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  Sommaire - DVD -  M - R -  [REC] 1, 2, 3 et 4
"[REC] 1, 2, 3 et 4 "
de Jaume Balaguero et Paco Plaza...
 


[REC] de Jaume Balaguero et Paco Plaza (2008)

Encore une histoire filmée caméra sur l’épaule ? Oui ? Mais à la différence de l’abominable Cloverfield , celui-ci est beaucoup mieux travaillé. Il comporte un véritable récit raconté par un vrai procédé cinématographique. Balaguero nous avait offert déjà un petit chef-d’œuvre avec La Secte sans nom, qui a donné toutes ses lettres de noblesse au cinéma fantastique espagnol qui le méritait bien. Ici il nous offre une histoire d’horreur pas piquée des vers, une histoire qui ressemble à une histoire de zombies.
Une jeune journaliste accompagnée de son caméraman fait un reportage sur les pompiers la nuit. Elle les suit lors d’une intervention dans un immeuble d’où un appel au secours est arrivé. Ils trouvent une vieille femme couverte de sang à côté d’un cadavre. Cette femme va agresser un policier qui va mourir des suites de ses blessures. Puis, l’immeuble sera mis en quarantaine par les autorités sanitaires pour éviter une épidémie.
Bien que ce film soit génial (si !si !) il est quand même difficile de supporter pendant une heure et demie une succession d’images filmées dans l’action, sans pouvoir souffler un peu.
Ceci dit, on est saisi par l’angoisse et c’est l’effet voulu par les cinéastes. Pire même, les images de la fin sont filmées à la caméra infra rouge car le projecteur a été cassé par un petit monstre caché dans le grenier. Faut aimer. Mais n’est-il pas toujours « intéressant d’aller voir comment c’est ailleurs » comme le dit le personnage mordu par un zombie dans Land of the Dead de Romero ?
Enfin dernière remarque : à quand un Survival qui finit par la mort du (des) monstre(s) comme au bon vieux temps ?

[REC]2 de Jaume Balaguero et Paco Plaza (2009)

Et voici le numéro 2 de REC.
Nous retournons donc dans l’immeuble infesté par les zombies et isolé du reste du monde par les autorités.
Cette fois on multiplie les caméras pour avoir plusieurs angles de vue. Quatre flics super armés sont chacun équipés d’une caméra. Ils investissent le bâtiment accompagnés d’un médecin chargé de trouver un remède afin d’éviter l’épidémie. Le suspense est intense. Cette « rage » des « zombies » est très contagieuse. Attention à la morsure. Mais est-ce bien une « rage » ?
Les réalisateurs ne jouent pas le jeu puisqu’au milieu du film tous les gens porteurs d’une caméra sont hors service et une autre caméra prend la relève en reprenant depuis le début. Je trouve que c’est une faiblesse du scénario… D’autant plus qu’on changera encore de caméra en fin de film.
Quand il y a une catastrophe, il y a toujours des connards qui sont là où il ne faut pas être ! Quelle bande de cons ! D’ailleurs ce film est un véritable traité sur la connerie humaine.
Il s’avèrera que cette maladie n’en est pas une mais est quelque chose de surnaturel…

[REC3] Genesis de Paco Plaza (2011)

Et voilà le numéro 3 en attendant le 4.
C’est un mariage. Un peu cucul comme beaucoup de mariages. C’est fait pour le scénario : on aime bien voir des gens cucul se faire bouffer par des zombies (enfin, des démons…)
L’oncle explique qu’il a été mordu par un chien mort et qui a ressuscité… On a compris hein ?
Le patient zéro de l’épidémie de zombies…
C’est un peu con mais c’est si bien filmé !
1ère partie : présentation des personnages qui seront zombifiés… filmé en caméra amateur, vous savez, comme les deux REC précédents…
2e partie : le tonton bouffe une grand-mère, etc. Malheureusement on ne voit rien avec leur caméra amateur. Effets spéciaux trop faciles…
3e partie : la caméra amateur est cassée. Ouf ! merci le scénariste. De toute façon, les personnages en avaient marre d’être filmés. On passe donc au film « normal ».
Qu’est-ce qu’ils sont cons ces zombies/démons à gueuler la bouche ouverte pleine de sang.
Puis on revient à une caméra infrarouge. Quel calvaire ces caméras…
Comme d’habitude, il y a toujours un petit groupe qui en réchappe. Le scénariste ne sait pas trop l’expliquer, mais c’est comme ça !
On apprend que l’eau bénite fait fuir les zombies. Ce sont donc bien des démons, hein ? Lamberto Bava !
La scène du car est hallucinante. Vue au travers des caméras de vidéosurveillance(!)
Donc au milieu de cet enfer il y a une histoire d’amour : le marié et la mariée se cherchent.
Il pleut… Et le film montre ostensiblement que c’est de la fausse pluie.
Pour tuer un zombie/démon, utiliser : un fusil, un mixer, une masse d’armes, une tronçonneuse, une épée de chevalier.
Donc un petit hommage à Lamberto Bava avec ses deux films Démons et à l’œuvre de Romero, surtout pour la fin, très atroce…

[REC]4 Apocalypse de Jaume Balaguero (2014)

Un peu con le soldat qui remonte vers l’enfer pour sauver la fille qui pleurniche, ça va lui coûter très cher. Mais on le saura bien plus tard dans le film… C’est la fille de la télé, celle qui faisait le reportage dans la maison des deux premiers épisodes…
Ensuite tout ce beau monde se retrouve dans un grand paquebot où surgit, au détour d’un couloir,… une rescapée du mariage de [RC]3 . La jeune fille de la télé subit de nombreux tests par sécurité, pour éviter l’épidémie. Vous savez, comme dans tous ces films, il y a toujours un con qui prend pitié et laisse échapper le patient zéro.
C’est dur de combattre une épidémie de possession "démoniaque".
Donc on est dans un bateau au milieu de l’océan, un lieu clos, qui abrite des gens potentiellement contaminés… Ça craint !
Vous trouvez mon ton un peu trop ironique ? Ben c’est l’ambiance du film tout simplement.
Alors voyons : il y a une équipe représentant les autorités qui évitent à tout prix l’épidémie, et une bande de cons qui font tout pour se tirer… Et qui sont ceux qui ont l’air sympa ? Devinez !
Enfin, je rigole, mais ce film fout drôlement la trouille. C’est pas à mettre devant les yeux de n’importe qui tout ça…
Et puis alors quand le patient zéro s’évade…. Je ne vous dis pas ce que c’est le "patient zéro", vous le verrez vous-même. Ce genre de zombie est vraiment dégoûtant.
Ce Lamberto Bava a fait des films nuls "Démons 1 et 2" (1981) mais il a vachement bien inspiré Jaume Balaguero qui a fait 4 chefs-d’œuvre avec Paco Plaza !
Qui sont les gentils ? Qui sont les méchants ? Vous le verrez vous-même… Enfin, vous finirez par le voir.
Avec les Démons on ne sait jamais…

Quatre films superbes !

Alain Pelosato



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