais à retrouver cet optimisme sans bornes », confie-t-il.

Tout a commencé avec une boîte sur laquelle était inscrite la date « 1952 », découverte par hasard dans les archives des studios Disney. Ce mystérieux écrin contenait toutes sortes de documents fascinants – des plans, des schémas, des maquettes, des photos et des lettres – liés à la création de Tomorrowland et à la Foire internationale de New York, l’exposition universelle de 1964. Une découverte qui a enthousiasmé le scénariste et producteur : « Je me suis mis à imaginer que le contenu de la boîte était une sorte de guide, l’ébauche d’une histoire ignorée de tous… mais laquelle ? La réponse la plus évidente était selon moi qu’il existait réellement quelque part dans le monde un lieu aussi unique que celui-ci... »

Damon Lindelof a alors entamé des recherches sur les studios Disney et leur créateur, ce qui l’a conduit à s’intéresser à l’implication de la société dans la Foire internationale de 1964. Le scénariste et producteur déclare : « Walt Disney était un vrai futuriste au sens moderniste où on l’entendait au milieu du XXe siècle. Très optimiste, il était persuadé que la technologie était la clé d’un monde meilleur. Il pensait aussi que c’était un formidable moyen de créer d’incroyables divertissements. Pour l’exposition universelle de 1964, The Walt Disney Company a créé trois attractions, même si « It’s a Small World » est celle dont le public se souvient le mieux. Bien que désuètes au vu des standards d’aujourd’hui, le « Carousel of Progress » et « Great Moments with Mr. Lincoln » représentaient à l’époque une véritable révolution car elles faisaient appel aux techniques dites « animatronics » pour laisser un souvenir impérissable aux visiteurs. »

Et d’ajouter : « Il régnait aussi à l’époque un formidable optimisme. Nous étions en 1964. Le monde était passé à deux doigts de la catastrophe thermonucléaire avec la crise des missiles à Cuba, et la chanson « It’s a Small World » a été écrite en réponse à cette guerre évitée de peu pour promouvoir l’amitié entre les peuples. Les paroles – « It’s a world of hopes and a world of fears » [« C’est un monde d’espoirs et un monde de peurs »] – exprime cette angoisse. Je suis fasciné par le thème très anxiogène de cette chanson qui semble aujourd’hui si enfantine et sentimentale. Elle délivrait à l’époque un message politique fort et en même temps idéaliste. »

Le succès de la Foire internationale a permis à Walt Disney de réunir les fonds nécessaires à la création de l’Experimental Prototype Community of Tomorrow, ou EPCOT. Disney voulait créer une ville futuriste en termes de développement et d’organisation urbaine, une sorte de vraie Tomorrowland où technologie et urbanisme s’allieraient pour donner naissance à un environnement idéal. Walt Disney est malheureusement décédé avant qu’EPCOT ne voie le jour et The Walt Disney Company a choisi de ne pas mener le projet à bien sans lui. Le concept de cette communauté du futur a été transformé en « Foire internationale permanente » composée de deux quartiers résidentiels pour les employés et leurs familles. Le parc, situé à Lake Buena Vista, en Floride, est toujours en activité aujourd’hui.

Admiratif, Brad Bird déclare : « Walt Disney innovait constamment et n’avait pas peur d’être un pionnier. Il a été parmi les tout premiers à introduire le son et la couleur dans l’animation. FANTASIA a été projeté avec un son stéréo quinze ans avant tout autre dessin animé. Quand il a eu l’idée de Disneyland, tout le monde l’a pris pour un fou. Il se lançait et imaginait les solutions à mesure qu’il avançait. Il s’intéressait à des sujets comme le voyage spatial par exemple. Il suffit de regarder les programmes qu’il a réalisés avec Ward Kimball à la fin des années 50 pour voir qu’il était captivé par l’idée de progrès. Sa curiosité n’avait pas de limites, comme l’illustrent parfaitement Tomorrowland, la Foire internationale et EPCOT. »

Le réalisateur ajoute : « Walt Disney avait l’habitude de dire qu’il ne réalisait pas des films pour gagner de l’argent, mais qu’il gagnait de l’argent pour réaliser des films. Était-il parfait ? Non. Mais ce qu’il a accompli au cours de sa vie est impressionnant. À mes yeux, c’est un grand innovateur. Il avait une vision très optimiste et positive du futur. J’aime à penser qu’il aurait apprécié À LA POURSUITE DE DEMAIN. »

Une fois ses recherches achevées, Damon Lindelof a approché Jeff Jensen pour qu’il l’aide à développer l’histoire. Il confie : « Quand je travaillais sur « Lost – Les disparus », Jeff était journaliste pour Entertainment Weekly et il avait une imagination débordante. Il regardait la série toutes les semaines et imaginait des théories incroyables qui étaient tellement inventives que je me disais souvent que j’aurais aimé avoir eu la présence d’esprit d’écrire ce qu’il avait imaginé ! C’était exactement le genre de personne dont j’avais besoin pour écrire cette histoire et y intégrer tous les éléments que j’avais découverts dans cette boîte mystérieuse. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen, qui a imaginé l’histoire du film avec Brad Bird et Damon Lindelof, déclare : « À LA POURSUITE DE DEMAIN s’inscrit dans la plus pure tradition des films Disney : il est imprégné des valeurs du studio et mêle inventivité de l’histoire à d’époustouflants effets spéciaux. Nous nous sommes efforcés de rester fidèles à l’esprit incarné par l’attraction Tomorrowland et le parc EPCOT – des endroits voulus par Walt comme des pépinières d’idées pour un avenir meilleur. Walt, tout comme son travail, était en perpétuelle évolution car dans son esprit, le futur n’était pas figé. C’était un projet à jamais inachevé. »

Le réalisateur et scénariste Brad Bird connaît également très bien l’univers Disney, non seulement à cause de son dernier film, mais également parce qu’à l’âge de 11 ans, il a développé un intérêt pour l’animation après avoir visité les célèbres studios. En l’espace de trois ans, il a réalisé un dessin animé de 15 minutes qui a retenu leur attention des studios d’animation Disney, proposant même au jeune homme de 14 ans de lui attribuer un mentor – le célèbre maître de l’animation Milt Kahl. Brad Bird s’est alors installé chez un ami de ses parents à Los Angeles pour profiter pleinement de cette opportunité unique.

À propos de À LA POURSUITE DE DEMAIN, le réalisateur déclare : « Il s’agit d’une histoire très originale qui met en scène des personnages atypiques. C’est une chance incroyable de pouvoir prendre part à un projet de cette ampleur, et j’espère que le film surprendra le public. Il incarne les deux facettes du futur, ce qu’il peut avoir d’effrayant et ce qu’il peut avoir de merveilleux. Dans tous les cas, l’avenir reste un mystère, et c’est précisément ce qui le rend si fascinant. »

LA PROMESSE DE TOMORROWLAND

La cité merveilleuse que l’on découvre dans le film est un hommage au caractère visionnaire de l’attraction Tomorrowland à Disneyland et du parc thématique EPCOT à Disney World, imaginés par Walt Disney dans le but de créer un monde meilleur. Mais beaucoup pensent – bien que cette idée soit généralement qualifiée de mythe – que Walt Disney faisait partie d’un groupe secret de penseurs et d’optimistes, et que cet endroit futuriste existe bel et bien dans une dimension parallèle : il aurait vu le jour grâce aux idées avant-gardistes développées par le groupe.

L’ingénieur français Gustave Eiffel, à qui l’on doit la célèbre tour, vivait dans un appartement privé situé en haut de celle-ci d’où il effectuait des observations météorologiques et menait diverses expériences scientifiques. La légende veut qu’au cours d’une sombre soirée d’automne 1889, il y ait rassemblé trois de ses illustres pairs, l’Américain Thomas Edison, le Français Jules Verne et le Serbe Nikola Tesla, afin de discuter du futur.

Cette nuit-là, les quatre hommes auraient, selon certains, formé une organisation ultrasecrète baptisée Nec Plus Ultra qui aurait façonné le XXe et XXIe siècle. Le scénariste Damon Lindelof commente : « Ces grands penseurs auraient élaboré un plan pour construire une ville du futur qui ne puisse être contrôlée ni par un gouvernement, ni par des intérêts industriels. Ils voulaient créer la plus grande expérience scientifique utopique au monde. Mais les deux guerres mondiales ont repoussé leur projet et ce n’est que dans les années 60, après que Walt Disney a rejoint l’organisation, que cette cité secrète a vu le jour à l’abri du monde réel. »

Baptisée Tomorrowland en référence à la zone de Disneyland imaginée par Walt Disney dix ans auparavant comme un hymne à la technologie, cette ville alternative aurait permis le développement de technologies que Nec Plus Ultra a ensuite progressivement introduites dans le monde réel. Damon Lindelof déclare : « Dans les années 1930 déjà, les habitants de cette ville avaient des portables et vingt ans plus tôt, ils pouvaient voyager dans l’espace. Quant à leurs fusées, elles avaient 60 ans d’avance sur les nôtres. Ils ont construit cette cité extraordinaire dans les années 60 et depuis, elle n’a cessé de se développer et de progresser. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen ajoute : « Ce film est l’incarnation de l’esprit pionnier et volontariste de la conquête spatiale des années 50 et 60, quand on pensait que le futur était plein d’espoir et qu’on croyait pouvoir changer les choses sur le plan technologique, politique et social pour créer un monde meilleur. En latin, Plus Ultra signifie « plus loin ». C’était la devise des explorateurs espagnols. Gustave Eiffel et ses collègues se considéraient comme des explorateurs du potentiel humain. Walt Disney répondait aux critères de l’organisation et a été recruté parce qu’il incarnait l’idée d’un futur radieux. Mais les choses ont changé : aujourd’hui, l’avenir est plus incertain. Nous sommes cyniques vis-à-vis du progrès et pessimistes quant aux possibilités d’amélioration. Le futur est devenu une fatalité, quelque chose dont nous ne sommes plus maîtres. Le passé n’est évidemment pas parfait : tout était plus complexe et plus politisé qu’on ne l’imagine, et tout n’est pas bon à retenir. Mais peut-être devrions-nous nous inspirer davantage de l’optimisme du milieu du XXe siècle et l’appliquer à notre époque. »

Le réalisateur Brad Bird déclare : « Nous avons perdu quelque chose. Le pessimisme est devenu la seule vision acceptable du futur, mais je ne suis pas d’accord. Je trouve que ça a un effet Golem : si tout le monde pense de cette façon négative, alors cela se produira. Cela engendre une certaine passivité car puisque cela ne sert à rien, personne ne se donne la peine d’agir pour un futur meilleur. Lorsque j’étais enfant, le monde n’était pas tout rose - comme cela a toujours été le cas et comme ça le sera toujours -, mais il était acceptable d’être optimisme, de penser que les choses allaient s’améliorer, que le racisme allait disparaître et que les inégalités seraient réduites. Aujourd’hui on se contente de hausser les épaules et je trouve ça terrible. Je pense que nous avons tous un rôle à jouer sur cette planète. Nous avons le pouvoir de prendre nos responsabilités et d’inverser la tendance. »

LES DÉCOUVREURS

Brad Bird et Damon Lindelof ont écrit le rôle de l’inventeur désabusé Frank Walker avec un seul acteur en tête : George Clooney. Damon Lindelof se souvient : « Dès le départ, nous avons donné à Frank le profil de George, et à chaque fois que nous évoquions des acteurs pour le rôle, le seul impératif était qu’ils lui ressemblent. Nous avons donc croisé les doigts et fait de notre mieux pour écrire un bon scénario en conférant à ce personnage un sens de l’humour bourru et l’étoffe d’un héros, ce qu’incarne parfaitement George à nos yeux. Et puis avons laissé le scénario prendre son envol. »

Contacté par l’équipe du film, George Clooney s’est d’abord montré intrigué par le projet puis a très vite accepté d’y prendre part. Il confie à propos de son personnage : « Frank est un type grincheux et désabusé, mais c’était un grand rêveur et un vrai petit génie en sciences quand il était enfant. Lorsque tout jeune, il a découvert cette cité incroyable, il pensait avoir trouvé le lieu le plus merveilleux qui soit, un endroit qui allait changer le monde. Mais après avoir compris que ce n’était pas le cas, il se transforme en l’être le plus cynique qui soit. Il s’isole dans sa ferme et envisage d’y passer le reste de sa vie. Cependant, les événements du film l’obligent à affronter son passé… »

La tranquillité de Frank Walker est en effet troublée par l’intrusion inopportune de Casey Newton, interprétée par Britt Robertson. À propos de la relation qui unit les deux personnages, George Clooney déclare : « Casey oblige Frank à faire ce dont il n’a pas envie ; elle est très douée pour ça ! Frank est un homme acariâtre et bourru. Il lui faut du temps pour accorder sa confiance et n’a aucune intention de la donner à cette jeune fille qui vient juste de débouler dans sa vie. Mais petit à petit, ils trouvent leur voie. »

Pour le rôle du brillant scientifique David Nix, les producteurs ont fait appel à Hugh Laurie, dont ils vantent « l’exceptionnelle intelligence, la part d’ombre et l’humour incomparable ». L’acteur raconte : « Je me souviens parfaitement de ma première conversation avec Brad et Damon à propos du pessimisme ambiant. La vie moderne a d’innombrables avantages, mais aucun ne semble nous apporter de sentiment de satisfaction, de triomphe ou d’accomplissement. Brad et Damon m’ont exposé leur extraordinaire vision du futur, à l’opposé du courant de pensée dominant, et j’ai tout de suite été séduit. »

À propos de ce qui différencie David Nix et Frank Walker, Hugh Laurie déclare : « Frank voulait créer des objets amusants qui améliorent le quotidien des gens en leur apportant du plaisir et de la joie, des objets porteurs d’espoir. Nix, lui, ne s’intéresse qu’à ce qui est utilitaire. À ses yeux, la vie est une quête scientifique infinie car le but de l’homme sur Terre est d’accumuler et de développer les connaissances. »

Pour Frank, Nix est un bureaucrate sans cœur pour qui seul le résultat compte. C’est le type d’homme qui méprise le plaisir de la découverte, de l’aventure et de l’exploration. Pourtant, tous deux ne peuvent s’empêcher de s’admirer l’un l’autre, même si c’est à contrecœur. Hugh Laurie explique : « Malgré les apparences, ils ont de l’estime l’un pour l’autre car ce sont deux esprits brillants qui évoluent dans un monde qui ne comprend pas et n’apprécie pas les visionnaires. Ils ont beaucoup en commun. »

Et d’ajouter : « David Nix n’est pas foncièrement mauvais. Il éprouve une certaine sympathie pour son prochain, mais pas suffisamment pour surpasser son pragmatisme. Il est difficile de ne pas être d’accord avec lui. Il a raison lorsqu’il dit que la nature humaine, nos faiblesses et nos désirs ne peuvent pas être balayés d’un revers de la main. C’est un brillant scientifique, réaliste et lucide. »

Pour Brad Bird, les différences qui opposent les deux hommes sont révélatrices du fait que les grands esprits ne sont pas toujours d’accord et que les imperfections humaines peuvent avoir raison des meilleures intentions. En dépit de leurs idéaux utopiques, les fondateurs de Nec Plus Ultra se sont querellés et se sont opposés. Il paraît d’ailleurs que Gustave Eiffel et Thomas Edison étaient souvent en désaccord – à l’instar de Nix et Frank. Le réalisateur commente : « L’idée selon laquelle les esprits les plus brillants peuvent ne pas s’entendre n’est pas forcément incongrue. Il ne faut pas se bercer d’illusions. Les grands penseurs s’agaceraient sans doute mutuellement. Certains s’entendraient sûrement, mais ce ne serait pas le cas de la majorité. »

En dépit du nombre d’actrices désireuses de donner la réplique à George Clooney et Hugh Laurie, les producteurs étaient conscients que le rôle de Casey serait difficile à attribuer car l’histoire repose pour l’essentiel sur ses épaules. La jeune actrice qui l’incarnerait devrait faire preuve d’une formidable assurance, mais également de courage et de caractère. De nombreuses jeunes actrices ont auditionné pour le rôle, mais c’est finalement Britt Robertson qui l’a obtenu. Le producteur Jeffrey Chernov confie : « Je n’avais jamais rencontré de jeune comédienne aussi enthousiaste et investie. Britt est assez incroyable. Il a fallu qu’elle saute dans l’eau glacée, elle a été suspendue à des câbles et elle en a vu de toutes les couleurs sur le plan physique, mais elle a adoré ça. »

Ses auditions ont d’autant plus impressionné les producteurs qu’elle les a passées en ayant lu seulement quelques scènes du script. L’actrice raconte : « Lorsque j’ai entendu parler de ce projet pour la première fois, le scénario était tenu secret. Personne, pas même les agents ou les managers, ne l’avait lu. Ce n’est qu’environ six mois après le début du processus d’auditions que j’ai enfin pu le lire dans sa totalité. J’avais évidemment pris connaissance de quelques scènes pour les auditions, mais elles étaient complètement sorties de leur contexte, si bien que je n’avais aucune idée de leur sens dans l’histoire. Lorsque j’ai découvert le script, j’ai été stupéfaite. Il mêlait parfaitement action, aventure, amitié et drame familial. Ce genre de projet se fait de plus en plus rare. C’était un honneur d’y prendre part. »

Casey Newton est la fille d’un ingénieur de la NASA sur le point d’être licencié suite à l’arrêt définitif du programme spatial. De son personnage, l’actrice dit : « Casey est une adolescente très intelligente qui a toujours rêvé de devenir astronaute ; c’est sa passion et ce qui la lie à son père. Elle veut réaliser de grands projets et changer les choses. Elle rêve d’un monde où régneraient l’espoir et l’inspiration, mais elle ne sait pas comment s’y prendre. »

Comme souvent, l’attribution des rôles des enfants a mis l’équipe du film au défi. Jeffrey Chernov explique : « Le rôle de Frank enfant est celui qui nous a posé le plus de difficultés car il fallait que l’acteur ressemble à George et qu’il possède les capacités physiques nécessaires afin qu’on puisse réaliser l’essentiel des scènes d’action sur le tournage. Nous avons tout de suite su que nous avions trouvé le jeune garçon que nous cherchions lorsque nous avons vu Thomas Robinson. »

À propos de son jeune partenaire, Hugh Laurie déclare : « Thomas Robinson confère au jeune Frank toute l’énergie, l’optimisme et l’idéalisme nécessaires au rôle. À ses yeux, le monde est un vaste terrain de jeu qu’il peut explorer chaque jour davantage pour découvrir de nouvelles choses. C’est un garçon intrépide et charmant. »

De son personnage, le jeune acteur dit : « Le film s’ouvre sur un flashback qui se déroule en 1964, dans lequel j’incarne Frank Walker quand il était jeune. C’est un enfant qui aime inventer des choses - comme un réacteur dorsal par exemple - en transformant de vieux aspirateurs ou des bidons de peinture vides. C’est un petit garçon extraordinaire, mais son père n’approuve pas ses inventions. »

L’équipe du film a également eu beaucoup de chance avec la jeune Raffey Cassidy, qui incarne Athena. Le producteur exécutif John Walker explique : « Raffey est la preuve que chacun d’entre nous peut faire la différence. Le cynisme et le sarcasme sont très à la mode ; l’honnêteté, l’optimisme et l’amour, en revanche, sont tombés en désuétude. C’était donc très agréable d’être en présence d’une petite fille aussi positive. Pendant son audition, Raffey levait le pouce entre chaque prise pour manifester son plaisir d’être là. Elle est pleine de vie et d’enthousiasme. Elle est l’incarnation même du message du film. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen commente : « Athena croit en la mission de la cité, mais celle-ci est confrontée à un problème qui ne peut être résolu que par des gens venus de l’extérieur et par des idées nouvelles. Pour elle, Casey est le genre d’esprit éveillé qu’il faut à la ville. »

Dans le film, Athena remet à Casey un pin’s qui pousse cette dernière à se lancer à la recherche de cette incroyable cité. À propos de son personnage, la jeune Raffey Cassidy déclare : « Athena est à la recherche d’une recrue et elle espère que Casey sera la bonne car elle lui a remis son dernier pin’s. Cette dernière est courageuse, déterminée et pleine d’espoir… Elle représente tout ce dont la population a besoin. »

George Clooney explique les « liens familiaux » qui unissent Athena, Frank et Casey : « La plus jeune du trio, Athena, est l’adulte, tandis que Casey et Frank agissent comme des enfants qui se chamaillent. Athena est donc obligée de les rappeler à l’ordre. Frank agissant comme un grand enfant qui n’a jamais vraiment passé le cap des 11 ans, Casey et lui sont donc tout le temps en train de se disputer. Ils forment une famille dans laquelle les rôles sont inversés et l’enfant est en fait l’adulte. »

Une fois Raffey Cassidy et Thomas Robinson engagés, la production a été confrontée à un problème inattendu, comme l’explique le producteur Jeffrey Chernov : « Je n’avais pas pensé au fait que lorsqu’on travaille avec de jeunes acteurs de 11 ans, il est probable qu’ils grandissent… et que leur dentition change au cours des 6 mois de tournage ! Lorsque Raffey Cassidy est arrivée sur le tournage à Vancouver, elle m’a fait un grand sourire et j’ai vu qu’elle avait perdu quelques dents. Et puis Thomas Robinson s’est mis à perdre les siennes une par une. Nous leur avons donc fait fabriquer des dents temporaires tout au long du tournage. On n’est jamais à l’abri d’une surprise ! »

Keegan-Michael Key et Kathryn Hahn incarnent quant à eux les Gernsback, les très curieux propriétaires d’une boutique de gadgets. Hugo Gernsback (baptisé en hommage au fondateur du magazine Amazing Stories, le premier magazine de science-fiction américain lancé en 1926) a un physique très particulier. Keegan-Michael Key commente : « C’est une sorte de Grizzly Adams jamaïcain. Il a du ventre et porte un gilet recouvert de globes oculaires. Sa boucle de ceinture a elle aussi une forme de globe oculaire, rattachée à un large jean délavé à l’acide. Quant aux sandales qu’il arbore fièrement, elles laissent apparaître des chaussettes à motifs… Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un type étrange. »

Mais Ursula, sa femme, est plus étrange encore. Fan de « Star Trek », elle porte ses sourcils à la mode de Vulcain, soulignés par des lunettes yeux de chat. Kathryn Hahn explique : « La mission d’Hugo et Ursula est de récupérer ces pin’s et de découvrir comment ils sont distribués. Ils font partis d’un groupe qui cherche par tous les moyens à dissimuler l’existence de la cité. Lorsque quelqu’un se présente à eux avec l’un de ces pin’s, ils ne sont pas censés laisser cette personne s’en aller avant qu’elle ne leur ait révélé comment elle l’a obtenu – et ensuite, ils doivent faire disparaître le messager. Ils ne sont pas aussi accueillants que le sont généralement les gens du Sud ! »

La distribution du film est complétée par Tim McGraw, dans le rôle du père de Casey. À propos de son personnage, l’acteur déclare : « Ed Newton a une vision idéaliste de la NASA et du programme spatial. C’est la raison pour laquelle il est très déçu lorsque le programme est arrêté et qu’il est licencié. Mais il n’est pas le seul à être déçu. Sa fille Casey, qui partage sa passion pour les sciences, ressent la même chose. Tandis qu’Ed s’interroge sur ce que le futur lui réserve, Casey décide d’agir pour s’assurer que sa vision de l’avenir se réalise. Ed essaie non seulement de protéger sa fille, mais également de contenir sa curiosité sans bornes. »

EN ROUTE POUR DEMAIN

La conception de la cité du futur est revenue au chef décorateur Scott Chambliss, qui déclare : « Il n’y avait aucune indication sur cette ville dans le scénario. Avec Brad et Damon, j’ai donc passé beaucoup de temps à développer non seulement son esthétique, mais également son symbolisme. Imaginer une société utopique unique en son genre est une tâche titanesque. Mais c’était aussi l’occasion rêvée de créer un lieu spécial capable de surprendre les spectateurs. »

Très vite, l’équipe a décidé que la cité de 1964 découverte par Frank et celle de 1984 dont Casey a des visions grâce au pin’s seraient toutes deux des sociétés très équilibrées. Le chef décorateur ajoute : « Nec Plus Ultra avait un sentiment de responsabilité envers l’environnement. Ses concepteurs voulaient non seulement le rendre agréable mais également le protéger et le soigner. À leurs yeux, l’homme est à la fois un créateur et le protecteur de la planète. La cité se dévoile donc progressivement au cœur de son environnement quand on l’approche et disparaît à nouveau dans la nature lorsqu’on la quitte. Ce qui illustre parfaitement la philosophie de ses habitants. »

Toutefois, trouver un lieu aussi futuriste dans le monde réel ne fut pas une mince affaire, et le créer de toutes pièces aurait été une entreprise longue et coûteuse. Mais par une série d’heureux hasards, Tom Peitzman, le producteur des effets visuels et coproducteur du film, est tombé sur un spot publicitaire pour une voiture dont les décors étaient si futuristes qu’il l’a enregistrée sur son téléphone pour la montrer à Brad Bird. Il s’agissait de la Cité des arts et des sciences de Valence, en Espagne, imaginée par Santiago Calatrava, dont le travail était déjà une source d’inspiration pour le chef décorateur Scott Chambliss.

Cette découverte répondait également à la préférence de Brad Bird pour les décors réels plutôt que virtuels. L’équipe s’est rendue sur place afin de faire des repérages, et la Cité des arts et des sciences est presque littéralement devenue le « squelette » de la ville du futur. Le producteur Jeffrey Chernov explique : « Le style architectural de Santiago Calatrava est incroyable, inventif et passionnant. Ses créations ont quelque chose de « squelettique » : on a l’impression d’être face à une colonne vertébrale de dinosaure ou de poisson préhistorique. Lorsqu’on pénètre dans la Cité des arts et des sciences, on n’a plus envie de partir. Et c’est précisément ce que nous voulions pour les décors du film. »

George Clooney déclare : « Je ne m’étais jamais rendu à Valence bien que j’aie visité l’Espagne, qui est un pays magnifique. Cela a donc été un plaisir de travailler dans cette ville et de l’explorer. L’architecture de Santiago Calatrava est l’illustration d’une vision très optimiste de la vie. On dirait qu’il lui a suffi d’imaginer quelque chose pour que cela prenne vie. C’est assez extraordinaire. »

Mais la Cité des arts et des sciences de Valence ne pouvait pas accueillir la totalité de la ville futuriste, en particulier le monorail, l’immense sphère d’énergie et le gigantesque écran qui constituent le décor de la place Bridgeway. Il aurait été plus facile de construire un petit décor puis de le prolonger grâce à des images de synthèse, mais l’équipe a opté pour une approche plus réaliste. Tom Peitzman explique : « Sur ce genre de film qui fait la part belle aux effets visuels, il est important de trouver le juste équilibre entre décors réels et images de synthèse. Les cinéastes ont trop souvent recours à ces dernières, et par conséquent, le public sait que ce qu’il voit n’est pas réel. Sur ce point, je suis plutôt de la vieille école. Je pousse toujours le réalisateur à filmer autant que possible en décors réels de sorte qu’il ait quelque chose à regarder, à toucher et à éclairer. Même s’il ne s’agit que d’une toute petite partie de l’image, cela permet d’ancrer les effets visuels dans la réalité et d’obtenir un résultat naturel et homogène. »

Finalement, la construction de la place Bridgeway, dont la surface mesure environ la moitié d’un terrain de football, a nécessité six mois de travail. Elle est si grande qu’aucun studio ne pouvait l’héberger. L’équipe devait en outre pouvoir réaliser des plans aériens au-dessus de celle-ci et installer les immenses grues qui soutiennent les éclairages du décor. Pour compliquer encore les choses, cette énorme esplanade apparaît dans le film à différentes époques : en 1964, lorsque le jeune Frank la visite pour la première fois, dans la vision de Casey en 1984, et en 2014 où se déroule le reste de l’action. Chaque changement d’époque a demandé 6 semaines de réaménagement pour transformer le décor.

Initialement, le fait que ce dernier ait été construit en plein air à Vancouver ne posait pas de problèmes car le tournage devait avoir lieu en été. Mais George Clooney ayant été retenu sur le tournage de MONUMENTS MEN, la production du film s’est vue repoussée de cinq mois, reportant ainsi le tournage des scènes sur la place Bridgeway à fin novembre, début décembre, en pleine saison des pluies en Colombie-Britannique. Jeffrey Chernov se souvient : « Au début, je ne pensais pas que cela poserait le moindre problème car l’équipe de construction sur place était habituée au climat et savait construire des structures temporaires et tendre des bâches pour protéger les décors. Mais les idées qu’ils nous ont proposées nous auraient coûté plus de un million de dollar et comme rien ne garantissait leur fonctionnement, nous avons préféré compter sur la chance ! »

L’optimisme a payé car la région a été épargnée par la pluie tout au long du tournage. Le producteur reprend : « Nous avons construit de nombreux abris afin de pouvoir nous protéger si la météo n’était pas de notre côté, mais nous n’en avons jamais eu besoin. Ça a apparemment été les six semaines les plus sèches qu’ait connues Vancouver depuis 1952 ! Un clin d’œil amusant au titre original du film : 1952. Tout le monde pensait que nous étions fous de tenter notre chance, et je dois dire que je l’ai pensé moi aussi. Cela a été un immense soulagement lorsque le tournage a pris fin. »

Petits miracles climatiques mis à part, l’élément le plus impressionnant du décor de la place Bridgeway est sans doute le monorail. Mike Vezina, le coordinateur des effets spéciaux, déclare : « Une fois entièrement construit, avec les systèmes d’éclairage et les vitres, il pesait près de 16 tonnes. Il a ensuite fallu trouver le moyen de le faire avancer en toute sécurité – avec les acteurs principaux à bord – sur des rails surélevés à environ cinq mètres du sol, et de l’arrêter précisément au même endroit à chaque fois. »

L’équipe en charge des effets spéciaux a opté pour des treuils hydrauliques qu’ils pouvaient stopper très rapidement en cas d’urgence, et des freins qui leur permettaient d’arrêter le véhicule à un endroit donné. Les portes s’ouvraient ensuite automatiquement pour laisser sortir les personnages. La production a utilisé une pompe hydraulique de 500 chevaux et d’épais câbles métalliques afin de déplacer le monorail dans un sens puis dans l’autre, de sorte que le mouvement semble continu. Le coordinateur des effets spéciaux ajoute : « Pour que le positionnement des véhicules soit parfait, nous avons utilisé des faisceaux laser qui nous permettaient de savoir au millième de centimètre près si le monorail dépassait le repère où il était censé s’arrêter. Comme tout a toujours parfaitement fonctionné, nous n’avons jamais eu à activer les freins d’urgence. »

Parmi les autres défis relevés par Mike Vezina figure le décor de la tour Eiffel qui devait se scinder par le milieu pour laisser apparaître la fusée spatiale. Il raconte : « Il a fallu construire une réplique de la partie supérieure de la tour, que nous avons ensuite posée sur une base en métal de notre conception montée sur roulettes. Une rampe permettait de séparer et faire vaciller le décor en fonction des besoins de l’histoire. Il pesait en tout plus de 45 tonnes et était posé sur un système d’airbag qui nous permettait de le déplacer ou de le faire chanceler à l’aide de plus petites rampes. Nous avions aussi un système de rails qui permettait de le séparer en plusieurs parties et de le remettre en place facilement et rapidement car sur un tournage, on ne fait jamais rien une seule fois. »

Les décors du film ont beaucoup impressionné Hugh Laurie, qui les qualifie d’absolument magnifiques : « C’est très intimidant de se dire que tout cela a été construit pour que je puisse dire mon texte. C’est un peu comme assister à la construction du Caire. L’ampleur des décors est colossale et je suis certain que créer un univers futuriste est le rêve de tous les décorateurs car ils ne sont soumis à aucune règle et peuvent donner libre cours à leur imagination. »

Dans l’histoire, une recherche sur Internet conduit Casey à Houston au Texas, dans une curieuse boutique baptisée « Blast from the Past », qui a entièrement été construite en studio. Le chef décorateur Scott Chambliss commente : « Blast from the Past est un mélange de différents magasins de comics de science-fiction que Brad Bird et moi fréquentions quand nous étions plus jeunes. Il s’agissait de villes et d’échoppes différentes, mais nous tenions à recréer le sentiment qu’on éprouvait lorsqu’enfants, on passait l’essentiel de notre temps libre dans ce genre d’endroits, à feuilleter toutes les publications. L’ensemblière Lin MacDonald a mis plusieurs mois à rassembler l’impressionnant assortiment de milliers d’articles de collection, achetés ou fabriqués par la production. On y trouve aussi de nombreux originaux, dont certains proviennent de la collection personnelle de Brad. »

À propos de la boutique, dont son personnage, Hugo Gernsback, et sa femme Ursula sont propriétaires, Keegan-Michael Key déclare : « Il y a des étagères remplies de bandes dessinées ainsi que des affiches de films de science-fiction cultes, une figurine originale de Luke Skywalker datant des années 70 et même des accessoires de la série « Cosmos 1999 ». L’équipe en charge des décors a littéralement construit une boutique au beau milieu d’un studio ! »

La ferme de Frank Walker a elle aussi nécessité tout le talent des décorateurs, mais dans une direction différente. Scott Chambliss précise : « Tout comme son propriétaire, la maison de Frank manque d’affection. Nous nous sommes arrêtés juste avant qu’elle ne prenne des airs de repaire de type dangereux, mais Frank traversant une période sombre de sa vie, sa maison est l’illustration parfaite de sa paranoïa. Il a aussi essayé de recréer ce qu’il a vu plus jeune, mais aujourd’hui, cela illustre davantage ses peurs que le plaisir qu’il trouvait autrefois dans l’invention et l’exploration. »

Le chef décorateur a également eu pour mission de recréer l’exposition universelle de 1964 et a découvert avec surprise que l’Unisphere - une des œuvres d’art emblématiques de l’évènement -, se trouvait toujours à Flushing Meadows dans l’État de New York, devant l’USTA National Tennis Center. Les immenses jets d’eau à la base de la sphère sont encore présents aujourd’hui, tout comme les jardins qui l’entourent. La production a alors dépêché un photographe à New York afin de pouvoir intégrer de vrais clichés de la structure dans le film.

Le décor le plus impressionnant pour l’équipe a cependant été le pas de tir de la NASA à Cap Canaveral en Floride, symbole du message d’espoir délivré par le film. Brad Bird déclare : « Pour beaucoup de membres de l’équipe, la NASA et son objectif occupent une place à part dans nos cœurs. C’est pourquoi pouvoir nous rendre à Cap Canaveral et y tourner une partie du film a été comme un rêve de gosse devenu réalité. Pendant le tournage, nous avons même pu assister au lancement de la sonde spatiale Maven pour Mars depuis le pas de tir d’où ont décollé de nombreuses missions de la NASA. »

Même si Cap Canaveral est de loin le lieu le plus chargé en émotions, il ne s’agit pourtant que d’un des nombreux décors spectaculaires du film. Le tournage principal de À LA POURSUITE DE DEMAIN a en effet débuté dans une ferme de Pincher Creek dans l’Alberta (Canada), où les cinéastes ont payé un agriculteur pour qu’il fasse pousser un blé d’hiver d’une teinte ambrée particulière correspondant à la vision idéale de la campagne de Brad Bird. L’équipe s’est ensuite installée dans une ferme d’Enderby dans l’Okanagan, en Colombie-Britannique, afin de tourner les scènes qui se déroulent dans la ferme de Frank Walker et dans ses champs de maïs, cultivés également spécialement pour la production.

Les scènes se déroulant sur des terres agricoles se sont révélé une expérience particulière pour Britt Robertson : « J’ai passé ma première semaine de tournage dans des champs de blé au fin fond de l’Alberta, où la production avait fait planter plusieurs hectares de céréales. C’était incroyable, tout était magnifique, je n’avais jamais rien vécu de tel. Je n’ai même pas eu à jouer la comédie tant j’étais émerveillée par ce que j’avais sous les yeux. Le film fait vivre des expériences au public, mais pas seulement : aux acteurs aussi ! On y voit les comédiens vivre des expériences authentiques et uniques. »

Outre l’Espagne et le Canada - où le Hall des inventions et la place de l’Unisphere ont été recréés à Vancouver -, le film a été tourné dans l’attraction « It’s a Small World » au parc Disneyland d’Anaheim en Californie ainsi que sur une plage des Bahamas. La deuxième équipe a quant à elle réalisé des prises de vues à Paris. Si on compte les images de l’Unisphere à Flushing Meadows réalisées par le producteur des effets visuels Tom Peitzman, on peut alors ajouter New York aux destinations du film. Au total, À LA POURSUITE DE DEMAIN comprend plus de 90 combinaisons différentes de décors en studio et de décors réels, et l’équipe s’est déplacée dix fois, ce qui constitue un record dans l’industrie.

Le producteur exécutif John Walker commente : « Je n’avais jamais travaillé sur un film d’une telle ampleur. Chaque semaine surpassait la précédente, entre les immenses décors montés sur cardans ou la vieille fusée spatiale elle aussi placée sur cardans, l’écran à 360 degrés qui diffusait les images d’une séquence inspirée par Google Earth, ou Thomas Robinson, 11 ans, en lévitation dans les airs dans un simulateur de chute libre… Partout où je posais le regard, j’étais époustouflé. Cela a été un tournage très complexe qui a nécessité une énorme préparation, beaucoup de travail et de technologie, mais ça a aussi été une aventure fantastique. »

À TRAVERS LE TEMPS ET L’ESPACE

LES COSTUMES

Jeffrey Kurland, le chef costumier, a entamé le processus de création des costumes de chacun des personnages par une longue discussion avec le réalisateur afin de mieux comprendre les protagonistes et l’univers du film. Il explique : « Ma mission consiste à raconter une histoire à travers l’apparence des personnages et la manière dont ils se présentent. Après avoir lu le scénario, j’ai donc longuement discuté avec Brad Bird pour préciser sa perception des personnages. Je voulais savoir ce qu’il pensait de chacun d’entre eux et connaître leur histoire. Ensemble, nous avons évoqué leur passé pour mieux comprendre d’où ils viennent, quels sont leurs goûts, et de manière générale, tracer les contours de leurs personnalités. »

Lorsqu’on rencontre Athena (Raffey Cassidy) pour la première fois en 1964, c’est en apparence une petite fille de 11 ans tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Mais en y regardant de plus près, ses yeux bleu-vert auxquels sa robe est assortie cachent une personnalité à part. Jeffrey Kurland déclare : « Le style de sa robe est typique des années 60. Elle se compose d’un corsage ajusté et d’une jupe bouffante. Mais elle comprend aussi un motif semblable à un quadrillage qui fait tout le tour de la robe. En s’approchant, on réalise qu’il est inspiré du nombre d’or qui se répète à l’infini, que les lignes ne sont donc pas droites et qu’elles sont faites d’algorithmes et de théorèmes, avec plein de chiffres et de lettres. Le tissu de la robe est futuriste et satiné. Comme je ne le trouvais pas de la même couleur que ses yeux, je l’ai d’abord fait teindre avant d’imprimer des algorithmes par-dessus. Sa tenue la rend légèrement éthérée sans pour autant être effrayante. »

L’Athena actuelle a posé plus de difficultés au chef costumier. Il explique : « C’est une petite fille de 11 ans qui se retrouve seule face au monde de 2014, mais je ne voulais pas qu’elle ait l’air d’une sans-abri ou d’une réfugiée. Elle est un peu différente des autres adolescentes, et son costume l’illustre parfaitement. Elle porte une veste en jean sur deux tee-shirts et un étrange pull à capuche tricoté qui semble provenir d’une friperie. Son pantalon et ses chaussures en revanche sont légèrement en avance sur leur temps. »

La grande intelligence de Casey (Britt Robertson) et l’importance capitale de sa relation avec son père se reflètent dans sa manière de s’habiller. Jeffrey Kurland commente : « Casey n’est pas vraiment une adolescente comme les autres. Elle porte des jeans retroussés sur des chaussettes de couleurs différentes, de vieilles richelieus et la casquette aux couleurs de la NASA défraîchie de son père. Sa garde-robe est remplie de pièces vintage – elle apparaît même dans une vieille chemise de bowling – parce que son père porte des vêtements vintage. Ils partagent également le goût des chaussettes excentriques. »

Le chef costumier déclare : « Lorsqu’on voit le jeune Frank (Thomas Robinson) pour la première fois en 1964, il est vêtu d’une salopette sur une sorte de maillot de sport. Et quand il se rend à la Foire internationale, il porte un jean et une chemise à rayures sous une veste. »

Il poursuit : « Cinquante ans plus tard, on retrouve un peu le style de ce petit garçon chez Frank Walker adulte (George Clooney). Il porte des vêtements très similaires à ceux que porte son père au début du film, mais sa veste est coupée dans un tissu plus moderne car c’est celle qu’il portait quand il est parti de la cité du futur et il ne l’a pas quittée depuis. C’est le signe subtil que cet endroit occupe toujours une place à part dans son cœur… même s’il refuse de l’admettre. »

Jeffrey Kurland voulait que l’habit du David Nix de 1964, incarné par Hugh Laurie, ait un look futuriste. Il explique : « Il fallait qu’on voie tout de suite qu’il s’agit d’un beau costume, et en l’observant de plus près, on réalise que Nix ne ressemble à personne d’autre, qu’il est un peu différent. Je voulais qu’on comprenne que c’est un homme d’influence venu d’ailleurs, sans être d’une autre planète non plus. On ne le voit ensuite plus jusqu’en 2014, et entretemps, il a acquis la stature quasi-royale digne de sa position au sein de la cité du futur, et cela se reflète dans ce qu’il porte. »

Jeffrey Kurland et son équipe ont en outre dû habiller près de 400 figurants dans le style de 1964 pour les scènes qui se déroulent lors de l’exposition universelle – un défi de taille pour le chef costumier, qui a dû se procurer et créer des tenues d’époque diverses et variées. Il commente : « Il a fallu recréer de vrais costumes d’époque, comme par exemple ceux des personnages qui tiennent la billetterie de la Foire ou des agents d’entretien, sans compter ceux des conducteurs de bus Greyhound ou de tramway. »

LES ENFANTS ET LES CASCADES

Pour préparer Raffey Cassidy et Thomas Robinson à leurs rôles, l’équipe du film a engagé le superviseur des cascades Robert Alonzo. Celui-ci raconte : « J’ai fait une évaluation physique des jeunes acteurs pour me faire une idée de leurs capacités. Une demi-heure après avoir rencontré Raffey, je savais qu’elle serait parfaite pour le rôle. Elle a suivi un entraînement en natation, en gymnastique et en arts martiaux - ce qui était le plus important pour le film - et elle a aussi appris à travailler suspendue à des câbles. »

Le superviseur des cascades a cependant très vite pris conscience qu’il allait devoir adapter sa méthode pour réussir à préparer la jeune fille au mieux. Il explique : « Un enfant ne sait pas faire la différence entre une bonne et une mauvaise défense. Il ne comprend pas ce qu’il fait, il sait simplement que c’est pour un film et qu’il va apparaître comme un superhéros à l’écran. Les coups de poing et de pied de Raffey étaient bien exécutés mais ils manquaient d’intention. Je l’ai alors interrogée et fait réfléchir à ses liens avec son personnage, Athena, et à l’importance de sa famille ».

Et de poursuivre : « Je lui ai ensuite fait associer chaque coup de poing ou de pied à un mot ou une phrase comme : « Non ! », « Ne me touche pas ! » ou « Laisse ma sœur tranquille ! » afin qu’elle comprenne mieux et donne un sens à chacun de ses mouvements. Il n’y a pas de meilleur moyen pour obtenir la bonne expression faciale, et l’expression qui se dessine sur le visage de l’acteur pendant une scène d’action est essentielle. Le public ne se souvient jamais des coups. Il se souvient en revanche de l’expression de l’acteur, de sa réaction après le choc. S’il ne réagit pas, les spectateurs n’adhéreront jamais au personnage. Ça a mis du temps mais une fois que Raffey a eu compris, tout a changé. Ça a été incroyable de la voir abandonner son sourire au profit d’une expression de détermination. Lorsqu’elle veut quelque chose, elle se donne les moyens de l’obtenir. »

Au cours de son entraînement, Raffey Cassidy s’est découvert de nouvelles aptitudes. Elle commente : « Je ne connaissais rien aux arts martiaux ni au combat avant ce film. Mais aujourd’hui, je sais donner des coups de poing et de pied et je commence même à être assez douée. J’ai acquis les fondamentaux et j’ai décroché ma ceinture jaune arts martiaux pendant la préparation du film. »

L’entraînement physique de Thomas Robinson a quant à lui posé un autre défi à Robert Alonzo. Il raconte : « Au début, Thomas avait peur du vide. Le problème, c’est que son personnage est censé voler à près de 130 kilomètres/heure grâce à un réacteur dorsal… Nous avons donc commencé par le familiariser avec un trapèze car son rôle nécessite beaucoup de scènes en harnais, puis nous lui avons appris à tomber pour qu’il soit plus à l’aise pour réaliser ses propres cascades. »

Le jeune acteur confie : « Un harnais est très inconfortable, mais pour voler à une dizaine de mètres au-dessus du sol, ça en vaut vraiment la peine. C’est l’un des trucs les plus cools que j’aie jamais faits. »

Pour réaliser la séquence de chute libre, Thomas Robinson s’est rendu chez iFly afin d’apprendre à voler en simulateur. Le superviseur des cascades déclare : « Je n’avais jamais vu ce genre de scène réalisée avec un enfant. Si Thomas n’avait pas fait suffisamment de progrès, je n’aurais pas donné mon autorisation. Au final, il était aussi à l’aise dans la soufflerie que sur la terre ferme. Il était si bon que nous avons pu filmer la scène, et bien plus. Je dois dire qu’il a fait un travail exceptionnel. Je suis très fier de lui parce qu’il a été capable de surmonter ses peurs. Alors qu’il avait peur du vide avant de faire ce film, il a réussi à voler seul à 18 mètres du sol tout en y prenant plaisir. »

Le principal problème en matière de cascades avec des enfants, c’est leur désir de faire plaisir, comme l’explique Robert Alonzo : « Les enfants veulent jouer leur rôle à tout prix, réussir ce qu’on leur demande, et ils font fi de leurs propres limites. Ma mission consiste donc à leur faire comprendre qu’ils doivent se sentir à l’aise en toutes circonstances et qu’ils n’ont pas à essayer de satisfaire tout le monde. Nous réalisons tous les contrôles nécessaires et respectons toutes les règles, mais nous ne pouvons pas leur demander plus que ce dont ils sont capables physiquement et psychologiquement ».

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS

LES ACCESSOIRES

Pour le département en charge des accessoires, créer des objets pour les différentes époques du film – 1964, 1984 et 2014 – fut un véritable défi. Différentes influences et différents matériaux entrent alors en considération. Chacun d’eux a donc fait l’objet d’importantes recherches et analyses de la part de l’équipe, qui voulait s’assurer que la technologie et les matériaux qu’ils voulaient employer existaient bel et bien alors. Les cinéastes ont également utilisé de véritables accessoires d’époque pour plus d’authenticité.

Kris Peck, le chef accessoiriste du film, s’est très vite attelé à la création du réacteur dorsal inventé par le jeune Frank en 1964. Malgré ses défauts évidents, cet engin qui fonctionne au kérosène reste un symbole fort de l’effervescence scientifique qui a permis en quelques brèves années à l’homme de marcher sur la Lune. Kris Peck déclare : « Le propulseur de Frank représente une vision optimiste de l’avenir. Dans les années 60, James Bond en avait un, et on en voyait même dans des séries comme « Les Jetson » ou « Buck Rogers ». En faisant des recherches pour ce film, j’ai découvert que les Allemands avaient envisagé de créer un réacteur dorsal pour passer derrière les lignes ennemies lors de la Seconde Guerre Mondiale. »

Celui de 1964 conçu pour le jeune Frank (Thomas Robinson) est une merveille de technologie et d’imagination. Le sac à dos possède 40 fermetures différentes et des supports d’aspirateurs Electrolux de chaque côté. Des câbles de commande permettent de faire fonctionner les petits volets qui se trouvent à l’arrière, tandis que d’autres câbles relient le réacteur dorsal aux poignées pour que l’acteur puisse contrôler l’appareil. L’engin était fixé à une plaque et pouvait facilement être retiré du sac à dos, de sorte que Thomas Robinson n’avait pas à marcher avec 9 kilos sur le dos entre les prises.

Mais le propulseur évolue tout au long du film. Outre la version primitive de 1964, il existe des versions pour 1984 et 2014. Celle de 1984 possède des poignées et évoque l’esthétique des années 80, à travers notamment l’influence évidente de STAR WARS dans les finitions métalliques blanches et brillantes inspirées des costumes des Stormtroopers. Le réacteur dorsal de 2014 n’a quant à lui plus de poignées : son utilisation est intuitive et il est alimenté par une batterie Tesla.

La création du propulseur reste l’un des meilleurs souvenirs de Brad Bird. Le réalisateur déclare : « Au fond de moi sommeille encore un petit garçon de 10 ans. J’étais très excité à l’idée d’en créer un, alors imaginez trois ! Je pense pouvoir dire sans me tromper qu’il s’agit de mon accessoire préféré sur ce film. »

Pour Kris Peck, le pin’s de Casey est sans doute l’accessoire le plus important de l’histoire, car sans lui, il n’y a pas de voyage possible. Il a été conçu dans le cadre d’une grande campagne qui devait présenter la cité du futur au reste de la planète en 1984, en permettant à son propriétaire de la découvrir grâce à des images transmises directement à son cortex cérébral. Dans le film, Ursula Gernsback (Kathryn Hahn) qualifie cette technique de « meilleure bande-annonce qui soit », ce à quoi Hugo Gernsback (Keegan-Michael Key) ajoute : « C’est une vision fugitive, un aperçu, un aller simple pour un monde extraordinaire. »

Quant au style du pin’s, le chef accessoiriste déclare : « Nous avons utilisé les couleurs de la Foire internationale de 1964, le bleu et l’orange. Il mesure 2,5 centimètres et est fabriqué en laiton, ce qui lui confère une certaine densité. Il est agréable à avoir dans la main. »

À propos du symbolisme de l’objet, le réalisateur Brad Bird déclare : « Nous avons travaillé dur pour lui donner un style rétro et classique à la fois. Nous avons utilisé le symbole universel de l’atome, en lui donnant la forme d’un lever de soleil afin d’évoquer l’idée de changement d’optimisme face au futur. Nous avons ensuite étudié la lettre T et avons réalisé qu’en la modifiant légèrement, on pouvait lui donner l’apparence d’un réacteur dorsal en faisant jaillir de l’énergie de chaque côté de la barre horizontale pour donner l’impression d’une fusée qui vient de décoller. Sur la partie supérieure, on peut voir le lever de l’atome qui symbolise l’avènement d’un futur radieux. »

Dans la scène qui se déroule dans la boutique de gadgets baptisée Blast from the Past, les Gernsback utilisent des fusils à rayons plasma, qui, bien qu’ils y ressemblent, sont loin d’être des jouets. Conçus par l’illustrateur Tim Flattery, connu pour son travail sur MEN IN BLACK, ils projettent une lumière interactive qui se répand dans la pièce et leur confère davantage d’authenticité.

Kris Peck, le chef accessoiriste, déclare : « Brad m’a expliqué qu’à la sortie de STAR WARS UN NOUVEL ESPOIR, le fait que la lumière des sabres laser ne se reflétait pas sur les personnages l’avait fait tiquer. Nous avons donc collaboré avec des employés de la société Unlimited Design basée à Vancouver pour fabriquer une minuscule mais puissante batterie sans fil intégrée dans la crosse des armes. Lorsque l’acteur appuie sur la détente, le fusil projette un faisceau de lumière devant lui. Quand les réserves en plasma de l’arme sont presque vides, la lumière vire au rouge, et lorsque le fusil se recharge, elle redevient bleue. »

La « bombe temporelle » qu’Athena utilise pour immobiliser temporairement les Gernsback est tout aussi astucieuse. Imaginée par l’illustrateur Victor Martinez et fabriquée par la société SAT à Los Angeles, elle ressemble à une orange pelée qui s’ouvre pour laisser apparaître ses quartiers lumineux.

Malgré sa petite taille, l’accessoire a nécessité un engagement total de la part de l’équipe. Kris Peck se souvient : « Nous avons fait construire une dalle particulière pour dissimuler dans le sol les mécanismes, les fils et les câbles de la bombe. Ça a beau être un tout petit objet, en découvrant les illustrations, j’en suis resté bouche bée. Le fabricant nous a confié pouvoir la construire, mais la réalisation s’est révélée plutôt complexe. »

Parmi les autres accessoires significatifs du film fabriqués par Kris Peck et son équipe figurent les armes du futur, avec leur lumière bleutée ; la montre de David Nix, composée de deux cadrans ; les différentes armes à feu des robots « Dave Clark » ; la télécommande fabriquée à partir d’un vieux moteur de machine à laver ; la Machine à penser composée d’une douzaine d’éléments mobiles ; et enfin Gizmo, une création de Frank, qui ressemble à un trombone à lentilles multiples et est capable de projeter des images en 2D et en 3D.

CE QUE DEMAIN NOUS RÉSERVE

Le producteur Jeffrey Chernov déclare : « Nous tenions à ce que le film s’adresse à tous les publics. Que vous ayez 8 ou 80 ans, nous avons fait en sorte que vous passiez un bon moment devant À LA POURSUITE DE DEMAIN. Nous espérons être dignes de l’idée originale de Walt Disney et avoir réussi à faire un film divertissant. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen ajoute : « Nous espérons que le film permettra au public de s’évader. Il s’agit d’un formidable divertissement qui vous transporte dans un univers fantastique à mille lieues de votre vie quotidienne, mais les meilleurs divertissements sont aussi ceux qui vous amènent à vous interroger sur le monde réel et sur votre existence. J’espère que ce sera le cas ici. »

Le réalisateur Brad Bird conclut : « Nous espérons que le public passera un agréable moment avec ce film et avec un peu de chance, qu’il lui donnera aussi à réfléchir… Qui sait même si en le voyant, certains spectateurs ne se mettront pas à imaginer un autre futur ? »

DEVANT LA CAMÉRA

GEORGE CLOONEY
Frank Walker

Acteur, scénariste, producteur et réalisateur, George Clooney est l’une des stars les plus éclectiques et les plus charismatiques de sa génération. Il est également connu pour son engagement au service de causes humanitaires. Ses accomplissements en tant que comédien et cinéaste lui ont valu deux Oscars, trois Golden Globes, quatre Screen Actors Guild Awards, un BAFTA Award, deux Critics Choice Awards, un Emmy et quatre National Board of Review Awards. Quand il a obtenu sa huitième nomination aux Oscars en 2013, il est entré dans l’histoire de l’Academy : il est l’homme qui a été nommé dans le plus grand nombre de catégories différentes depuis la création de ces récompenses.
Avec sa société de production, Smokehouse Pictures, il a récemment produit, réalisé et interprété MONUMENTS MEN. Le film, qu’il a coécrit avec son partenaire producteur Grant Heslov, est tiré du livre de Robert M. Edsel Monuments Men. Il y a pour partenaires Matt Damon, John Goodman, Cate Blanchett, Bill Murray et Jean Dujardin.
En association avec Jean Doumanian Productions, George Clooney et Smokehouse ont produit en 2013 l’adaptation de la pièce de Tracy Letts lauréate du Pulitzer et du Tony UN ÉTÉ À OSAGE COUNTY avec Meryl Streep, Ewan McGregor et Julia Roberts. La même année, il était sur les écrans dans GRAVITY d’Alfonso Cuarón, avec Sandra Bullock, un film couronné par 7 Oscars.
En 2013, George Clooney a été couronné par l’Oscar du meilleur film en tant que producteur de ARGO avec Grant Heslov et Ben Affleck, également réalisateur du film. ARGO a aussi été récompensé par le BAFTA Award et le Golden Globe du meilleur film, et par le Prix de la Producers Guild of America.
En 2012, il a été nommé à l’Oscar du meilleur scénario adapté et aux Golden Globes du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour le drame politique LES MARCHES DU POUVOIR, dont il était aussi interprète et producteur avec Smokehouse. Ce dernier film lui a aussi valu des nominations aux Prix de la Producers Guild of America et de la Writers Guild of America.
George Clooney a été cité la même année à l’Oscar du meilleur acteur pour THE DESCENDANTS d’Alexander Payne. Il a remporté le Golden Globe, et a été nommé au BAFTA Award et au SAG Award du meilleur acteur.
En 2010, George Clooney a été nommé à l’Oscar du meilleur acteur, au Golden Globe, au SAG Award et au BAFTA Award pour sa prestation dans IN THE AIR de Jason Reitman. Il a en outre remporté un National Board of Review Award, et un New York Film Critics Circle Award pour ce film et pour sa prestation vocale dans le rôle de Mister Fox, le héros du film d’animation de Wes Anderson FANTASTIC MR. FOX.
En 2006, George Clooney a été nommé aux Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original, avec Grant Heslov, pour GOOD NIGHT, AND GOOD LUCK, sa deuxième réalisation. Il a aussi été nommé aux Golden Globes, aux BAFTA Awards et aux Critics Choice Award du meilleur réalisateur et du meilleur scénario, à l’Independent Spirit Award et au Directors Guild of America Award du meilleur réalisateur et au Screen Actors Guild Award de la meilleure interprétation d’ensemble, qu’il partage avec ses partenaires. Il a reçu le Freedom Award de la Broadcast Film Critics Association et le Paul Selvin Award de la Writers Guild of America.
C’est aussi en 2006 que George Clooney a reçu son premier Oscar, celui du meilleur acteur dans un second rôle, pour SYRIANA de Stephen Gaghan. Sa prestation lui a en outre valu un Golden Globe et des citations au SAG Award, au BAFTA Award et au Critics Choice Award. C’était la première fois dans l’histoire des Oscars que quelqu’un était nommé à la fois comme réalisateur et comme acteur la même année pour deux films différents.
George Clooney a fait ses débuts de réalisateur en 2002 avec CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX, dont il est également l’interprète. Il a remporté le Special Achievement in Film Award du National Board of Review.
En 2008, George Clooney et Grant Heslow ont sorti leur première production sous la bannière de leur société, Smokehouse Pictures, avec JEUX DE DUPES, dont Clooney était non seulement producteur, mais aussi interprète et réalisateur. En 2009, ils ont produit LES CHÈVRES DU PENTAGONE, première réalisation de Grant Heslov, dont Clooney était aussi interprète.
George Clooney était précédemment associé avec Steven Soderbergh au sein de Section Eight, qui a produit les deux premières réalisations de Clooney, CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX et GOOD NIGHT, AND GOOD LUCK. Parmi les autres productions Section Eight figurent la trilogie OCEAN’S ELEVEN, OCEAN’S TWELVE, OCEAN’S THIRTEEN, ainsi que FULL FRONTAL, THE GOOD GERMAN et THE INFORMANT ! de Steven Soderbergh, mais aussi INSOMNIA de Christopher Nolan, BIENVENUE À COLLINWOOD d’Anthony et Joe Russo, LOIN DU PARADIS de Todd Haynes, THE JACKET de John Maybury, SYRIANA de Stephen Gaghan, ou encore MICHAEL CLAYTON de Tony Gilroy, pour lequel Clooney a été nommé à l’Oscar du meilleur acteur.
Pour le département télévision de Section Eight, George Clooney a été en 2005 producteur exécutif et réalisateur de cinq épisodes de « Unscripted », une série de téléréalité diffusée sur HBO. Toujours pour HBO, il avait précédemment été producteur exécutif de « K Street » en 2003.
À la filmographie de George Clooney comme acteur figurent aussi HORS D’ATTEINTE et SOLARIS de Steven Soderbergh, EN PLEINE TEMPÊTE de Wolfgang Petersen, LE PACIFICATEUR de Mimi Leder, BATMAN & ROBIN de Joel Schumacher, UN BEAU JOUR de Michael Hoffman, UNE NUIT EN ENFER de Robert Rodriguez. Il a tourné plusieurs films sous la direction des frères Coen : O’BROTHER, pour lequel il a obtenu le Golden Globe du meilleur acteur en 2000, INTOLÉRABLE CRUAUTÉ puis BURN AFTER READING.
George Clooney a joué dans plusieurs séries télévisées. Révélé au public avec son rôle dans la série culte « Urgences », celui du docteur Doug Ross, qu’il a tenu cinq ans, George Clooney a obtenu des citations à l’Emmy du meilleur acteur en 1995 et 1996 et une au Golden Globe 1996 dans la même catégorie. Il a également été nommé au Screen Actors Guild Award et a connu un succès constant de 1994 à 1999. En 2009, il a repris son rôle pour un dernier épisode, dans lequel le Dr Ross retrouvait son ancien amour. En 2000, il a été producteur exécutif et interprète de l’émission de télévision « Fail Safe », nommée au Golden Globe 2000 du meilleur téléfilm. Lauréat d’un Emmy Award, le téléfilm est tiré du roman éponyme des années 60. Il a été producteur exécutif de la série « Memphis Beat ».
Fils d’un présentateur de télévision, George Clooney est un ardent défenseur du Premier Amendement et s’est engagé dans plusieurs causes humanitaires. En 2006, George Clooney et son père Nick se sont rendus au Darfour pour réaliser le documentaire « Journey to Darfur ». Il est intervenu pour cette cause auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il est aussi le narrateur et un des producteurs exécutifs du documentaire de Paul Freedman « Darfour : Du sable et des larmes ».
En 2006, George Clooney a également reçu l’American Cinematheque Award et le Modern Master Award du Santa Barbara Film Festival.
En 2007, avec Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle et Jerry Weintraub, il a cofondé Not On Our Watch, un organisme dont la mission est d’éveiller la conscience internationale, d’aider à lutter contre les atrocités commises dans cette région et d’apporter une aide matérielle et juridique aux victimes civiles.
Parmi les nombreuses récompenses qui lui ont été décernées pour ses actions humanitaires au Darfour, George Clooney a reçu le 2007 Peace Summit Award, qui lui a été remis lors du huitième Sommet mondial des lauréats du Prix Nobel de la Paix à leur réunion annuelle à Rome. Parmi ceux qui ont présidé à la cérémonie figuraient Walter Veltroni, le maire de Rome, Lech Walesa, Mikhaïl Gorbatchev et le Dalaï Lama. En 2008, il a été nommé Messager de la Paix par l’ONU. Il est une des huit personnes choisies pour défendre les efforts de paix des Nations Unies.
En janvier 2010, avec Joel Gallen et Tenth Planet Productions, il a produit le téléthon « Hope for Haiti Now », qui a réuni plus de 66 millions de dollars de dons du public – c’est le record de contribution pour un téléthon en faveur des victimes d’une catastrophe. George Clooney a été nommé à l’Emmy en tant que producteur et l’Academy of Television Arts and Sciences lui a remis le Bob Hope Humanitarian Award. Il est le quatrième à avoir reçu ce prix prestigieux. La même année, il a reçu le Robert F. Kennedy Ripple of Hope Award en récompense de son engagement au Soudan et en Haïti.
En décembre 2010, en collaboration avec les Nations Unies, l’université de Harvard et Google, George Clooney a lancé le « Satellite Sentinel Project », afin de juguler la violence et les violations des droits de l’homme entre le Sud-Soudan et le nord du Soudan. Not On Our Watch a financé une nouvelle technologie qui permet à des satellites privés de prendre des photos des potentielles menaces pour les civils, de détecter des bombes, d’observer le mouvement de troupes et de repérer tout indice de possibles violences de masse.
En mars 2012, il faisait partie de la délégation qui a manifesté pacifiquement devant l’ambassade du Soudan à Washington afin d’attirer l’attention mondiale sur la violation des droits de l’homme dans ce pays. Il a été arrêté.
Dernièrement, il a été honoré au bal Carousel of Hope au profit de la Children’s Diabete Foundation et du Barbara David Center for Childhood Diabete.

HUGH LAURIE
David Nix

Né en Angleterre, à Oxford, Hugh Laurie a fait ses études à Eton College et à l’université de Cambridge dont il est diplômé en anthropologie. Il a participé à la Boat Race, la prestigieuse course d’aviron entre Cambridge et Oxford en 1980. Il a été élu président de la vénérable Footlights Revue. Avec Stephen Fry et Emma Thompson, il a produit « The Cellar Tapes », qui a remporté le Perrier Award au Festival Fringe d’Edimbourg en 1981 et a permis au trio de prendre part à plusieurs émissions phares de la télévision britannique, dont quatre saisons de « A Bit of Fry and Laurie », qu’il a coécrite avec Stephen Fry pour la BBC, trois saisons de « Blackadder, la Vipère noire » écrite par Richard Curtis et Ben Elton, et trois saisons de « Saturday Live », auxquelles s’ajoutent quatre saisons de « Jeeves and Wooster » d’après les romans de P.G. Wodehouse, diffusées sur PBS dans le cadre de « Masterpiece Theatre » de 1990 à 1995.
On a pu le voir dernièrement au cinéma dans MR. PIP d’Andrew Adamson, et dans le film indépendant LOVE NEXT DOOR, réalisé par Julian Farino, avec Leighton Meester et Catherine Keener.
Il a prêté sa voix à MISSION NOËL – LES AVENTURES DE LA FAMILLE NOËL, un film d’animation de Sarah Smith, à HOP, mélange de prises de vues réelles et d’animation, avec Russell Brand, James Marsden et Chelsea Handler réalisé par Tim Hill, et au film d’animation MONSTRES CONTRE ALIENS, auprès de Reese Witherspoon et Seth Rogen.
À sa filmographie figurent également AU BOUT DE LA NUIT de David Ayer, avec Keanu Reeves et Forest Whitaker, LE VOL DU PHOENIX de John Moore, avec Dennis Quaid, LES AMIS DE PETER, de et avec Kenneth Branagh, RAISON ET SENTIMENTS d’Ang Lee, avec Emma Thompson et Kate Winslet, COUSIN BETTE de Des McAnuff, L’HOMME AU MASQUE DE FER de Randall Wallace, LES 101 DALMATIENS de Stephen Herek, et STUART LITTLE et STUART LITTLE 2 réalisés par Rob Minkoff.
Salué pour sa capacité à incarner des personnages complexes et son talent d’auteur, Hugh Laurie est bien connu pour être le célèbre « Dr House ». Sa prestation dans le rôle du médecin iconoclaste à la franchise brutale lui a valu entre autres deux Golden Globes, deux Screen Actors Guild Awards et six nominations aux Emmy Awards. Il a incarné Vincente Minnelli face à Judy Davis dans le téléfilm « Judy Garland, la vie d’une étoile ». Il a joué aussi dans les séries « Tracey Takes On » et « Friends ». On le retrouvera en 2016 dans « The Night Manager » sur AMC.
Parallèlement à sa carrière d’acteur, Hugh Laurie a réalisé plusieurs émissions de télévision dont un épisode de la 6e saison de « Dr House », des films publicitaires, et a composé et enregistré plusieurs chansons originales, et écrit des articles pour le Daily Telegraph à Londres. Quatre volumes des scripts de « A Bit of Fry and Laurie » ont été édités chez Mandarin et son premier roman, Tout est sous contrôle, a été salué par la critique. Il a été adapté sous forme de scénario.
Artiste pluridisciplinaire, Hugh Laurie a joué du piano toute sa vie, et il chante, joue et écrit de la musique depuis toujours. Il a sorti en septembre 2011 un album de blues New Orleans chez Warner Bros. Records, produit par Joe Henry, lauréat de deux Grammy Awards. L’album a été la meilleure vente d’albums blues de 2011 au Royaume-Uni. Le documentaire « Hugh Laurie : Let Them Talk – A Celebration of New Orleans Blues » a été diffiusé sur PBS dans « Great Performances » en septembre.
Il a sorti son deuxième album, « Didn’t It Rain », en août 2013. Sa deuxième émission spéciale pour PBS, « Live on the Queen Mary », a aussi été diffusée en août. Cette prestation live avec le Copper Bottom Band a été filmée à bord du Queen Mary à Long Beach, en Californie. En octobre 2013, Laurie partait pour une tournée américaine avec le Copper Bottom Band.

BRITT ROBERTSON
Casey Newton

Britt Robertson vient de tourner le film indépendant COOK, réalisé par Bruce Beresford, dans lequel elle pour partenaires Eddie Murphy et Natascha McElhone. On la verra prochainement dans THE LONGEST RIDE, un film de George Tillman, dont elle tient la vedette auprès de Scott Eastwood, Alan Alda, Jack Huston et Oona Chaplin. Elle a joué récemment dans le film indépendant CAKE de Daniel Barnz, avec Jennifer Aniston et Sam Worthington.
On a pu la voir précédemment dans le rôle principal de THE FIRST TIME de Jon Kasdan, présenté en compétition au Festival de Sundance, et dans DELIVERY MAN de Ken Scott avec Vince Vaughn, ainsi que dans le film indépendant ASK ME ANYTHING, écrit et réalisé par Allison Burnett. À sa filmographie figurent en outre THE FAMILY TREE de Vivi Friedman, SCREAM 4 de Wes Craven, MOTHER AND CHILD de Rodrigo Garcia, avec Naomi Watts et Annette Bening, COUP DE FOUDRE À RHODE ISLAND de Peter Hedges, avec Steve Carell et Juliette Binoche, et KEEPING UP WITH THE STEINS de Scott Marshall.
À la télévision, elle a tenu un rôle régulier dans la série à succès Dreamworks/CBS « Under the Dome », d’après l’œuvre de Stephen King. Steven Spielberg lui a offert le rôle après l’avoir vue dans DELIVERY MAN.
Britt Robertson s’est fait connaître d’un large public en tenant le rôle principal de Lux dans la série à succès de CW « Life Unexpected ». Elle était aussi sur le petit écran dans la série « The Secret Circle » et dans le téléfilm Disney Channel « Avalon High, un amour exemplaire », d’après le livre de Meg Cabot.
Elle a débuté dans des séries comme « Power Rangers Time Force » ou « Sheena », dans le téléfilm « Quoi de neuf docteur – la famille avant tout » et dans « Freddie » avec Freddie Prinze Jr.

RAFFEY CASSIDY
Athena

Raffey Cassidy est la plus jeune actrice à avoir jamais figuré dans le classement « Stars de demain » de Screen International – qui a compté des acteur’s comme Robert Patterson, Andrew Garfield ou Gemma Arterton.
On a pu la voir au cinéma dans BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR, avec Charlize Theron, Kristen Stewart et Chris Hemsworth, et dans DARK SHADOWS de Tim Burton, avec Johnny Depp.
Elle sera prochainement Molly dans MOLLY MOON : THE INCREDIBLE HYPNOTIST de Christopher N. Rowley, avec Emily Watson et Dominic Monaghan.
À la télévision, elle a joué dans la série « Mr Selfridge » avec Jeremy Piven.
Née en Angleterre, elle est la jeune sœur des acteurs Finney Cassidy et Grace Cassidy. Elle est actrice depuis l’âge de 7 ans.

TIM McGRAW
Ed Newton

Tim McGraw est l’une des plus grandes stars de la musique américaine. Il a vendu plus de 40 millions d’albums et compte 36 singles classés dans différents Tops dans le monde. Il remplit les salles de concert depuis plusieurs années et ses shows se classent parmi les concerts qui connaissent le plus d’affluence, tous genres confondus. En 2010, il a été classé Artiste de country n°1 et 5e artiste tous genres confondus par le Harris Poll of America.
Tim McGraw a remporté quantité de prix, notamment trois Grammy Awards, dont en 2005 le Grammy de la meilleure interprétation masculine de country pour son single « Live Like You Were Dying », un hommage à son père, Tug McGraw, légende du baseball. Il avait remporté un premier Grammy en 2001, celui de la meilleure collaboration vocale, avec son épouse Faith Hill, pour leur hit « Let’s Make Love ». Il compte aussi à son actif 16 Academy of Country Music Awards, 14 Country Music Association Awards, 10 American Music Awards et 3 People’s Choice Awards dont celui du meilleur interprète masculin en 2004 et celui du meilleur artiste de country en 2005.
Il a été sacré Artiste le plus joué de la décennie BDS, tous genres musicaux confondus, et il détient le record de la Chanson la plus jouée de la décennie avec « Something Like That ». Il est l’artiste de country le plus joué depuis ses débuts en 1992 avec deux singles qui ont passé plus de 10 semaines en tête des classements (« Live Like You Were Dying » et « Over and Over »). Nommé à deux Grammy Awards, « Meanwhile Back at Mama’s », tiré de son dernier album « Sundown Heaven Town » (Big Machine Records) marquait son 54e hit classé au Top Ten. On peut aussi citer le hit numéro 1 « Shotgun Rider » et l’actuel « Diamong Rings and Old Barstools », auquel participe la cousine de McGraw, Catherine Dunn.
Tim McGraw a tenu son premier rôle au cinéma en 2004 dans le drame sur le football FRIDAY NIGHT LIGHTS de Peter Berg et Josh Pate, avec Billy Bob Thornton. Il a ensuite tenu un rôle principal dans l’aventure familiale FLICKA de Michael Mayer, avec Alison Lohman et Maria Bello. Il a ensuite retrouvé Peter Berg pour LE ROYAUME, puis a tourné en 2008 la comédie TOUT… SAUF EN FAMILLE de Seth Gordon, avec Vince Vaughn et Reese Witherspoon. Il a joué en 2009 dans THE BLIND SIDE – L’ÉVEIL D’UN CHAMPION de John Lee Hancock, puis dans DIRTY GIRL, un film indépendant réalisé par Abe Sylvia, et enfin dans COUNTRY STRONG, écrit et réalisé par Shana Feste, avec Gwyneth Paltrow, Garrett Hedlund et Leighton Meester.
Outre sa prestation d’acteur dans FLICKA, il a par ailleurs produit la bande originale, incluant le single « My Little Girl », qu’il interprète sur le générique de fin. Ce titre coécrit avec Tom Douglas a été nommé au Critics Choice Award de la meilleure chanson. En 2008, les deux hommes ont aussi coécrit un livre pour enfants lui aussi intitulé My Little Girl, publié chez Thomas Nelson.
En 2007, Tim McGraw et sa femme Faith Hill, elle aussi star de la country, ont marqué l’histoire en terminant leur tournée de deux ans « Soul2Soul Tour » avec un chiffre record d’entrées de 142 millions de dollars, ce qui en fait la plus importante tournée en Amérique du Nord de toute l’histoire de la country music, avec 2 millions de fans assistant à 117 shows dans 92 villes et deux pays.
La même année, son CD « Let It Go » s’est classé numéro 1 dans les charts pop et country et a rapidement été disque de platine. Parmi ses CD précédents figurent « Live Like You Were Dying », « Tim McGraw and the Dancehall Doctors », « St This Circus Down », « A Place in the Sun » et son premier album, qui porte son nom.
À la télévision, Tim McGraw a participé à trois émissions spéciales de NBC très regardées.

KATHRYN HAHN
Ursula

Kathryn Hahn s’est illustrée dans une vaste gamme de rôles. Elle a joué dernièrement dans CAPTAIN FANTASTIC de Matt Ross, avec Viggo Mortensen, et THE VISIT, le nouveau film de M. Night Shyamalan. On la retrouvera dans LEN AND COMPANY de Tim Godsall, avec Rhys Ifans et Juno Temple.
Parmi ses autres films récents figurent BROADWAY THERAPY, écrit et réalisé par Peter Bogdanovich, THE D TRAIN d’Andrew Mogel et Jarrad Paul, avec James Marsden et Jack Black, THIS IS WHERE I LEAVE YOU de Shawn Levy, avec Jason Bateman, Tina Fey et Jane Fonda, et LA VIE RÊVÉE DE WALTER MITTY, de et avec Ben Stiller.
Sa filmographie comprend en outre BAD WORDS de Jason Bateman, LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE de Rawson Marshall Thurber, AFTERNOON DELIGHT de Jill Soloway, présenté à Sundance et pour lequel elle a été nommée au Breakthrough Actor Gotham Award 2013, et PEACE, LOVE ET PLUS SI AFFINITÉS de David Wain, avec Paul Rudd et Jennifer Aniston. Elle a précédemment joué dans COMMENT SAVOIR, écrit et réalisé par James L. Brooks, et dans OUR IDIOT BROTHER de Jesse Peretz, l’histoire de Ned, un homme idéaliste (Paul Rudd) affligé d’une mère envahissante et de trois sœurs arrivistes. Elle y joue Janet, l’ex de Ned.
En 2008, Kathryn Hahn a fait ses débuts à Broadway dans la pièce « Boeing-Boeing » avec Bradley Whitford, Gina Gershon, Mary McCormack, Christine Baranski et Mark Rylance. Le spectacle a obtenu le Tony Award de la meilleure reprise.
Elle a tenu deux rôles remarqués, l’un dans le film de Sam Mendes LES NOCES REBELLES, face à Leonardo DiCaprio et Kate Winslet, dont elle jouait la voisine, et l’autre dans la comédie d’Adam McKay FRANGINS MALGRÉ EUX, auprès de Will Ferrell et John C. Reilly. On a pu la voir également dans THE GOODS : LIVE HARD, SELL HARD, réalisé par Neal Brennan, avec Jeremy Piven.
Également connue pour être Lily Lebowski dans la série à succès « Preuve à l’appui », Kathryn Hahn a joué au cinéma dans COMMENT SE FAIRE LARGUER EN DIX LEÇONS de Donald Petrie, avec Kate Hudson et Matthew McConaughey, RENDEZ-VOUS AVEC UNE STAR de Robert Luketic, avec Topher Grace, Josh Duhamel, Kate Bosworth et Nathan Lane, DE PÈRES EN FILS de Jordan Roberts, avec Michael Caine et Christopher Walken, PRÉSENTATEUR VEDETTE : LA LÉGENDE DE RON BURGUNDY d’Adam McKay, avec Will Ferrell et Christina Applegate, et dans 7 ANS DE SÉDUCTION de Nigel Cole, avec Ashton Kutcher et Amanda Peet. Elle a joué depuis dans THE HOLIDAY de Nancy Meyers, avec Cameron Diaz, Kate Winslet et Jude Law et MIMZY, LE MESSAGER DU FUTUR de Bob Shaye, avec Timothy Hutton, Joely Richardson et Rainn Wilson.
Elle a joué également dans la série « Four Kings » et a été la guest star de plusieurs épisodes de « Hung ». Plus récemment, elle a été la guest-star de plusieurs épisodes de « Parks and Recreation ». Elle joue également dans l’émission « Kroll Show » et dans la série « Happyish », avec Steve Coogan et Ellen Barkin.
Née à Westchester, dans l’Illinois, Kathryn Hahn a grandi à Cleveland, dans l’Ohio. Elle a décroché très jeune un rôle principal dans une émission pour enfants locale, « Hickory Hideout ». Elle a joué dans différentes productions théâtrales de sa région avant d’entrer à la Northwestern University de Chicago, où elle a passé une licence de théâtre. Elle est ensuite partie pour New York et a été acceptée à la prestigieuse Yale School of Drama, où elle a passé sa maîtrise et a joué notamment « Othello » et « Les Oiseaux ». Parallèlement à ses études, elle a joué avec le Williamstown Theatre Festival, notamment dans la première mondiale de « Corners » de David Rabe, dans « Hamlet », « The Blue Demon », « Chaucer in Rome », « Time/Piece », « Le Songe d’une nuit d’été », « Camino Real » ainsi que dans une production de « Hedda Gabler » qui a ensuite été donnée à Broadway. C’est dans l’une de ces pièces qu’elle a été remarquée par les exécutifs de chez NBC, qui lui ont confié son rôle dans « Preuve à l’appui ».
Installée depuis à Los Angeles, elle a retrouvé la scène pour jouer à l’Ahmanson Theater de Boston avec la Huntington Theater Company, où elle avait déjà joué « Dead End » et « Ten Unknowns » de Jon Robin Baitz.

KEEGAN-MICHAEL KEY
Hugo

Keegan-Michael Key joue actuellement dans sa propre série télévisée, « Key and Peele », aux côtés de l’humoriste Jordan Peele, qu’il a rencontré sur « MADtv ». La série a fait sensation à la télévision et sur Internet, avec plus de 900 millions de visites et 4 nominations aux Emmy Awards au cours de ses 4 saisons. Il a tenu en 2014 un rôle récurrent dans la série « Playing House » et dans « Fargo », d’après le film des frères Coen.
Il a fait ses débuts au cinéma en 1999 dans GET THE HELL OUT OF HAMTOWN sous la direction de Yasmine Jaffri, puis est apparu dans MR 3000 de Charles Stone III, LES GRANDS FRÈRES de David Wain, LE MYTHO – JUST GO WITH IT de Dennis Dugan, BUCKY LARSON : BORN TO BE A STAR mis en scène par Tom Brady, PEACE, LOVE ET PLUS SI AFFINITÉS de David Wain, AFTERNOON DELIGHT réalisé par Jill Soloway, et HELL BABY de Robert Ben Garant et Thomas Lennon. Il a joué depuis dans TEACHER OF THE YEAR de Jason Strouse, COPS, LES FORCES DU DÉSORDRE de Luke Greenfield, avec Jake Johnson et Damon Wayans Jr. et COMMENT TUER SON BOSS 2 de Sean Anders, avec Jason Bateman, Jason Sudeikis, Charlie Day, Jennifer Aniston et Kevin Spacey.
Il sera prochainement à l’affiche de WELCOME TO HAPPINESS d’Oliver Thompson, THE KITCHEN SINK de Robbie Pickering, VACATION de John Francis Daley et Jonathan M. Goldstein et PITCH PERFECT 2 d’Elizabeth Banks.
Il prépare SUBSTITUTE TEACHER, d’après le sketch de « Key and Peele », KEANU et POLICE ACADEMY, trois projets dont il sera producteur et interprète avec Jordan Peele.
Keegan-Michael Key est apparu à la télévision pour la première fois dans « Urgences » en 2001, et depuis, on a pu le voir dans « Reno 911 ! », « Sons of Tucson », « Love Bites », « Wilfred », « The League », « How I Met Your Mother », « Childrens Hospital » et « The Middle ». Il a tenu un rôle régulier dans « La nouvelle vie de Gary » et dans « MADtv » pendant six saisons.
En 2012, il a été mentionné au titre d’Entertainer of the Year par Entertainment Weekly. Il a remporté l’American Comedy Award de la meilleure série comique alternative et a obtenu un Peabody Award. Il a été élu parmi les Personnalités les plus influentes de 2014 par Time Magazine et a fait la couverture du numéro Ideas Issue en mars 2014
Keegan-Michael Key s’est formé à Detroit et au Second City Theatre à Chicago.

THOMAS ROBINSON
Frank enfant

Thomas Robinson est connu pour avoir incarné le jeune Sebastian, fils de Jason Bateman et Jennifer Aniston dans la comédie UNE FAMILLE TRÈS MODERNE en 2010.
Il a joué en 2011 dans la série « The Protector » et en 2013 dans un épisode de « Arrested Development – les nouveaux pauvres ».

LES CRÉATEURS

BRAD BIRD
Réalisateur, scénariste, producteur

Brad Bird est depuis longtemps considéré comme l’un des créateurs les plus inventifs, les plus doués et les plus passionnés du cinéma. Il a réalisé le film au succès mondial MISSION : IMPOSSIBLE – PROTOCOLE FANTÔME, quatrième de la série dont Tom Cruise incarne le héros. Le film a rapporté près de 700 millions de dollars dans le monde.
Après avoir fait carrière à la télévision, notamment sur la série « Les Simpson », Brad Bird a fait des débuts de réalisateur de long métrage très remarqués avec le film d’animation LE GÉANT DE FER, dont il a coécrit le scénario. Le film a été accueilli avec enthousiasme aussi bien par le public que par la critique. Il a remporté l’Annie Award de l’International Animated Film Society du meilleur long métrage d’animation.
Brad Bird est ensuite entré chez Pixar où il a travaillé sur LES INDESTRUCTIBLES. Il était réalisateur et scénariste de ce film, dans lequel une famille de super-héros est obligée de mener discrètement une vie ordinaire, et il prêtait aussi sa voix au personnage d’Edna Mode dans la version originale. LES INDESTRUCTIBLES a valu à Brad Bird l’Oscar du meilleur film d’animation et a remporté celui du meilleur montage son, et a été nommé dans deux autres catégories dont celle du meilleur scénario original pour Brad Bird.
En 2007, il a écrit et réalisé RATATOUILLE, le film d’animation Pixar qui lui a valu l’Oscar du meilleur film d’animation. Le film ayant pour héros un petit rat qui rêve de devenir cuisinier a été nommé à quatre autres Oscars dont celui du meilleur scénario original pour Brad Bird.
Brad Bird a commencé à réaliser son premier film d’animation à 11 ans et l’a achevé trois ans plus tard. Sa création fut remarquée par les studios Disney, et il avait 14 ans lorsque Milt Kahl, l’un des « Nine Old Men », les animateurs légendaires des studios, le prit sous son aile. Brad Bird travailla par la suite comme animateur chez Disney et pour d’autres studios.
Il a été consultant exécutif sur la série animée à succès « Les Rois du Texas » et sur « Les Simpson », les deux séries d’animation les plus populaires de tous les temps et qui ont connu la plus longue durée de diffusion. Il a en outre réalisé plusieurs épisodes mémorables des « Simpson », dont « Krusty est viré » et « Tel père, tel clown ». Il est aussi le créateur – scénariste, réalisateur et coproducteur – de l’épisode « Family Dog » des « Histoires fantastiques » de Steven Spielberg.
Brad Bird a par ailleurs écrit le scénario du film en prises de vues réelles MIRACLE SUR LA 8E RUE, réalisé par Matthew Robbins.
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DAMON LINDELOF
Scénariste et producteur

Après avoir obtenu son diplôme de cinéma de la Tisch School of the Arts de l’université de New York, Damon Lindelof a mis le cap vers Los Angeles. Il a travaillé pour une agence littéraire, pour les studios Paramount et finalement, comme directeur créatif pour le producteur Alan Ladd Jr. Il s’est ensuite tourné vers la télévision et est devenu assistant scénariste sur le drame de Kevin Williamson pour ABC, « Wasteland ». Peu après, il a intégré l’équipe d’écriture.
Damon Lindelof a ensuite été scénariste de la dernière saison de la série principale de CBS, « Nash Bridges », puis est passé à la nouvelle fiction de NBC, « Preuves à l’appui » où il a été scénariste et producteur durant trois saisons. Puis il a rejoint l’équipe de « Lost – Les disparus ». En l’espace de 12 semaines, lui et le cocréateur J.J. Abrams ont réussi à créer un pilote centré sur les survivants d’un crash aérien dans le Pacifique Sud pour ABC. « Lost – Les disparus » a remporté le Golden Globe et l’Emmy Award de la meilleure série dramatique durant sa toute première saison.
Damon Lindelof a ensuite produit son premier long métrage avec le reboot de STAR TREK de J.J. Abrams, qui est sorti en 2009, et a coécrit COWBOYS & ENVAHISSEURS de Jon Favreau en 2011. L’année suivante, il a écrit PROMETHEUS réalisé par Ridley Scott, dont il était aussi producteur exécutif, puis écrit et produit STAR TREK : INTO DARKNESS de J.J. Abrams et écrit WORLD WAR Z de Marc Forster.

JEFFREY CHERNOV
Producteur

Jeffrey Chernov a débuté comme assistant de production sur le KING KONG de John Guillermin produit par Dino De Laurentiis en 1976. Il a été plusieurs années durant assistant réalisateur sur des grands classiques tels que LA FIÈVRE AU CORPS de Lawrence Kasdan, CUTTER’S WAY d’Ivan Passer, ou encore THE THING, NEW YORK 1997 et STARMAN de John Carpenter. Grimpant les échelons, il devient directeur de production sur Y A-T-IL QUELQU’UN POUR TUER MA FEMME ? de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker, HALLOWEEN II de Rick Rosenthal et HALLOWEEN III de Tommy Lee Wallace. Il est producteur associé sur RICHARD PRYOR : LIVE IN CONCERT de Jeff Margolis, DEAD ZONE de David Cronenberg et CLUEDO de Jonathan Lynn.
Il est ensuite coproducteur sur EDDIE MURPHY RAW de Robert Townsend et producteur exécutif sur LES NUITS AVEC MON ENNEMI de Joseph Ruben, L’ENJEU de Barbet Schroeder, MISTER G de Stephen Herek, 10 BONNES RAISONS DE TE LARGUER de Gil Junger, avec Heath Ledger et Julia Stiles, et LES REMPLAÇANTS de Howard Deutch. Il est producteur sur L’INCROYABLE VOYAGE de Duwayne Dunham, DUO MORTEL de Damian Harris, LES COUNTRY BEARS de Peter Hastings, A LINE IN THE SAND de Jeffrey Chernov.
Jeffrey Chernov sera deux ans durant vice-président senior de la production chez Disney/Touchstone, où il supervisera des films comme CHERIE J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES, PRETTY WOMAN et LE CERCLE DES POÈTES DISPARUS.
En 2001, il est passé chez Spyglass Entertainment et a travaillé sur SHANGHAI KID 2 de David Dobkin, LA RECRUE de Roger Donaldson, LE PACIFICATEUR d’Adam Shankman, H2G2 : LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE de Garth Jennings, et THE LOOKOUT de Scott Frank, entre autres.
Il a assuré en 2009 la production exécutive de STAR TREK de J.J. Abrams. Il a ensuite été producteur exécutif de WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES de Jonathan Liebesman, MISSION : IMPOSSIBLE – PROTOCOLE FANTÔME de Brad Bird et STAR TREK : INTO DARKNESS de J.J. Abrams.

JEFF JENSEN
Histoire/Producteur exécutif

Jeff Jensen est journaliste et critique pour Entertainment Weekly, chez qui il travaille depuis 16 ans et écrit sur la pop culture. Avec l’artiste Jonathan Case, il est l’auteur du roman graphique primé Green River Killer : A True Detective Story.
Case et Jensen ont écrit ensemble Before Tomorrowland, un roman prequel de À LA POURSUITE DE DEMAIN.
Jeff Jensen vit à Lakewood, en Californie, avec ses trois enfants. À LA POURSUITE DE DEMAIN est son premier film.

JOHN WALKER
Producteur exécutif

John Walker mène une carrière éclectique. Il a été producteur de cinéma d’animation et a beaucoup travaillé pour le théâtre. Il a été producteur associé des films d’animation OSMOSIS JONES de Peter et Bobby Farrelly et LE GÉANT DE FER, qui marquait sa première collaboration avec Brad Bird, puis producteur des INDESTRUCTIBLES.
Né à Elgin, dans l’Illinois, John Walker a étudié l’anglais à la Notre Dame University. Son diplôme obtenu, il a poursuivi ses études à l’American Conservatory Theatre de San Francisco avant de revenir à Chicago. Il a alors entamé sa carrière au théâtre, notamment comme directeur général du Victory Gardens Theatre, où il a produit plus d’une trentaine de nouvelles pièces en sept ans. Il a par ailleurs été président de la League of Chicago Theatres pendant trois ans, directeur du Royal George Theatre et du Peninsula Players Theatre, et directeur général de Cullen, Henaghan & Platt, une société de production de spectacles.
John Walker a coproduit avec sa femme Pamela « Hauptmann » de John Logan au Cherry Lane Theatre de New-York off-Broadway avant de s’orienter vers le cinéma et d’entrer chez Warner Bros.

BERNARD BELLEW
Producteur exécutif

Bernard Bellew a commencé à travailler comme projectionniste dans un petit cinéma indépendant de Brighton, en Angleterre, alors qu’il était étudiant.
Il a véritablement débuté sa carrière comme assistant de production et a ensuite gravi les échelons pour devenir deuxième assistant réalisateur sur un grand nombre de films parmi lesquels FRANKENSTEIN de Kenneth Branagh, RAISON ET SENTIMENTS d’Ang Lee, JUDGE DREDD de Danny Cannon, KUNDUN de Martin Scorsese, STAR WARS : EPISODE I - LA MENACE FANTÔME de George Lucas ainsi que COUP DE FOUDRE À NOTTING HILL de Roger Michell.
Bernard Bellew a également travaillé comme directeur de production sur la série « Frères d’armes » ainsi que sur les longs métrages POUR UN GARÇON de Paul et Chris Weitz et HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS de Chris Columbus. Il a par ailleurs été producteur exécutif de BRIDGET JONES : L’ÂGE DE RAISON de Beeban Kidron et coproducteur de 28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo.
En 2010, il a assuré la production exécutive de 127 HEURES de Danny Boyle, puis a été deux ans plus tard coproducteur des MISÉRABLES de Tom Hooper. Il a ensuite retrouvé Danny Boyle comme producteur exécutif sur TRANCE.
Sa carrière l’a amené à collaborer avec d’autres réalisateurs prestigieux comme Martin Scorsese, George Lucas, Kenneth Branagh, James Ivory et Tom Hooper, un peu partout dans le monde – aux États-Unis bien sûr, mais aussi en République tchèque, en Espagne, au Kenya, en Ethiopie, aux Bermudes, en France, en Russie, au Maroc, en Tunisie, en Thaïlande, en Autriche et en Suède.
Il est membre de la Production Guild of Great Britain et de la Directors Guild of America.

BRIGHAM TAYLOR
Producteur exécutif

Brigham Taylor collabore avec les studios Walt Disney depuis 1994, date à laquelle il a débuté comme assistant de rpdouction. Il a gravi rapidement les échelons pour devenir vice-président de la production. Il a contribué à superviser des films variés dont la franchise PIRATES DES CARAÏBES, TRON : L’HÉRITAGE de Joseph Kosinski, LE MONDE DE NARNIA CHAPITRE 1 : LE LION, LA SORCIÈRE BLANCHE ET L’ARMOIRE MAGIQUE d’Andrew Adamson, et LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ de Sam Raimi.
Il a travaillé également sur LE PLUS BEAU DES COMBATS de Boaz Yakin, RÊVE DE CHAMPION de John Lee Hancock, FLIGHTPLAN de Robert Schwentke, O’BROTHER des frères Coen, avec George Clooney, MIRACLE de Gavin O’Connor, MAXI PAPA d’Andy Fickman, JOHN CARTER d’Andrew Stanton, SECRETARIAT de Randall Wallace et MILLION DOLLAR ARM de Craig Gillespie.
Il a signé un contrat de production exclusif avec Disney, TaylorMade Films, et développe et produit des films pour le studio en prises de vues réelles. Il produit actuellement THE JUNGLE BOOK réalisé par Jon Favreau.

CLAUDIO MIRANDA
Directeur de la photographie

Claudio Miranda a dernièrement signé la photo d’OBLIVION de Joseph Kosinski, avec Tom Cruise et Morgan Freeman, L’ODYSSÉE DE PI d’Ang Lee, avec Suraj Sharma, Irrfan Khan, Tabu, Rafe Spall et Gérard Depardieu et TRON L’HÉRITAGE, réalisé par Joseph Kosinski et interprété par Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia Wilde et Bruce Boxleitner.
Claudio Miranda a été un collaborateur régulier de David Fincher depuis 1985, date à laquelle il a décroché ses premiers emplois comme régisseur, électricien et sous-chef électricien avant de devenir chef électricien sur THE GAME puis FIGHT CLUB en 1999. Il est bien connu pour son travail sur L’ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON dont il était le directeur de la photographie – il s’agissait du premier film tourné en numérique à avoir été nommé à l’Oscar de la meilleure photo et à l’American Society of Cinematographer Award.
Il a par ailleurs été chef électricien sur USS ALABAMA, LE FAN et ENNEMI D’ÉTAT, tous trois réalisés par Tony Scott.
Son esprit pratique et son savoir-faire technique en ont fait un directeur de la photographie très recherché. Le premier long métrage qu’il a éclairé a été A THOUSAND ROADS de Chris Eyre, qui a reçu un très bon accueil lors de sa présentation au Festival de Sundance et lui a permis de devenir l’un des directeurs photo à suivre.
Après avoir collaboré à une série de films d’action à succès, Claudio Miranda a commencé à recevoir de nombreux Prix de la meilleure photographie pour son travail sur des spots publicitaires et des vidéoclips. Il a remporté un AICP et un Clio venant récompenser le spot « Tennis » réalisé pour la marque Pocari en 2002, un Clio pour Xelebri en 2004, un AICP pour son travail pour Heineken en 2005 ainsi qu’un MVPA pour un vidéoclip de Beyoncé (dans lequel elle chante avec Sean Paul) en 2004.
Fils d’un architecte chilien et d’une décoratrice d’intérieur, Claudio Miranda a entamé des études au sein d’un établissement supérieur technique de Los Angeles mais les a rapidement abandonnées car il ne souhaitait pas travailler dans un bureau et trouvait son emploi de régisseur bien plus intéressant. Il a réellement percé en 1994 quand Dariusz Wolski l’a embauché comme chef éclairagiste sur THE CROW réalisé par Alex Proyas.
Il vit à Los Angeles avec sa femme et leurs deux filles.

SCOTT CHAMBLISS
Chef décorateur

Le chef décorateur primé Scott Chambliss crée des décors pour le cinéma, la télévision et le théâtre à New York et à Los Angeles. On lui doit dernièrement ceux de STAR TREK : INTO DARKNESS, réalisé par J.J. Abrams, avec qui il travaille depuis longtemps. Il avait auparavant travaillé avec J.J. Abrams sur STAR TREK, MISSION : IMPOSSIBLE III et les séries télévisées « Felicity » et « Alias ». Pour son travail sur « Alias », il a été nommé à l’Emmy Award et à l’Art Directors Guild Award plusieurs années de suite. Il a obtenu l’Emmy en 2002 et l’Art Directors Guild Award en 2003.
Il a été nommé à l’Excellence in Production Design Award de l’Art Directors Guild pour les décors de STAR TREK et STAR TREK : INTO DARKNESS
Parmi les films les plus récents dont il a créé les décors figurent COWBOYS ET ENVAHISSEURS de Jon Favreau, qui lui a valu une autre citation à l’Art Directors Guild Award, et SALT, un film réalisé par Phillip Noyce et interprété par Angelina Jolie, Liev Schreiber et Chiwetel Ejiofor.
Il a travaillé sur des films comme KRIPPENDORF’S TRIBE de Todd Holland, I LIKE IT LIKE THAT de Darnell Martin, CELLULOID CLOSET de Rob Epstein et Jeffrey Friedman, BANK ROBBER de Nick Mead, et CHAIN OF DESIRE de Temistocles Lopez.
Il a entamé sa carrière comme décorateur associé avec Tony Walton sur plusieurs spectacles de Broadway dont « Anything Goes », « Macbeth » et « Grand Hotel ».
Il est par ailleurs auteur et illustrateur de la série de romans graphiques Princess Puut and Dali Do The World. Le premier titre publié a été Maahvelous ! Princess Puut and Dali Do Venice. La suite, Fromage d’Amour : Princess Puut in Love est paru sous forme d’épisodes sur Internet.

WALTER MURCH
Chef monteur

Monteur son et image, ingénieur du son, réalisateur, traducteur et astronome amateur, Walter Murch est un pionnier de la création sonore et du montage. Il a travaillé sur des films comme THX 1138 et AMERICAN GRAFFITTI de George Lucas, CONVERSATION SECRÈTE, APOCALYPSE NOW et la série des PARRAIN réalisés par Francis Ford Coppola, JULIA de Fred Zinnemann, LE PATIENT ANGLAIS et RETOUR À COLD MOUNTAIN d’Anthony Minghella, et JARHEAD – LA FIN DE L’INNOCENCE de Sam Mendes.
Il a écrit En un clin d’œil, un livre sur l’art du montage, et est le sujet des livres Conversations avec Walter Murch de Michael Ondaatje et Behind the Screen de Charles Koppelman.
Il a dernièrement été mixeur son sur LA FIÈVRE DES PARTICULES de Mark Levinson, un documentaire sur la recherche du boson de Higgs.

CRAIG WOOD, ACE
Chef monteur

Craig Wood a monté dernièrement LES GARDIENS DE LA GALAXIE de James Gunn, avec Chris Pratt, Zoe Saldana et Dave Bautista.
C’est un collaborateur régulier de Gore Verbinski, pour qui il a monté trois PIRATES DES CARAÏBES : LA MALÉDICTION DU BLACK PEARL, LE SECRET DU COFFRE MAUDIT et JUSQU’AU BOUT DU MONDE, ainsi que RANGO, THE WEATHER MAN, LE CERCLE – THE RING, LE MEXICAIN et LA SOURIS. La plus récente collaboration des deux hommes a été LONE RANGER – NAISSANCE D’UN HÉROS, avec Johnny Depp et Armie Hammer.
Il a remporté l’ACE Award avec Stephen Rivkin et Arthur Schmidt pour le montage de PIRATES DES CARAÏBES : LA MALÉDICTION DU BLACK PEARL et a été nommé deux fois de plus à l’ACE Award avec Stephen Rivkin pour ceux de PIRATES DES CARAÏBES : LE SECRET DU COFFRE MAUDIT et PIRATES DES CARAÏBES : JUSQU’AU BOUT DU MONDE. Craig Wood a remporté son deuxième ACE Award en 2012 pour RANGO, plus un Annie Award.
Craig Wood et Stephen Rivkin ont collaboré sur plus d’une dizaine de films publicitaires, dont le film Budweiser lauréat d’un Clio Award « Frogs » et le court métrage de 1996 « The Ritual ». Ils ont aussi signé le clip « Negasonic Teenage Warhead » pour le groupe rock Monster Magnet.
Craig Wood a été le monteur additionnel du film de Randall Wallace NOUS ÉTIONS SOLDATS, avec Mel Gibson. Il a aussi travaillé sur HIGHWAY de James Fox, et UN VENT DE FOLIE de Bronwen Hughes, avec Sandra Bullock et Ben Affleck.
Né à Sydney, en Australie, Craig Wood a entamé sa carrière à 19 ans comme assistant monteur au département documentaires de l’Australian Broadcasting Corporation Television Network avant de signer le montage de clips pour des artistes comme Smashing Pumpkins, Björk, Fiona Apple, Garbage, Tina Turner, Tom Petty, UB 40 ou Janet Jackson.

JEFFREY KURLAND
Chef costumier

C’est à New York que Jeffrey Kurland a entamé sa carrière dans la création de costumes. Diplômé de la Northwestern University en design, il s’est ensuite installé sur la côte Est pour travailler au théâtre. Il est rapidement passé au cinéma en créant les costumes des films de Woody Allen.
Il a été en effet le chef costumier de 15 films pour Woody Allen entre la fin des années 70 et le milieu des années 90. Par la suite, il a collaboré sur plus de 40 films avec des réalisateurs tels que Milos Forman, Neil Jordan, Steven Soderbergh, Michael Mann et Christopher Nolan.
Au cours de sa carrière, il a habillé des acteurs comme George Clooney, Brad Pitt, Tom Cruise, Matt Damon, Jamie Foxx, Robert Downey Jr., Michael Caine, Viggo Mortensen et Leonardo DiCaprio, et des actrices telles que Julia Roberts, Marion Cotillard, Cameron Diaz, Annette Bening, Diane Keaton, Gena Rowlands et Ellen Page. Il a reçu un BAFTA Award pour son travail sur RADIO DAYS et a été nommé à l’Oscar pour les costumes de COUPS DE FEU SUR BROADWAY. Il a reçu le Costume Designers Guild Award pour ERIN BROCKOVICH, SEULE CONTRE TOUS de Steven Soderbergh, et a été cité pour OCEAN’S ELEVEN du même réalisateur. Il a par ailleurs été récompensé par le Hamilton Timeless Style Award.
Jeffrey Kurland siège au conseil de direction de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Il a été le co-curateur de l’exposition « 50 Designers/50 Costumes : Concept to Character » pour l’Academy, et ses créations ont figuré dans plusieurs exposition à travers le monde. Il a donné des conférences sur la création de costumes lors de plusieurs symposiums à la Directors Guild of America, l’American Film Institute, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences et l’UCLA – il a également donné des cours à cette prestigieuse université.
On peut voir son travail dans les ouvrages Screencraft : Costume Design, 50 Designers/50 Costumes : Concept to Character et Dressed : A Century of Hollywood Costume Design. En 2012, on a pu également admirer certains de ses costumes lors de l’exposition « Style and Seduction : The Art of Motion Picture Design » au Victoria and Albert Museum à Londres.

TOM PEITZMAN
Coproducteur, producteur des effets visuels

Tom Peitzman a une longue liste de films à son actif. Il a été coproducteur et producteur des effets visuels de MISSION : IMPOSSIBLE – PROTOCOLE FANTÔME de Brad Bird avec Tom Cruise, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Tim Burton, WATCHMEN : LES GARDIENS de Zack Snyder, MISSION : IMPOSSIBLE III de J.J. Abrams, avec Tom Cruise, LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK de Mark Waters, LES DÉSASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRE de Brad Silberling, avec Jim Carrey et Merryl Streep, et LA PLANÈTE DES SINGES de Tim Burton.
Il a en outre été producteur des effets visuels de HULK réalisé par Ang Lee, avec Eric Bana et Jennifer Connelly, pour lequel il a joué un rôle essentiel dans le processus créatif afin d’assurer un mélange indécelable entre prises de vues réelles et animation en images de synthèse.
Tom Peitzman a entamé sa carrière il y a près de 30 ans comme assistant de production dès la fin de ses études de cinéma. Il a pris du galon sur des films comme LE CERCLE DES POÈTES DISPARUS de Peter Weir, THE GREAT OUTDOORS de Howard Deutch, LES TROIS FUGITIFS de Francis Veber, FILOFAX d’Arthur Hiller et LES NUITS DE HARLEM de et avec Eddie Murphy. Il a découvert le monde des effets visuels alors qu’il était coordinateur de production sur CHERIE, J’AI AGRANDI LE BÉBÉ de Randal Kleiser.
Il a par la suite été assistant réalisateur sur FOREVER YOUNG de Steve Miner, MAJOR LEAGUE II de David S. Ward et TERMINAL VELOCITY de Deran Sarafian. Il a par la suite produit les effets visuels de films comme ENDIABLÉ de Harold Ramis, INSPECTEUR GADGET de David Kellogg, SPAWN de Mark A.Z. Dippé, RELIC de Peter Hyams et CONGO de Frank Marshall.
Né en Californie du Sud, Tom Peitzman a une licence de télécommunication et cinéma de l’Université d’État de San Diego.
MICHAEL GIACCHINO
Compositeur

Michael Giacchino est l’un des compositeurs de musique de films les plus demandés. Au cours de sa carrière, il a signé des mélodies pour des projets extrêmement variés : émissions de télévision, courts métrages d’animation, jeux vidéo, et même des morceaux symphoniques. Les amateurs des séries « Alias » et « Lost – Les disparus » connaissent bien son travail puisqu’il a composé la musique de plusieurs saisons. Il a d’ailleurs reçu un Emmy Award pour la musique du pilote de « Lost ». On lui doit également les partitions de plusieurs grands succès du cinéma.
Michael Giacchino a composé sa première partition pour un long métrage avec LES INDESTRUCTIBLES. Le film, réalisé par Brad Bird, a obtenu un Annie Award de la meilleure musique pour un film d’animation et une nomination au Grammy Award de la meilleure bande originale. Il a ensuite signé la musique de L’ÉCOLE FANTASTIQUE de Mike Mitchell, de la comédie dramatique ESPRIT DE FAMILLE de Thomas Bezucha, de LOOKING FOR COMEDY IN THE MUSLIM WORLD de et avec Albert Brooks et du thriller MISSION : IMPOSSIBLE III de J.J. Abrams. Il a par la suite composé la musique de SPEED RACER des Wachowski.
Michael Giacchino a été nommé à l’Oscar de la meilleure musique originale pour la première fois en 2008 pour RATATOUILLE, écrit et réalisé par Brad Bird et coréalisé par Jan Pinkava, qui a obtenu l’Oscar du meilleur film d’animation, ainsi qu’un Grammy Award de la meilleure bande originale et un Annie Award de la meilleure musique pour un film d’animation. Cette même année, il a été le directeur musical de la 81e cérémonie de remise des Oscars. Il a remporté la statuette en 2010 pour la musique de LÀ-HAUT de Pete Docter et Bob Peterson, qui lui a aussi valu le Golden Globe, le BAFTA Award, le Critics Choice Award de la Broadcast Film Critics Association et deux Grammy Awards.
Parmi les musiques de films les plus récentes qu’il a composées figurent celles de STAR TREK de J.J. Abrams, LE MONDE (PRESQUE) PERDU de Brad Silberling, LAISSE-MOI ENTRER de Matt Reeves et BIENVENUE À MONTE CARLO de Thomas Bezucha. Il a retrouvé J.J. Abrams pour SUPER 8 et a travaillé sur les musiques de CARS 2 de John Lasseter, MISSION : IMPOSSIBLE – PROTOCOLE FANTÔME de Brad Bird et JOHN CARTER d’Andrew Stanton.
Depuis, Michael Giacchino a signé les partitions de STAR TREK : INTO DARKNESS de J.J. Abrams, LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT de Matt Reeves, THIS IS WHERE I LEAVE YOU de Shawn Levy, JUPITER : LE DESTIN DE L’UNIVERS d’Andy et Lana Wachowski, VICE-VERSA, le film d’animation de Pete Docter et Ronaldo Del Carmen, et JURASSIC WORLD de Colin Trevorrow.
À 10 ans, Michael Giacchino passait son temps entre le cinéma local et son jardin, où il réalisait des films d’animation 8 mm en stop-motion. Il a fait par la suite ses études à la School of Visual Arts de New York, dont il est diplômé en cinéma et en histoire. Il a étudié la composition à la Juilliard School puis à l’UCLA, tout en travaillant chez les agences de publicité new-yorkaises d’Universal et de Disney. Deux ans plus tard, il entrait aux studios Disney de Burbank, au département publicité des longs métrages. Il passe du marketing à la production chez le tout jeune département Disney Interactive, et se met également à composer la musique des jeux vidéo produits par la société. Il passe ensuite chez DreamWorks Interactive, où Steven Spielberg le remarque et lui confie l’écriture de la musique du jeu « The Lost World : Jurassic Park » puis de « Medal of Honor ». « The Lost World : Jurassic Park » a été le premier jeu PlayStation dont la musique a été enregistrée par un orchestre.
En mai 2001, la musique originale composée par Michael Giacchino pour le jeu DreamWorks Interactive « Medal of Honor Underground » remporta le Prix de l’Academy of Interactive Arts and Sciences de la meilleure musique originale. Peu de temps après, Giacchino composa de nouvelles musiques pour « Medal of Honor Frontline », qui remporta elle aussi un Prix de la meilleure musique originale, et « Medal of Honor Allied Assault », également enregistrée par le Seattle Symphony.
C’est son travail sur ces jeux qui a amené J.J. Abrams à lui proposer d’écrire la musique de sa série « Alias ». À son tour, « Alias » devint son tremplin vers LES INDESTRUCTIBLES. La collaboration entre J.J. Abrams et Michael Giacchino s’est poursuivie sur la série « Lost – Les disparus ».
La musique de Michael Giacchino est régulièrement jouée en concert. Des ciné-concerts – des projections du film illustrées par la musique jouée par un orchestre symphonique en direct – ont été organisées dans plusieurs pays pour les deux films STAR TREK, et ce sera prochainement le tour de RATATOUILLE, en commençant par Paris en octobre 2015.
Michael Giacchino a par ailleurs collaboré avec Disney Imagineering sur la musique des attractions Space Mountain, Star Tours (avec John Williams) et Ratatouille à Disneyland Paris.
Michael Giacchino est membre du comité consultatif d’Education Through Music Los Angeles.





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