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  Sommaire - BD -  100% Marvel - Daredevil 7 (VF)

"100% Marvel - Daredevil 7 (VF)" de Brian M. Bendis et Alex Maleev

Marvel France - août 2004 - 8,99 euros

C’est toujours amusant de voir que ce qui fait la force d’un auteur est parfois son unique faiblesse. Ainsi les dialogues de Bendis sont excellents, uniques, et ce sont bien ces mêmes dialogues qui parfois s’avèrent lassants. En-dehors de cet infime défaut, c’est du plaisir en barre. Il s’agit ainsi toujours de voir comment Matt Murdock, "accusé" d’être Daredevil, va bien pouvoir prouver que ce n’est pas le cas, chose difficile à réfuter étant donné que c’est bel et bien le cas. Bendis prend donc son temps, incluant nouvelle drogue, nouvelle amie, nouveaux meurtres, et retour d’un vieil adversaire en la personne du Hibou dans ces excellentes aventures du Diable Rouge.

Fait amusant - une fois de plus - résumer ces quatre épisodes qui forment la fin de l’arc Le Petit Maître (LowLife en VO, le titre français n’étant pas de qualité) ne prendrait guère plus d’une ligne ou deux et laisserait sans doute entendre qu’il s’agit là d’une histoire banale, voire peut-être mollassonne. On revient dès lors à ces dialogues, à ces relations, que le scénariste nous tisse avec cette même maestria, incluant ce Daredevil de papier dans le monde réel, tant les situations et les répliques sont superbement bien rendues.

Loin des récits de super héros combattant sans relâche, épisode après épisode, des super vilains plus cinglés et filous les uns que les autres, voici d’avantage les aventures de l’homme sous le masque, ses obligations, ses défis en tant qu’individu, la crainte envers le devenir de ses alliés, ses réussites et ses échecs. On a dès lors davantage la sensation de suivre une série télé, avec des personnages en chair et en os, éprouvant des sentiments véritables, jouant parfaitement leur rôle, via des épisodes qui s’appesantissent sur les relations qui se tissent et s’effilochent les uns avec les autres. Encore un arc excellent, avec la prestations du dessinateur Alex Maleev qui l’est tout autant.

Grégory Covin



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