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  Sommaire - Dossiers -  La science fiction au cinéma : adaptations et trahisons

"La science fiction au cinéma : adaptations et trahisons"

Fred Pizzoferrato

AU COMMENCEMENT...

Les classiques de la science-fiction inspirèrent les cinéastes dès les origines, comme en témoigne le Voyage dans la lune de Méliès qui s’inspire, dès 1902, des écrits de Jules Vernes. Voyage au centre de la terre suivra en 1909 (Segundo de Chaumon) et Vingt milles lieues sous les mers en 1916 avant que le cinéma ne s’intéresse à Robert Louis Stevenson et à Herbert George Wells.

Du premier vont apparaître une foule de versions du Dr Jekyll et Mr Hyde qui, à mon sens, relèvent davantage du fantastique que de la SF proprement dite. Citons néanmoins les versions de John Stuart Roberton (1921), Rouben Mamoulian (1932), Victor Fleming (1941), Terence Fisher (The Two Faces Of Dr Jekyll, 1960), Stephen Weeks (I Monster, 1970), sans oublier les adaptations plus référentielles que fidèles par Jerry Lewis (Dr Jerry & Mr Love /The Nutty Professor, 1963), Roy Ward Baker (Dr Jekyll & Sister Hyde), Walerian Borowczyk (Dr Jekyll et les femmes, 1981) ou Stephen Frears (Mary Reilly, 1995).

H.G. WELLS - LE GRAND ANCIEN

Wells aura droit très tôt aux honneurs des adaptations. Cecil Hepworth signe, dès 1913, un Premiers Hommes dans la Lune avant que Nathan Juran n’en livre une version très inspirée par la bande dessinée en 1964. Ces Premiers Hommes dans la lune (First Men In The Moon) quoique datés, souvent languissants et truffés d’erreurs scientifiques demeurent un spectacle distrayant et sympathique, largement sauvé par les effets spéciaux délicieusement surannés de Ray Harryhausen.

Erle C. Kenton, pour sa part, a livré la version définitive de L’île du Dr Moreau (Island Of Lost Souls) dès 1932. Charles Laughton y est excellent dans le rôle titre et le film garde un climat efficace malgré le poids des ans. La version de 1977, réalisée par Don Taylor avec Burt Lancaster, Michael York et Barbara Carrera, tire largement vers le film d’aventure et se veut manifestement un spectacle tout public, certes agréable mais largement décevant en regard du matériel originel. Semblable remarque pour le dernier remake en date, par John Frankenheimer, avec Val Kilmer et un Marlon Brando vieillissant et cabotin à la limite de l’auto-parodie.

Parmi les autres œuvres de Wells adaptée, citons encore La Vie Future (Things to come) réalisé par William Cameron Menzies en 1936 et dans lequel certains virent une fascination trouble pour les sauveurs de l’humanité en chemise noire. Le remake de 1979 (The Shape of things to come de Georges Mc Cowan) est, lui, un film de SF post-apocalyptique avec Jack Palance qui ne retient de Wells qu’un titre alléchant. Retenons également la Guerre des Mondes (War of the Worlds) de Byron Haskin (1953) qui, malgré ses libertés par rapport au matériau de base, remplit son contrat en offrant un superbe spectacle, à la fois désuet et grandiose, servi par des effets spéciaux étonnants pour l’époque et un sens de la destruction digne de nos modernes Independance Day ou Mars Attack !
La Machine à explorer le temps (The Time Machine), de George Pal, reste, malgré les années (le film date de 1960) un pur enchantement et un spectacle aussi visuellement splendide qu’inoubliable. Bien sûr, le réalisateur a opté pour une adaptation typiquement serial du roman originel, nettement plus portée sur la réflexion philosophique que sur l’aventure, mais qu’importe tant le film a marqué les mémoires et demeure fascinant et passionnant. Largement supérieur en tout cas à la version télévisée des seventies ou au piètre remake de Simon Wells en 2002. Mentionnons une version indienne par Shekkar Kapur en 1992 (The Time Machine) et un décalque hors sujet au titre explicite : The Erotic Time Machine en 2003. N’oublions pas également C’était demain (Time After Time) de Nicolas Meyer, un excellent pastiche couronné à Avoriaz dans lequel H.G. Wells en personne, inventeur de la machine à explorer le temps, poursuit son "ami" Jack l’éventreur dans le futur.
Pour en terminer avec Wells, citons également le cas de Bert I. Gordon (surnommé Mr B.I.G. pour son obsession - freudienne ? - du gigantisme) qui livra plusieurs films lointainement inspirés par Wells à partir du roman La Nourriture des dieux. Ainsi, dès 1965, il tourne un Village of the Giants qui n’a guère marqué la critique, peu aidé il est vrai par des effets spéciaux indignes et des intermèdes musicaux très mode à l’époque du tournage, donc datés dès la sortie du film. Onze ans plus tard il réitère avec Soudain...Les Monstres ! (Food of the Gods) dans lequel une substance mystérieuse provoque le gigantisme de divers animaux, tels des guêpes, des rats, des poulets, etc., lesquels vont dévorer la majeure partie du casting. Si cela paraît un peu idiot c’est parce que ça l’est effectivement mais les plus pervers sauront y prendre un certain plaisir. Damian Lee, par exemple, dut y trouver son content puisqu’il réalise, en 1989, un Malédiction des rats (Food of the Gods 2) plus corsé qui met en scène une horde de rats de laboratoire mutants décidés à massacrer de pauvres victimes plus ou moins innocentes. Gore, amusante et volontairement ringarde, cette série Z reste un spectacle bien fun qui doit certainement plus à la trilogie des Rats de James Herbert qu’à H.G. Wells. Enfin Bert I. Gordon décida, en 1977, de rentabiliser une dernière fois les droits du roman La Nourriture des dieux avec L’Empire des fourmis géantes (Empire of the Ants), un film d’horreur de série Z dont le titre résume l’ambition. Mais ne boudons pas notre plaisir et laissons Wells pour nous attarder sur Verne...

JULES VERNE A L’ECRAN

Jules Verne, ancêtre des tenants de l’anticipation, livra également nombre de classiques où l’on retrouve sa foi dans l’homme et la science. Même si on se souvient de la fameuse citation de PJ Farmer ("Si Jules Verne avait vraiment pu voir le futur, disons 1966, il en aurait chié dans son froc"), les lecteurs aiment encore se plonger dans ses récits d’aventures et le cinéma n’y fut pas insensible. Ecartons d’emblée les "Cinq semaines en ballon", "Michel Strogoff", "Phare du bout du monde" et autres "Tour du monde en 80 jours" qui s’écartent de notre sujet pour nous intéresser à l’aspect spéculatif et prospectif de l’œuvre.
La meilleure adaptation de Verne reste, un demi-siècle plus tard, Vingt milles lieues sous les mers (Twenty Thousand Leagues Under The Seas), la production Disney de 1954 avec Kirk Douglas et James Mason dans le rôle du capitaine Nemo. Réalisé par un Richard Fleisher en grande forme, le film bénéficie d’un charme rétro indéniable et d’effets spéciaux saisissants, dont un combat mémorable contre une pieuvre géante.

Voyage au centre de la terre (Journey To The Center of the Earth) de Henry Levin (1959) est également une belle réussite, malgré des effets spéciaux moins convaincants. James Mason y incarne cette fois le professeur Lindenbrook et cette expédition recèle suffisamment de rebondissements pour enthousiasmer un public friand d’aventures.

Si les deux films précités restaient relativement fidèles au matériel littéraire, il n’en va pas de même pour L’île mystérieuse (Mysterious Island) de Cyril Endfield qui s’éloigne radicalement du texte pour proposer une galerie de créatures bizarres animées par Ray Harryhausen. Quoique viellot et indubitablement infidèle au rationnalisme scientifique de l’écrivain, le film garde un charme naif qui saura encore enchanter les moins cyniques. Constat similaire pour la version de Juan Piquer Simon, le Mystère de l’île au monstres (Monster Island, 1981), interprété par Peter Cushing et Terence Stamp. Le réalisateur avait préalablement livré sa propre version de Voyage au centre de la terre avec Where Time Began (1978) que l’on soupçonne d’être dans la lignée de ses œuvres ultérieures (Supersonic Man, Slugs - The Movie, Sadique à la tronçonneuse, L’abîme, etc.) : ringarde, idiote et pourtant agréable et involontairement drôle.

Autre film d’aventures, le Maître du Monde (Master of the World, 1961), de William Witney, scénarisé par Richard Matheson, présente un scientifique interprété par Vincent Price désireux de stopper les guerres grâce à une machine volante ressemblant à un gigantesque hélicoptère de combat. Charles Bronson admire le dessein mais pas les moyens utilisés et tentera de contrer ce projet. De l’action à l’ancienne et une réflexion esquissée sur la question de savoir si "la fin justifie les moyens". Bien ficelé, le film adapte deux romans de Vernes et en particulier Robur le Conquérant.

Citons encore Une invention diabolique de Karel Zeman (1957) où les comédiens jouent dans des décors constitués de gravures tirés des romans et Rocket To The Moon de Don Sharp qui illustre De la terre à la lune (1967) et oublions les autres adaptations à faible budget ou télévisées de Verne.
Nous avons terminé ce tour d’horizon, en attendant la prochaine version (juvénile, on craint déjà le pire !) de Voyage au centre de la terre et le remake de Vingt milles lieues sous les mers souvent annoncé (voir notre critique sur ce site).

AUTRES CLASSIQUES

Même si chacun en attribue la paternité à Fritz Lang, sait-on que Metropolis s’inspire du roman homonyme d’une certaine Thea Von Harbou, alors épouse du cinéaste et futur sympathisante nazie ? Non, sans doute. Ce film demeure le modèle pour les anti-utopies qui devaient fleurir par la suite, du Meilleur des Mondes de Huxley au Neuromancien de Gibson en passant par le Tous à Zanzibar ! de Brunner. La plus célèbre de ces utopies pessimistes, l’extraordinaire 1984 de Georges Orwell, fut adapté deux fois. D’abord par Michael Anderson en 1956 puis par Michael Radford en 1984. Cette seconde version, avec un John Hurt bouleversant et un Richard Burton implacable, constitue un film froid, parfois même glacial et éprouvant dans sa dernière partie, mais terriblement efficace et doté de décors réussis. On peut néanmoins lui préférer le Brazil de Terry Gilliam, variation semi-parodique et néanmoins désespérée sur le même thème. Un film culte inoubliable et génialement novateur.

La peur de la guerre nucléaire inspira, dans les fifties, nombre de romanciers et ces derniers furent à leur tour adaptés. Aujourd’hui tout le monde se souvient de Dr Folamour de Stanley Kubrick mais peu ont sans doute connaissance du roman de Peter George dont il s’inspire. De manière similaire, le best-seller de Nevil Shutte ayant inspiré le Dernier Rivage de Stanley Kramer (On The Beach, 1959) est aujourd’hui quelque peu oublié. Citons encore, sur le même thème, le Point Limite (Fail Safe) de Sydney Lumet (1965) d’après Eugene Burdick et Harvey Wheeler, le Panique année zéro (Panic in the years zero, 1962) de Milland d’après une nouvelle de Ward Moore ou encore le Malevil de Christian de Chalonges d’après Robert Merle (1980). Avec la fin de la guerre froide la fin du monde changea de visage et aujourd’hui ces films semblent un peu désuets face aux anticipations littéraires de Brunner, Dick et autres. Aujourd’hui, comme l’écrivait Stan Barrets dans le Science-fictionnaire, "il n’y a plus d’utopie, seulement la dystopie, son contraire". Alors que les grands ancêtres des romanciers anticipatifs imaginaient un avenir radieux (Thomas Moore, Campanella ou Platon et ensuite Jules Vernes ou Wells), les écrivains d’aujourd’hui nous montrent ce que Philip Wylie résume par son roman au titre prophétique : "la fin du rêve". Totalitarisme, guerre de religion, explosion de violences, terrorisme, écologie dévastée, émeutes raciales, informatisation galopante, etc. "Soyons otimistes quant à l’avenir du pessimisme" concluait d’ailleurs Barrets. Petit tour d’horizon de ce qu’on peut appeler le meilleur du pire...

Philip Wylie livra, dès les années 30, un Choc des Mondes (When World collides) ensuite adapté par George Pal et qui demeure l’ancêtre de nos modernes Armaggedon ou Deep Impact : un scénario catastrophe décrivant la destruction de la terre par un corps céleste étranger.
Ensuite devaient venir les dystopies grandioses de Anthony Burgess et Harry Harrison. Le premier livra un roman exceptionnel avec Orange Mécanique, dont Kubrick tira le chef- d’œuvre que l’on sait en 1971. La lecture du roman reste néanmoins conseillée, ne serait-ce que pour l’invention de cette langue composite en apparence incompréhensible mais qui, après quelques pages déroutantes, apparaît presque naturelle au lecteur. Le second livra le classique Make Room ! Make Room ! ensuite devenu Soleil Vert sous la caméra de Richard Fleisher. Les fans de SF connaissent bien ce film qui rafla à l’époque le Grand Prix du Festival d’Avoriaz et qui demeure, malgré l’un ou l’autre bémol, une œuvre puissante, émouvante et crédible, dotée d’une conclusion (bien connue) aussi extraordinaire que la fin du Planète des Singes de Pierre Boule, adapté une première fois par Franklin Schaffner et une seconde fois par Tim Burton. La première version est un chef-d’œuvre d’intelligence et de finesse avec un extraordinaire Charlton Heston (qui généra quatre suites et une série télévisée), la seconde un simple film d’aventures plutôt agréable mais terriblement décevant de la part d’un cinéaste aussi talentueux que Tim Burton.
Rayon catastrophe, citons encore les Survivants de la fin du monde (Damnation Alley) de Jack Smight avec Jan Michael Vincent qui s’inspire du roman Les Culbuteurs de l’enfer de Roger Zelazny et préfigure de façon criante Mad Max. Dans le même genre citons encore le Terre brulée (No blade of grass) de Cornel Wilde (1971) adapté du roman post-apocalyptique homonyme de John Christopher.
Le "film à grosse bête" est directement lié à la déferlante nucléaire et, souvent, l’atome est pointé du doigt pour expliquer le gigantisme d’animaux allant de l’araignée au scorpion en passant par la mante religieuse. C’est pourtant les fourmis géantes de Des Monstres attaquent la ville (Them) de Gordon Douglas qui lancèrent la vague en 1954. L’argument était tiré d’un roman de George W. Yates et le film, quoique considéré aujourd’hui comme un classique, a indubitablement mal vieilli et paraîtra sans doute longuet et languissant. Il a gardé, néanmoins, un certain charme un peu kitsch qui en rend la vision plutôt agréable. 1954 est également l’année où Godzilla, pour la première fois, dévaste Tokyo. Le scénario de ce film est original mais le film s’inspire largement du Monstre des temps perdus (The beast from 20 000 fathoms) de Eugène Lourié, tourné un an plus tôt et qui adapte une courte nouvelle de Ray Bradbury. Comme dans son homologue japonais, le film traite du réveil d’un dinosaure suite à une explosion atomique. Ce "rhedosaurus" au sang irradié va ensuite dévaster New York. Exploitant une veine similaire, Le Monde Perdu et les exploits du professeur Challenger d’Arthur Conan Doyle donnèrent lieu à plusieurs films. Une version muette signée Harry Hoyt (1925) avec des effets spéciaux de Willis O’Brien, un remake couleur par Irwin Allen (1960) et deux petits budgets signés Timothy Bond avec John Rhys-Davies et David Warner : The Lost World et Return To The Lost World (1993). Dans un style semblable, les mondes perdus de Edgar Rice Burroughs donnèrent lieu à trois adaptations par Kevin Connor. Le Sixième Continent (The Land that time forgot, 1974) est une agréable production, certes vieillote mais qui se suit avec un véritable plaisir. Cette histoire très rétro de monde oublié dans les glaces de l’artique bénéficie d’effets spéciaux corrects mais naifs, d’un bon scénario signé Michael Moorcock et d’un rythme alerte. La suite, Le Continent oublié (People That Time Forgot, 1977), se situe au même niveau et devrait toujours plaire aux plus jeunes - et à ceux qui le sont restés. On ne peut en dire autant, malheureusement, de Centre Terre - Septième Continent (At The Earth’s Core, 1976). Le film, adapté du cycle de Pellucidar, constitue un divertissement poussif en partie sauvé par l’interprétation de Peter Cushing mais gâché par des effets spéciaux déficients et un budget trop réduit en regard des ambitions.

Parmi les autres romans et nouvelles adaptées au grand écran, citons encore une poignée de films marquants.
L’invasion des profanateurs de sépultures (Invasion of the body snatchers) de Don Siegel (1955) adapté du roman Graines d’épouvantes de Jack Finney. Malgré le poids des ans, le film reste efficace et possède des scènes cultes (le "cri" des aliens). La version 1978 de Philip Kaufman est moins convaincante mais le remake de Abel Ferrara (Body Snatchers, 1993) est une série B alerte et nerveuse qui saura contenter les amateurs.

L’homme qui rétrécit (The Incredible Schrinking Man) de Jack Arnold (1957), tiré du roman de Richard Matheson, nous offre le spectacle d’un homme dont la taille se réduit. Il affronte un chat, une araignée et d’autres dangers avant de se fondre dans l’infiniment petit. Même si le titre résume totalement le film, cela reste un bon divertissement grâce à des effets spéciaux soignés et une certaine interrogation existentielle et métaphysique soulignés par une fin ouverte. Autre adaptation de Matheson, Quelque part dans le temps (Somewhere In Time, 1980) est, lui, le seul véritable chef-d’œuvre de Jeannot Szwarc dans lequel Christopher Plummer tombe amoureux de Jane Seymour et, par la seule force de sa pensée, remonte le temps pour la retrouver 70 ans plus tôt. Mal accueilli à sa sortie, ce film touchant et superbe gagna finalement ses galons et devint une œuvre culte qui possède ses fans acharnés. Les adaptations du classique Je suis une légende sont, elles, moins réussies. Last Man on Earth de Sidney Salkow présente Vincent Price dans le rôle du dernier survivant humain sur une terre dévastée et peuplée de créatures proches du vampire. Charlton Heston reprend le rôle dans le remake réalisé par Boris Sagal en 1971 sous le titre Le Survivant (The Omega Man). Malgré quelques scènes efficaces, le film n’a pas marqué les mémoires et on espère qu’une nouvelle version, longtemps annoncée, saura rendre justice au roman de Matheson...qui fut bien mieux servi par La Nuit des morts-vivants (Night of the living dead), le chef-d’œuvre de George Romero. Même si ce dernier film ne cite pas Matheson, il est impossible de ne pas remarquer la flagrante similitude thématique.

Les coucous de Midwich de John Wyndham inspira trois fois les cinéastes. Une première fois avec Le Village des damnés (Village of the damned, 1961) de Wolf Rilla, une seconde avec sa séquelle (Children of the damned de Anton Leader, 1964) et une troisième avec le film de John Carpenter (1995). La première version est excellente et angoissante, avec une finale superbe. Le remake de Carpenter, avec Christopher Reeves, possède de semblables qualités et s’impose comme une belle réussite également.
Richard Fleisher, un des plus solides artisans du cinéma populaire, livra un excellent Voyage Fantastique (Fantastic Voyage, 1966) qui fut ensuite "novelisé" par Isaac Asimov, lequel en écrivit une suite vingt ans plus tard : Destination Brain. Les décors fabuleux et les effets spéciaux superbes (récompensés par un Oscar) firent oublier le côté un peu convenu du scénario.

Vint ensuite 2001, l’Odyssée de l’espace, le chef-d’œuvre (certes parfois un peu froid) de Kubrick tiré d’une courte nouvelle de Arthur C Clarke (The Sentinel) que le romancier allongea ultérieurement. Ne revenons pas sur la qualité fascinante de cette production que chacun connaît et passons à sa séquelle, 2010 - Odysée II, écrite et réalisée par Peter Hyams en 1984 d’après le roman homonyme de Clarke. Moins mystique mais néanmoins excellente et sous-estimée, cette suite reste un enchantement visuel servi par les effets visuels renversants de Richard Edlund. Selon l’anecdote, Clarke aurait reçu un million de dollars pour quatre chiffres (2010 bien sûr) et il s’en est finalement bien tiré. Notons que si 2061 - Odyssée III est plus anecdotique, le dernier roman 3001 - Odyssée Finale est une belle réussite dont on murmure qu’il pourrait être adapté prochainement par Tom hanks.

Charly, une belle fable réalisée par Ralph Nelson à partir du magnifique Des fleurs pour Algernon de Keyes, suivit en 1968 ; un nouvel exemple de SF sensible et intelligente.

En 1971, George Roy Hill s’attaque au roman gigogne de Vonnegut, le génial Abattoir 5 (Slaugther House Five), pourtant réputé inadaptable. Quoique difficile à suivre, le film demeure fascinant et excellement fait malgré un materiau plus qu’ardu. Une belle réussite, contrairement à l’adaptation de Breakfast of Champion par Alan Rudolph avec Bruce Willis.
Solaris de Stanislas Lem devait donner lieu à deux films, le premier, intellectuel à souhait, par Tarkovski (1972), le second par Steven Soderbergh (2002) moins nébuleux.

En 1973 devait venir La planète sauvage de René Laloux , inspiré par le roman Oms en série de Stephan Wul. Le regretté Laloux devait récidiver en adaptant un autre roman de Wul (L’orphelin de Perdide) pour les Maîtres du temps (1982) et Jean Pierre Andrevon avec Gandahar.
Belle réussite aussi pour le Mondwest (Westworld) réalisé par le romancier Michael Crichton en 1973. Ce parc futuriste recréant une ville western et dans lequel un androïde (Yul Brynner) se détraque demeure un divertissement de choix, suivi par Les Rescapés du futur (Futureworld, 1976) de Richard T. Heffron. Parmi les autres adaptations de Crichton à l’écran, citons Le Mystère Andromède (The Andromeda Strain) de Robert Wise (1971), The Terminal Man de Mike Hodges (1974), Jurassic Park et, récemment, Timeline (2003) par Richard Donner.
Les aventures de Jerry Cornelius, le "héros" de Michael Moorcock furent adaptées par le talentueux Robert Fuest avec Les décimales du futur (Final Programme), devenu un classique culte et zarbi récemment sorti en DVD dans la collection "inclassable" de Caro.

Si le fameux Un bonheur insoutenable de Ira Levin ne fut jamais adapté officiellement au cinéma, Ira Levin n’eut pas à rougir du superbe Rosemary’s Baby de Polanski. Mais il s’agit de fantastique, aussi revenons à la SF avec Les Femmes de Stepfrod (Stepford’s Wives) de Bryan Forbes (lequel fut suivi par Revenge of the Stepford’s Wives et Stepford’s Children), une belle parabole où les femmes d’un petit village sont remplacées par des androïdes. Il existe un remake humoristique récent (Et l’homme créa la femme / The Stepford’s Wives, 2003) de Frank Oz avec Nicole Kidman.
Une nouvelle de Harlan Ellison inspire en 1975 le cinéaste L.Q. Jones qui signe Un gars et son chien (A Boy & His Dog) avec le débutant Don Johnson, un tout petit budget devenu culte qui possède ses fans fidèles.

David Bowie constitue la grande attraction de L’homme qui venait d’ailleurs (The Man who fell to Earth) de Nicolas Roeg (1976), d’après le très bon roman homonyme de Walter Tevis. Quoique le film ne soit pas dépourvu de qualités et malgré une critique souvent élogieuse, l’œuvre de Roeg me paraît surtout longue, prétentieuse et ennuyeuse, bien que la prestation de Bowie soit digne d’éloge et que quelques scènes soient superbement photographiées.
Tavernier, lui, adapte un roman de David Compton en 1979 pour en tirer La Mort en direct, une satire des médias pas si éloignée que ça de la réalité actuelle.
Au niveau des remakes (souvent inutiles), signalons néanmoins la puissance exceptionnelle du The Thing de John Carpenter adapté d’une nouvelle de John Campbell précédemment portée à l’écran par Hawks et Christian Niby sous le titre La Chose d’un autre monde (The Thing from another world). Cette nouvelle version, aux maquillages monstrueux, doit autant à Campbell qu’aux horreurs indicibles de Lovecraft et s’impose comme un véritable direct à l’estomac qui ne peut laisser indifférent.
Robert Sheckley fut adapté deux fois, avec La Dixième Victime (The Tenth Victim) de Elio Petri en 1965 et avec le Prix du danger par Yves Boisset en 1982. Le thème du jeu télévisé mortel et du meurtre légalisé est également au centre de Running Man de Paul Michael Glaser (1987), tiré du roman de Stephen King mais tout autant inspiré par les œuvres de Sheckley et le film de Boisset. Un bon divertissement toutefois, avec un Schwarzenegger brutal et efficace.

Toujours durant les années 80, suite à la réussite absolue de Blade Runner, débarque l’adaptation gargantuesque de Dune par David Lynch (1985). Ne revenons pas sur le sujet puisque même les fans les plus endurcis du cinéaste n’ont pas suivi. Le film est incompréhensible et se limite à une suite de saynètes plus ou moins réussies. Certaines sont belles et efficaces, d’autres grotesques et bouffies. L’ensemble est indigeste à souhait et constitue un effroyable échec. Seuls les inconditionnels de Frank Herbert se risqueront à une vision et, malgré l’une ou l’autre qualités, ils seront immanquablement déçus. Dune est sans doute inadaptable et ce n’est pas l’interminable récente mini-série (en deux parties : Dune et Children of Dune) qui me contredira tant l’ensemble ne provoque qu’un assoupissement tenace à vouloir faire tenir la moindre ligne du roman à l’écran. Théâtral et languissant avec des effets spéciaux médiocres et des décors cheap qui n’aident pas à entrer dans l’univers, cette série est pénible. Mieux vaut relire le roman !

Avant de nous lancer dans les adaptations les plus récentes, attardons nous sur Philip K. Dick dont fut tiré ce qui reste un des cinq plus grands films de SF de tous les temps : Blade Runner de Ridley Scott.









PHILIP K. DICK

La première adaptation de Dick est un chef-d’oeuvre absolu : Blade Runner de Ridley Scott (1982) avec un extraordinaire Harrison Ford et un Rutger Hauer parfait comme il ne le sera jamais plus. Basé sur une honnête série B (Do android dream of electric sheeps ?) qui est loin d’être le meilleur roman de Dick, le film de Scott est un monument dont on ne se lasse pas. A savourer de préférence dans la version "director’s cut" plus longue, moins démonstrative et plus ambiguë. Malgré cette réussite éblouissante, aucun autre roman de SF de Dick ne sera adapté par la suite et on rêve de versions cinéma du Dieu venu du Centaure, de Ubik ou des Clans de la lune alphane pour citer les trois chef-d’œuvres de l’écrivain. Il est vrai que la complexité des intrigues et les délires métaphysiques de sa dernière période ont de quoi rebuter les scénaristes qui préfèrent se rabattre sur les nouvelles des débuts, construites de manières plus classiques et plus facilement transposables pour un public non-initié.

Il faut donc attendre 1989 pour que débarque le Total Recall de Paul Verhoeven. L’attente est récompensée. Basé sur la nouvelle De mémoire d’homme, le film est une sorte de "ride" permanent truffé de retournements de situations et de twists intriqués, aux services d’un divertissement haut de gamme dominé par des effets spéciaux stupéfiants, un humour discret et une violence exacerbée. Avec un Schwarzenegger excellent, un Michael Ironside retors à souhait et, bien sûr, Sharon Stone. Bref le parfait divertissement mêlant action et réflexion.





Planète Hurlante (Screamers) n’a pas les mêmes ambitions mais le film de Christian Dugay (1996) constitue néanmoins une bonne série B nerveuse et efficace, tirée de Seconde Variété. Rapide, saignant, intelligent et agréable : un bon moment écrit par Dan O’Bannon.

Quelques années plus tard débarque le très attendu Minority Report, basé sur la nouvelle homonyme jadis publiée (comme Seconde Varieté) dans le recueil L’homme variable. Il s’agit d’un film d’action rapide et bien rythmé où l’on retrouve tout le savoir-faire de Spielberg et la présence de Tom Cruise. Ici aussi les retournements de situations et les twists coutumiers de l’écrivain sont bien rendus et le film s’impose immédiatement comme une réussite authentique malgré une fin légèrement décevante et un rien trop optimiste.

Vient ensuite Impostor (Gary Fleder, 2002) qui reste inédit chez nous et qui, apparemment, constitue une petite série B nerveuse où le nom de Dick sert surtout d’argument commercial. Il faut dire que la nouvelle en question est fort courte et une adaptation cinématographique impliquait évidemment d’étoffer (de trahir ?) le matériel original.
Dernière adaptation en date (avant celle de Substance Mort / A Scanner darkly prévue pour 2005), celle de La clause de salaire (disponible dans les recueils Le Grand O chez Denoel et Paycheck chez Folio). Paycheck, de John Woo (2003), constitue un divertissement haut de gamme mais un peu décevant de la part d’un cinéaste aussi talentueux. Invraissemblances criantes et twists un peu attendus gâchent une partie du plaisir. Reste un film d’action rythmé, agréable et plutôt bien mené mais sans plus. Préférons-lui le Volte/Face du même Woo qui reprend, me semble-t-il, certaines obsessions de Dick sur les faux-semblants et la perte de l’identité.

Notons aussi qu’il existe une (bonne) adaptation française des Confessions d’un barjo, roman de littérature générale flirtant avec le fantastique par ses personnages totalement décalés. Et signalons un extraordinaire film coréen nommé 2009 Lost memories qui s’inspire largement de Dick sans le nommer et, en particulier, du Maitre du Haut Château avec son histoire parallèle remodelée et ses paradoxes temporels. Au rayon des influences, personne ne peut nier que Dick dut également inspirer les dessins animés Ghost In The Shell 1 et 2 où l’on retrouve les interrogations métaphysiques d’androïdes peut-être plus humains que les humains. Voilà qui prouve la portée du questionnement de Dick, lequel exerça une autorité déterminante sur la SF moderne, même sans le nommer, au même titre (soyons honnêtes) que les cyberpunk comme Gibson ou Jeter.

Iconographie : Alain Pelosato

LES ANNEES 90...ET ENSUITE

La célèbre nouvelle Breaking Strain de Arthur C. Clarke inspire Arthur Allan Seidelman pour son thriller claustrophobe Trapped in space, réalisé en 1994. Le titre résume bien le calvaire de ces astronautes piégés dans un astronef avec trop peu d’oxygène pour que tous puissent survivre.

Les Croisés du cosmos, space-opéra parodique de Paul Anderson, proposait des chevaliers partis guerroyer dans l’espace dans une veine proche du Sacré Graal des Monty Pythons. La version cinéma réalisée par Klaus Knoesel et Holger Neuhausen n’a guère fait de vagues et demeure inédite chez nous, malgré la présence de John Rhys-Davies, alias Gimli dans Lord Of The Rings.
De son côté, Robert Longo engage Keanu Reeves, Ice T, Henry Rollins, Udo Kier et quelques autres dans une adaptation de la nouvelle de William Gibson, Johnny Mnemonic. Réalisé en 1995, le film tourne rapidement court et se résume à une course-poursuite lassante. Le cyberpunk au cinéma ne donne qu’un film tape à l’oeil et décevant. Gibson ne s’en sort guère mieux avec le New Rose Hotel de Abel Ferrara dans lequel on retrouve Asia Argento.
Autre échec, mais nettement plus retentissant, celui du Postman de Kevin Costner, un gros budget tiré du best-seller de David Brin.

Michael Crichton, lui, continue d’inspirer les cinéastes, à commencer par Steven Spielberg pour le fameux Jurassic Park (1993) et sa suite (Le Monde Perdu). La prouesse technique du premier film a fait oublier qu’il s’agit surtout d’une sympathique série B à l’ancienne (King Kong, le professeur Challenger et les autres font un petit tour de piste) plein de scènes mémorables et de suspense. Une sorte de film d’horreur pour adolescents. La séquelle est moins bien mais Jurassic Park III assume encore davantage son statut de film d’aventures trépidant et permet de passer un bon moment. Crichton inspire encore le Sphere de Barry Levinson avec Sharon Stone et des aliens au fond de l’eau et le Time Line de Richard Donner. Un peu indigeste tout ça.

Contact, de Robert Zemeckis (1997) d’après le roman de Carl Sagan se suit plutôt agréablement mais le fond métaphysique et philosophique un peu simpliste pourrait en rebuter plus d’un.

Du côté des séries B plutôt efficaces, les Maitres du Monde (The Puppet Masters) de Stuart Orme (1994) tient bien la distance mais le roman de Robert Heinlein a été si souvent plagié que cette première adaptation officielle ressemble à du déjà-vu, avec ces aliens qui transforment leurs victimes en "marionnettes humaines".

Nettement moins réussis mais sympathiques, Carnosaur (1993) de Adam Simon et Proteus (1995) de Bob Keen sont tirés des écrits de Harry Adam Knight, un romancier anglais qui aime pasticher ses prédécesseurs et dont la collection "gore" du Fleuve Noir publia jadis plusieurs romans. Carnosaur s’inspire de Jurassic Park, le gore en plus et Proteus s’inspire de Alien...le gore en plus aussi ! Bref ce sont surtout les effets spéciaux qui rendent intéressante la vision de ces productions modestes réservées aux acharnés.

Entouré d’un parfun de scandale, le sulfureux Crash de David Cronenberg, d’après le roman de Jim Ballard, ne retrouve qu’une partie de la force décapante de l’écrit, un excellent essai entre la littérature générale, l’anticipation, la spéculation philo-sociale et la pornographie pure et dure. Une adaptation fidèle était de toute manière impossible et, passée la légère déception initiale et la froideur du film, on constate que Cronenberg a réussi une oeuvre fascinante et dérangeante. A l’image de l’ensemble de sa filmographie, d’ailleurs !

La fameuse trilogie Battlefield Earth de L. Ron Hubbard arrive au cinéma sous la patte de Roger Christian avec John Travolta en tête de distribution. Un bide. Chris Columbus se charge, de son côté, de la version cinéma de Bicentennial Man de Isaac Asimov et confie le rôle titre à Robin Williams, lequel se bat pour qu’on lui reconnaisse le statut d’être humain. Restons chez Asimov, avec une seconde version de Nightfall (Gwyneth Gilby) tournée en 2000 et, d’après ouï-dire, encore moins bonne que la précédente version. Enfin, citons Artificial Intelligence de Steven Spielberg d’après la nouvelle Les Supertoys durent tout l’été de Brian Aldiss dont on avait pu apprécier une version rétro mais sympa de Frankenstein délivré mis en scène par Roger Corman. Personnellement je n’ai guère aimé A.I. mais nombreux sont ceux qui le considèrent comme un chef-d’oeuvre, donc...

Citons encore le fabuleux Starship Troopers de Paul Verhoeven (1998), monument d’humour noir, de satire et de violences barbares inspiré par le roman homonyme de Heinlein qui récolta le Hugo à sa sortie. Il semble évident que le film constitue une charge virulente et dévastatrice contre l’idéologie fasciste et guerrière et, pourtant, certains crièrent au scandale et traitèrent Verhoeven de nazi. Incompréhensible tant le véritable sens parodique du film semble évident...du moins pour nous autres, européens. Reste que le film développe donc une thématique à l’exact opposée de Heinlein,célèbre pour ses parti-pris de droite. EÛt-il aimé ce film est donc une autre histoire !

Passé Virtuel constitue pour sa part une autre réussite mineure, avec une très belle reconstitution des années 30. Adapté d’un bon roman de Daniel Galouye (Simulacron 3), ce film peu connu constitue un peu la version austère de Matrix.

A ce propos, il serait fastidieux de citer tous les films qui, sans adapter une œuvre précise, puise dans le patrimoine commun de la SF. Exemple déjà cité : la Nuit des morts-vivants qui s’inspire ouvertement du I Am Legend de Matheson. Mais n’oublions pas Alien dont de nombreux passages offrent des similitudes criantes avec la Faune de l’espace de Van Vogt au point que l’écrivain songea un temps à intenter un procès à Scott & co. Et que serait la Guerre des étoiles sans les space-opéras désuets de Hamilton (Les Rois des étoiles) et Williamson (La Légion de l’espace) auquel se mêlent les thèmes du Seigneur des anneaux et les romans de chevalerie ? Que serait Terminator sans les œuvres des pionners des paradoxes temporels comme Anderson ? Et Matrix sans les cyberpunk (Gibson), les chantres de la réalité virtuelle (Daniel Galouye) ou les interrogations existentielles sur la réalité de Dick ?

Terminons par I, Robot, la très attendue adaptation des Robots d’Isaac Asimov par Alex Proyas avec Will Smith, à sortir prochainement.

RECAPITULATIF : PRINCIPAUX FILMS INSPIRES DE ROMANS DE SF

< Les Robots (I, Robots) de Alex Proyas (2004) d’après Isaac Asimov.
< Sphere de Barry Levinson, d’après Michael Crichton
< Contact de Robert Zemeckis (1997) d’après Carl Sagan.
< Crash de David Cronenberg (1999) d’après John Ballard.
< Gandahar de René Laloux (1988) d’après les Hommes machines contre Gandahar de Jean Pierre Andrevon.
< La Planète des Singes (Planet of the apes) de Franklin Schaffner (1968) et Tim Burton (2001) d’après Pierre Boule.
< Chroniques Martiennes (Martian Chronicles) de Michael Anderson (1975) d’après Ray Bradbury.
< Farenheit 451 de François Truffaut (1966) et Frank Darabont (2005) d’après Ray Bradbury.
< L’Homme illustré (The Illustrated Man) de Jack Smight (1968) d’après Ray Bradbury.
< Orange Mécanique (A Clockwork Orange) de Stanley Kubrick (1971) d’après Anthony Burgess
< The Thing de Christian Niby (1951) et John Carpenter (1982) d’après La Bête d’un autre monde de John Campbell.
< Au-delà du réel (Altered States) de Ken Russell (1980) d’après Paddy Chayevsky
< Le Mystère Andromède (Andromeda Strain) de Robert Wise (1971) d’après La Variété Andromède de Michael Crichton
< Jurassik Park de Steven Spielberg (1993) d’après Michael Crichton
< Jurassic Park II - Le Monde Perdu (The Lost World, 1996) de Steven Spielberg d’après Michael Crichton
< 2001 Odyssée de l’espace (2001 - A Space Odyssey) de Stanley Kubrick (1968) d’après The Sentinel de Arthur C. Clarke
< 2010 - Odysée II (1984) de Peter Hyams d’après Arthur C Clarke.
< La mort en direct de Bertrand Tavernier (1979) d’après L’Incurable de Dacid Compton
< L’invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1955) ; L’invasion des profanateurs (1978) de Philip Kaufman ; Body Snatchers (1993) de Abel Ferrara
< Soleil Vert (Soylent Green) de Richard Fleisher (1974) d’après Make Room Make Room ! de Harry Harrison.
< Dune de David Lynch (1984) d’après Frank Herbert.
< Le Météore de la nuit (It cames from outer space) de Jack Arnold (1953)d’après Ray Bradbury. Remake / séquelle (télévisé) en 1996 sous le titre It Cames from outer space 2
< L’invasion des triffides (Day of the triffids, 1963) de Steve Sekely d’après John Wyndham
< Stalker de Andrei Tarkovski (1979) d’après Arcadi & Boris Strougatski
< Il est difficile d’être un Dieu (Hard to be a God) d’après Arcadi & Boris Strougatski
< Charly de Ralph Nelson (1969) d’après Flower For Algernon de Daniel Keyes
< Génération Proteus (Demon Seeds) de Donald Cammel (1976) d’après La Semence du Démon de Dean Ray Koontz.
< Les Femmes de Stepford (The Stepford Wives) de Bryan Forbes (1975) d’après Ira Levin
< Solaris de Andrei Tarkovski (1972) d’après Stanislas Lem
< L’homme qui rétrécit (The Incredible Shrinking Man) de Jack Arnold (1957) d’après Richard Matheson.
< The Last Man on Earth de Slakow & Ragon ( 1964) ; Le Survivant (The Omega Man) de Boris Segal d’après I Am Legend de Richard Matheson
< Malevil de Christian (1980) de Chalonges d’après Robert Merle
< Le Dernier Rivage (On The Beach)
< Le Cerveau d’acier (The Forbin Project) de Joseph Sargent (1970) d’après Colossus de D.F. Jones
< Le cerveau du Nabab (Donovan’s Brain) de Felix Feist (1953) d’après Kurt Siodmak
< Les Premiers hommes dans la lune (First Men On The Moon) de Nathan Juran (1964) d’après H.G. Wells.
< Le Crépuscule de l’aigle (Fatherland, 1995) de Christopher Menaul d’après Robert Harris.
< La Dixième Victime (The tenth Victim) de Elio Petrie (1965) d’après Robert Sheckley
< Le Prix du danger de Yves Boisset (1982) d’après Robert Sheckley
< Running Man de Paul Michael Glaser d’après Stephen King
< L’homme qui venait d’ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nicolas Roeg (1975) d’après Walter Tevis.
< Millenium de Michael Anderson d’après John Varley
< Abattoir 5 (Slaughterhouse Five) de George Roy Hill d’après Kurt Vonnegut Jr.
< Le Breakfast du Champion (The Breakfast of Champion) de d’après Kurt Vonnegut Jr.
< Life Force (id, 1985) d’après Les Vampires de l’espace de Colin Wilson.
< La Planète Sauvage de René Laloux (1973) d’après Oms en série de Stefan Wul
< Les Maîtres du temps de René Laloux (1982) d’après l’orphelin de Perdide de Stefan Wul
< Les Survivants de la fin du monde (Damnation Alley) de Jack Smight d’après les Cubuteurs de l’enfer de Roger Zelazny
< Nightfall de Paul Mayesberg (1988) d’après Isaac Asimov.
< Carnosaur de Adam Simon (1993) d’après Harry Adam Knight
< Proteus de Bob Keen (1995) d’après Harry Adam Knight
< Les croisés du cosmos (High Crusade) de Klaus Knoesel et Holger Neuhausen d’après Poul Anderson
< Prisonniers du Temps (Time Line) de Richard Donner (2003) d’après Michael Crichton
< New Rose Hotel de Abel Ferrara d’après William Gibson
< Johnny Mnemonic de Robert Longo (1995)d’après William Gibson
< Postman de Kevin Costner (1997) d’après David Brin
< Les Maitres du Monde (Puppet Masters) de Stuart Orme (1994) d’après Marionnettes Humaines Robert Heinlein
< Terre brulée (No Blade of Grass) de Cornel Wilde d’après John Christopher
< Le Mystère de l’ile au monstre (Monster Island) de Juan Piquer Simon (1981) d’après Jules Verne
< Le Maître du Monde (Master of the World) de William Witney ( 1961) de d’après Robur le Conquérant de Jules Verne
< Rocket To The Moon de Don Sharp (1967) d’après De la terre à la lune de Jules Verne
< La Machine à explorer le temps (The Time Machine) de George Pal (1960) ; Shekkar Kapur (1992) et Simon Wells (2002) d’après H.G. Wells.
< Blade Runenr de Ridley Scott (1982) d’après Do android dreams of electric sheeps ? de Philip K. Dick
< Paycheck de John Woo (2003) d’après La Clause de salaire de Philip K. Dick
< Total Recall de Paul Verhoeven (1990) d’après De mémoire d’homme de Philip K. Dick
< Minority Report de Steven Spielberg (2002) d’après Rapport minoritaire de Philip K. Dick
< Planète Hurlante (Screamers) de Christian Dugay d’après Seconde variété de Philip K. Dick
< Village of the Giants ; Soudain... Les Monstres ! (Food of the Gods) et L’Empire des fourmis géantes (Empire of the Ants) de Bert I. Gordon ; La Malédiction des Rats (Food of the Gods II) de Damian Lee d’après La Nourriture des dieux de Herbert George Wells.
< Trapped In Space d’après Breaking Strain de Arthur C. Clarke.
< Impostor d’après L’imposteur de Philip K. Dick
< A.I. de Steven Spielberg d’après Summertoys last all summer de Brian Aldiss
< Frankenstein délivré (Frankenstein Unbound) de Roger Corman (1990) d’après Brian Aldiss
< Terre Champs de Bataille (Battlefield Earth) de d’après L. Ron Hubbard.
< L’Homme bicentenaire (Bicentenial Man) de Chris Columbus d’après Isaac Asimov.
< 20 000 Lieues sous les mers (Twenty Thousand Leagues Under The Seas) de Richard Fleisher d’après Jules Verne
< Voyage au centre de la terre (Journey To The Earth’s Core) de d’après Jules Verne
< Centre Terre - Septième continent (At The Earth’s Core) de Kevin Connor (1976) d’après Au cœur de la terre de Edgar Rice Burroughs
< Le Continent oublié (People That Time Forgot) de Kevin Connor (1977) d’après Hors de Caspak de Edgar Rice Burroughs
< Le Sixième Continent (The Land That Time Forgot) de Kevin Connor (1974) d’après Caspak le continent oublié de Edgar Rice Burroughs
< Quelque part dans le temps (Somewhere In Time) de Jeannot Szwarc (1980) d’après le Jeune homme, la mort et le temps de Richard Matheson
< L’île du Dr Moreau (Island of Lost Souls) filmé trois fois, d’après H.G. Wells.
< L’homme invisible (The Invisible Man) de James Whale d’après H.G. Wells
< 1984 de Michael Anderson (1956) puis Michael Radford (1984) d’après George Orwell
< Animal Farm de John Halas (1955) d’après George Orwell
< Le Jour où la terre s’arrêta (The Day The Earth Stood Still) de Robert Wise (1951) d’après Farewell to the Master de Harry Bates
< Le Jour du dauphin (Day Of The Dolphin, 1973) de Mike Nichols d’après Un Animal doué de raison de Robert Merle
< La Mouche Noire (The Fly) de Kurt Neumann (1958) ; La Mouche (The Fly) de David Cronenberg (1986) d’après George Langelaan.
< Destination Lune d’après Rocketship Galileo de Robert Heinlein.
< Passé Virtuel (The 13th Floor ) de Joseph Rusnak (1999) d’après Simulacron 3 de Daniel Galouye.


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